FLORA
Portrait de cgelitti
J'ai un problème avec l'alcool. Le soir en rentrant du travail je ne peux m'empecher de boire de l'apéritif et du vin. Dans la journée je ne bois pas du tout et cela ne me pose pas de problème. Je m'aperçois que maintenant la chose principale le soir c'est l'alcool. C'est plus important que mes enfants. Cette constatation me semble abominable. Je me trouve horrible mais en meme temps je n'arrive pas à arreter.

Merci de votre aide

Sylvie
Portrait de cgelitti
FLORA, je pense qu'on est dans le même cas, et je crois qu'on est nombreuses dans cette situation, seulement nous on angoisse alors qu'il y en a qui s'en fichent. Je pense que ça vient de problèmes liés à l'enfance, on a beau voir des psys, ça va un temps et après ça revient. Moi tant que je suis occupée ça va mais dès que je suis seule à ne rien faire ou un peu fatiguée c'est la déprime. il faut qu'on trouve des motivations, des choses qui "remplissent" notre vide affectif. Ce n'est pas facile à gérer mais il faut réfléchir. Bon courage à toi.
MARIE : sache que je ne montre jamais à mon mari que je me sens seule, tous les soirs il rentre pour mettre les pieds sous la table devant un bon petit repas que je lui ai mitonné. Lui il est heureux, il fait ce qu'il veut et je ne lui dis jamais rien. C'est pour ça que je bois un peu pour pas lui prendre la tête.
Sylvie
Portrait de cgelitti
J'avais aussi pris l'habitude de boire l'apéro le soir. Je rentre du boulot hyper stressée, et mon mari rentre tard. Alors pour me détendre et en l'attendant, hop, 2 ou 3 p'tits verres, p'tites clopes, en discutant avec quelqu'un qui me tient compagnie (amie ou famille). Depuis 3 semaines je fais un régime, alors plus une goutte d'alcool. ça ne me manque pas, mais le soir bonjour la mauvaise humeur et le stress ! est-ce que je suis alcoolique, (puisque je peux m'en passer ?..). Comment faire pour passer le temps autrement qu'en buvant ? merci de répondre.
Sylvie
Portrait de cgelitti
Pas de réponse, tampis.
Nicole
Portrait de cgelitti
Pour Odile et Chantal,

Je fais le pont ce week-end, et je vais essayer de ne pas boire, je vous dirai comment ça c'est passé lundi.
Hier j'ai bu 3 bières.
Je vous souhaite déjà un bon week-end et vous donne rendez-vous lundi.
Odile tu n'as jamais dis ce que tu buvais comme alcool et quelle quantité ???
Je reste sur le net jusqu'à ce soir.
Je vous embrasse.
FLORA
Portrait de cgelitti
[QUOTE=pas touche] une femme "peut boire" deux verres par jour.. oui, mais qui le dit ? les marchands de vin ?
peut boire ne veut pas dire "doit boire.."
moi, si je bois deux verres par jour, je pue du bec et mon foie dégage une odeur carctéristique..reconnaissable par les enfants, donc, strop..
courage à toutes !! [/QUOTE]
Sylvie
Portrait de cgelitti
Salut Marie ! Ce que je voulais dire c'est que quelqu'un qui boit l'apéro le soir n'est pas forcément un alcoolique, mais qu'il y a peut-être danger qu'il le devienne. Pour ma part, ayant pris conscience d'une consommation trop régulière (1 ou 2 verres par jour) j'ai complètement arrêté ces mauvaises habitudes et ça depuis plus d'un mois. Je ne trouve pas manque du tout ! J'ai juste limité les occasions (je suis souvent invitée à l'apéro par ma famille,mes amis, mes collègues) Je ne me considère pas du tout alcoolique, et mon entourage non plus d'ailleurs, mais j'ai tellement souffert de l'alcoolisme de mon père que j'ai très peur de tomber dans le même travers. Dans ma famille je suis celle qui fais le plus attention avec ça, mes frères et soeurs sont très fétards et ne se prennent pas la tête. Je me dis que si je reste vigilante je ne tomberai pas dedans. Traumatisée par l'alcool dans mon enfance, je suis comme toi Marie. Je souffre de solitude dans mon couple c'est vrai, et j'ai décidé, comme toi, de m'occuper un peu plus de moi.
Nicole
Portrait de cgelitti
Bonjour Odile et Chantal
Je n'ai pas encore eu de vos nouvelles, comment allez-vous ? Avez-vous passer un bon week-end ? Et comment cela c'est -il passé en ce qui concerne l'alcool ?
Bon,je commencerai, j'ai donc fait le pont,
mercredi - trop bu - me souviens plus
Jeudi : 2 bières - 1 verre de vin rouge
vendredi : 1 verre de vin rouge
samedi : 2 verres de vin rouge
dimanche : 1 verre de vin blanc - 1 verre de vodka
Lundi : 1 bière
En écrivant ce que je bois, je me rend mieux compte jusqu'où je tombe parfois.
Depuis jeudi, je fais TRES attention, je me sens d'ailleurs beaucoup mieux.
Et vous ???
A bientôt.
Flora
Portrait de cgelitti
Comment allez vous odile, nicole, Sylvie.
Vos témoignages m'ont aidée à me sentir moins seule face au problème d'alcoolisation le soir. Je travaille toute la journée donc là je ne pense pas du tout à l'alcool.
J'ai eu deux graves dépressions : une à 35, tentatives de suicide avec cachets et une deuxième à 45 (perte de 17 kg, épuisement physique et psychique).

Je me suis remise de tout cela mais depuis plusieurs années j'ai pris l'habitude de boire un verre d'alcool le soir (un seul) puis maintenant je vois que je dépasse les doses. C'est la même chose dans la journée quand je ne travaille pas. Cela me fait peur car j'en suis consciente. En plus, moi qui étais mince (56 kg avant mon énorme perte de poids). J'ai pris 6 kilos en un an mais surtout au niveau du ventre, c'est atroce. C'est l'alcool bien sur (les bulles commr cela se dit si joliment lors d'un apéro entre amis) car j'ai un bon équilibre alimentaire. J'ai également 50 ans cette année. Evidemment la préménopause n'aide pas.

C'est vrai que je n'ai plus fait de sport depuis ma dernière perte de poids. Je n'arrive pas à reprendre. Je sais que je dois me trouver des activités car je vis seule avec mon fils de 15 ans (depuis sa naissance) qui a bien sur des activités extérieures comme tout ado de son age et dont je suis très fière.


Je n'arrive pas à réagir au grave danger qui me guette alors que j'ai toujours été dynamique. J'en ai parlé à mon médecin traitant qui me dit que je dois avoir un déclic. Je pensais aller voir une médecin "alcoologue" mais ce médecin m'a répondu d'aller voir plutôt un psy.

J'ai toujours été anxieuse de nature. J'ai suivi plusieurs années de psychothérapie.

Ma famille commence à s'en rendre compte. J'AI HONTE DE NE PAS SAVOIR M'ARRETER.

J'ai fumé également de 20 ans à 30 ans puis j'ai arrêté car je savais que j'allais avoir un bébé. Je n'ai jamais retouché à une cigarette, j'ai eu des répercutions psychologiques graves quelques mois aprés (ce n'était pas bien sur la seule cause).

Voilà, je pense que je passe d'une dépendance à une autre.

Cela m'a fait du bien d'en parler.

Bon courage à tous et toutes.
Alain
Portrait de cgelitti
Bonjour. Je ne suis pas intervenu dans la discussion depuis un certain temps, car il n'est pas toujours le moment opportun pour dire certaines choses. Corinne, elle, n'a pas eu peur de "mettre les pieds dans le plat", et je suis tout à fait d'accord avec tout ce qu'elle dit.
La dépendance alcoolique n'est pas fonction de la quantité d'alcool, ni de la durée d'alcoolisation; c'est le fait de ne pouvoir se passer du produit, pour s'endormir par exemple. Ces consommations "gérées" sont les prémisses connus d'une alcoolisation beaucoup plus dure qui va s'instaurer soit insidieusement, soit à la suite d'un choc émotionnel.
Nicole, j'étais comme toi, je ne voulais pas entendre parler de réunion d'anciens buveurs, et je m'en faisais une idée totalement fausse. Quand j'ai poussé la porte de Vie Libre, je n'en menais pas large, car je n'aime pas parler en public... et puis je me suis rendu compte que la prise de parole n'était pas obligatoire; on peut très bien venir pour profiter de l'expérience des autres, écouter... et l'envie de participer vient un jour ou l'autre.
Je n'ai jamais parlé des souffrances qui m'ont mené à l'alcool, si ce n'est après des réunions, à des personnes avec qui j'ai sympathisé.
Tu pourrais essayer au moins; cela ne coûte rien, et cette rencontre sera peut-être une bonne surprise, et te donnera la force d'affronter ce combat avec plus de recul.
@mitiés.
Nicole
Portrait de cgelitti
petit message pour Chantal,
j'ai relu ton message et je vois que depuis 8 jours tu ne bois plus - c'est que tu peux t'en passer, profites-en laisse tomber l'alcool je pense que tu peux y arriver. Pourquoi ne pas essayer d'en parler avec ton mari ainsi que de ton petit bébé,il faut que tu puisses exprimer librement tes sentiments même si cela remonte à plusieurs année, parler est une bonne thérapie, moi je l'ai fait vis-à-vis de mon compagnon, en fait il n'était pas dupe, mais voulais que je fasse le premier pas, il ne me condamne pas - il essaye de m'aider, mais évidemment quand je suis seule, personne n'est là pour me surveiller, ça c'est l'éternel problème.Toi tu as ton bout de chou, et ta maman, toutes les deux ont besoin de toi, alors courage Chantal.

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