Espoir22
Portrait de cgelitti
Beaucoup de noms de médicaments, de traitements et de medecins, et pas un mot sur la souffrance, les larmes, la douleur, les problèmes de couples qu'engendrent l'infertilité.

Je suis déçue, c'est pour moi LE problème, et comme chez le medecin, ici aussi on me répond avec des noms de médicaments.

Moi je n'ai rien, pas de problèmes physiques apparents donc pas de médocs, ras le bol de se faire culpabiliser par le reste du monde qui te dit "c'est dans la tête", "moi j'y ai plus pensé et c'est venu", et bien pas moi. Je suis simplement triste, je pleure beaucoup et je ne me console pas. Quelqu'un veut il essayer?. Merci.

Céline
Portrait de cgelitti
Bonjour,
Je pense que tout le monde a le même problème. Moi aussi, j'ai eu droit au même discours "tu y penses trop", "Nous, nous y croyons" "Bonne année, cette année sera la bonne" et nous attendons depuis six ans maintenant.Comment ne pas y penser quand on voit un couple avec un nourisson, quand ses frères et soeurs ont leur enfant, quand on doit tout calculer, les jours, le moment des prises de sang et échographies, les piqûres chaque soir...
Dans notre tête oui, c'est comme cela et les autres doivent le comprendre. Pour nous, cela s'est traduit par un éloignement avec la famille, des pleurs parfois, un manque de désir, des silences mais nous sommes toujours là et voulons y croire. Aujourd'hui, j' ai décidé d'en parlzer à mon travail aussi naturellement que d'autres parlent des progrès de leur enfant. Cela fait partie de ma vie et il n'y a aucune raison de le cacher. Pour tout cela me fait beaucoup de bien.
Cordialement, Céline
Espoir22
Portrait de cgelitti
Bonsoir à toutes et tous, et un bonsoir particulier à Mauve, tu dis très justement ce qui se passe dans l'entourage pour la plupart des personnes qui, comme mon couple, traversent cette épreuve du "Bébé tant désiré qui ne vient pas!". C'est vrai qu'au début, on patiente, on espère, on commence par se donner du temps, puis on se rend difficilement chez son médecin, puis, la peur au ventre, on lit le résultat des examens qu'on prend comme un coup d'assomoir parfois.
Sonné d'abord, on se renseigne, on lit, on "surfe", on en parle encore pas à ses amis ou sa famille.
C'est si intime, si fort émotionnellement.
Quelques temps après seulement, j'ai commencé à en parler à un ami qui a vécu une infertilité et ça m'a fait un bien fou, comme rencontrer un autre être humain sur une planète qu'on croit déserte!
Au fil du temps et surtout après de nombreuses conversations avec ma femme, chose primordiale pour que le couple dépasse cette épreuve, je me sens mieux. En parallèle, des examens poussés nous ont permis de tenter prochainement une FIV ICSI.
Alors, je garde ESPOIR car la route vers Bébé peut être encore longue!
Enfin, car je suis long, je crois aussi que la dimension psychologique est effacée dans les premiers temps derrière les examens biologiques mais il est indispensable de comprendre ce qui se passe dans son corps et d'entendre aussi nos émotions et états d'âme pour avancer plus sereinement.
Bon courage à toutes et tous.
Triste
Portrait de cgelitti
Je te remercie Elisa. Mon histoire c'est 4 ans de galère, endometriose (qui pour les medecin n'est pas cause d'infertilité), et des gros problèmes de couple quand tes projets s'effondrent. Ne laissez pas le temps passer comme nous l'avons fait "vous n'avez rien madame, ça viendra" car c'est le couple qui flanche et le moral bien sur. Je vous souhaite de tout coeur beaucoup de bonheur.
Mauve
Portrait de cgelitti
Salut les filles, salut Karine,
Essaie de ne pas trop attacher d'importance à ce que dit ton entourage,
tes amis et ta famille sont sans doute eux-mêmes angoissés par ton
problème de stérilité, ils doivent se sentir impuissants et démunis, alors
ils cherchent des mots pour te rassurer sans comprendre que ce n'est pas
ce que tu souhaites, et toi tu as le sentiment de ne pas être entendue. A
toi de leur expliquer que tu as besoin de parler et parfois de te plaindre
et que tu attends de leur part de l'écoute et nons des conseils ni des
réponses, c'est la seule façon dont ils peuvent te soutenir.
Concernant les BB qui naissent autour de toi, je sais à quel point c'est
difficile, j'ai 34 ans et, parfois, je déteste sortir le dimanche après-midi
car les enfants sont dans les rues, dans les parcs. J'oscille entre espoir et
tristesse, colère et parfois haine, jalousie. Certains de ces sentiments ne
sont pas très nobles, tu vois, j'ai donc l'intention d'aller voir un psy pour
vider mon sac.
Penses-y, au psy, c'est une personne qui t'écoute, ne porte pas de
jugements, à qui tu peux t'ouvrir sur tes sentiments les moins avouables
et qui ne te donneras pas de conseils dont tu n'as que faire. Notre
entourage n'est pas le mieux placé pour entendre notre souffrance, car il
est lui-même impliqué affectivement. Pour ma part, j'ai décidé de ne plus
parler de notre problème qu'à une seule amie qui a aussi un problème de
stérilité, avec elle, je peux partager mon expérience, mon espoir et mes
angoisses. Et puis je me suis décidée à participer aux forums.
Je te souhaite plein de courage ainsi qu'à toutes les autres,
Mauve
charlotte 73
Portrait de cgelitti
bonjour, je suis une"maman" en mal de bébé!!! il y a eu 5 ans se mois si que nous avions décidés de fondé une famille, hélas le temp passent et rien ne vient...à part un énorme chagrin.j'ai fait 3 inséminations sans aucun résultat puis j'ai été opérée et 3 mois de traitement au décapetyl et maintement j'attend avec impatiente que mes règles revient, avec l'espoir de pouvoir un jour donné la vie...
Elisa
Portrait de cgelitti
Je comprends ce que tu ressens. Nous en sommes à notre 17ème mois d'essai - sans résultats bien sûr. Je sais que le fait de savoir que d'autres sont dans le même cas ne console pas. Je ne connais pas ton histoire. Je ne sais pas si tu es sure de ne pas pouvoir avoir d'enfants. Je n'ai pas de conseils à te donner (je n'en ai pas le droit). Je veux juste que tu saches que le bonheur peut arriver que ce soit par un enfant venu de ton ventre ou pque tu auras accueilli parce que sa mère biologique n'en aura as voulu.
karine
Portrait de cgelitti
bonjour à toutes ! et salut à Mauve et Emma
Un grand merci pour vos réponses. Mauve, tu as raison quand tu dis que mon entourage n'y peut rien, et qu'il veut bien faire. J'en suis tout a fait consciente. Mais il y a un moment où tu as envie de hurler : "Mais qu'est ce que vous en savez si ça va venir ou pas ?"
Et le pire dans mon cas aujourd'hui, c'est que ma meilleure amie et confidente auprès de qui je trouvai une écoute, même si elle ne pouvait pas trop me comprendre, et bien après deux mois de tentatives, elle est enceinte. Et ça pour moi, ça a été le coup de grâce. Maintenant je n'ai plus d'échapatoire. C'est vraiment nul d'ésperer ça, mais j'aimerai tellement pour voir discuter avec des gens qui vivent ou qui ont vécu ça...histoire de pouvoir être comprise.
Heureusement, mon mari est formidable et me soutient. lui a enfin compris que lorsaque je pleure, je n'ai besoins que de son épaule...
Effectivment, le psy, j'y pense, mais ça douille....non ?
emma B
Portrait de cgelitti
bonjour les filles! salut Mauve, Karine,
ah que ça fait du bien de vous lire, non bien sûr cela ne change en rien notre réalité, nos frustrations, notre manque, mais cela permet d'échanger...c'est comme pour tout autre problème de l'exsitence, quand on ne le vit pas ou pas vécu, on comprend difficilement...;Les gens sont en effet très impuissants face a notre douleur! ma propre mère ne me demande meme plus comment je vais et quels résultats aux examens, pour fuir, ne pas voir, car là elle n'a aucune réponse si ce n'est toujours la meme : ça viendra! qu'en sait elle après tout?. Karine, tu parlais de psy, c'est en effet un aide précieuse, ça ne règle pas le problème avec un bébé au final forcément, mais cela permet d'avoir un lieu où l'on peut décharger nos émotions et aussi d'y voir clair dans nos désirs inconscients!!! je suis en psychanalyse ( car pour mon métier c'est aussi nécessaire) et je travaille sur le renoncement.... c'est très douloureux...moi non plus rien de vraiement particulier, on me parle d'infertilité inexpliquée......? alors j'essaie de ne plus maîtriser en ne calculant plus sans cesse mes jours d'ovulation, mais ne pas y penser? comment faire? impossible! a chaque fois qu'arrivent mes regles je m'effondre, mon mari ne sait pas toujours trouver les mots, nous essayons de trouver d'autres projets qui nous permettent de rester unis le plus possible.... bon allez j'arrêtes là car ça pourrait durer des heures!!! je vous souhaite de rester courageuses, de garder l'espoir! a bientot.
emma B
Azerty
Portrait de cgelitti
je comprend 100% ce que tu ressens
les conseils de l'entourage "t'y pense trop ", "c'est psychologique et si tu dis que tu n'y pense pas "ben faudrait y penser!"... tout pour te faire culpabiliser et ce sont ces conseils à la con qui sont stériles
depuis 3 ans d'essai et rien, c'est dur pour les relations de couple quand les projets ne se réalisent pas, lui ,refuse le dialogue, j'ai l'impression de mener cette galère seule
bises
val
Portrait de cgelitti
Je voulais simplement faire passer un message à toutes les mamans en mal de bébé et qui n'arrivent pas à tomber enceinte. Dans cette situation, les médecins disent souvent "c'est dans la tête" et dans le meilleur des cas se contentent de faire quelques examens. La réponse courante est alors de dire à la femme qui ne parvient pas à concevoir d'arrêter d'y penser. seulement, il ne faut pas négliger le pouvoir de l'inconscient, capable de réguler ou de déregler les hormones par exemple. Les blocages psys sont rééls, et le moyen de s'en débarasser n'est pas de se mettre la tête dans le sable et de laisser cela de coté. Au contraire, je pense qu'il ne faut pas hésiter à se pencher sérieusement sur la question, avec l'aide d'un psy. C'est ainsi que j'ai découvert que mon blocage est dû à une naissance difficile et prématurée suivie d'une longue séparation d'avec mes parents. Je bosse là-dessus de manière à surmonter ce blocage et j'avance petit à petit. Donc, si vous penser que votre tête commande à votre corps et vous empeche d'avoir droit à la maternité comme tout le monde, agissez au lieu d'endormir le problème.

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