Contraception : faites le bon choix !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 14 Septembre 2007 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 16 Septembre 2016 : 17h14
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Le choix d'une contraception est très sérieux, car de sa bonne utilisation dépend son efficacité. Une bonne contraception doit aussi correspondre à son mode de vie. Trop de femmes oublient leur pilule et risquent une grossesse non souhaitée, menant souvent à une interruption volontaire de grossesse (IVG).

1) La pose du stérilet, c'est quand on veut.

Il s'enlève facilement et dès qu'il est ôté, la fertilité reprend normalement. Contrairement à une croyance tenace, le stérilet n'est pas réservé aux femmes plus âgées ayant eu le nombre d'enfants désirés. Ce dispositif est très intéressant pour les femmes de tout âge, ne souhaitant pas la contrainte d'une prise quotidienne à heure fixe.

2) La moitié des femmes qui prennent la pilule l'oublient une fois par mois.

Cette affirmation provient d'une enquête menée en février 2007 et explique pourquoi malgré une très large couverture contraceptive en France, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) reste élevé.

3) La pilule du lendemain ou contraception d'urgence s'utilise jusqu'à 72 heures après un rapport non protégé.

Il faut également savoir que plus cette pilule est prise tôt après le rapport sexuel non protégé, plus elle sera efficace et inversement.

4) Le préservatif est le 3e moyen de contraception le plus utilisé.

La pilule représente la méthode contraceptive la plus utilisée, suivie par le stérilet. Le préservatif n'occupe que la 3e place.

5) Le stérilet hormonal est efficace durant 5 ans.

Quant au stérilet au cuivre, selon les modèles, il se change tous les 4 à 10 ans. Hormonal ou au cuivre, le stérilet peut cependant se retirer à tout moment.

6) Si on prend la pilule, inutile de mettre un préservatif : c’est faux !

La pilule ne remplace le préservatif vis-à-vis des infections sexuellement transmissibles. Ainsi, en cas de nouveau partenaire, pilule + préservatif s'imposent.

7) La pilule abortive ou interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse se réalise jusqu'à 5 semaines de grossesse (7 semaines d'aménorrhée).

Rappelons que les semaines de grossesse se comptent à partir de la date de fécondation, tandis que les semaines d'aménorrhée se comptent à partir du début des dernières règles. L'IVG médicamenteuse est autorisée jusqu'à 5 semaines de grossesse (ou 7 semaines d'aménorrhée). Mais en établissement de santé, ce délai peut être prolongé jusqu’à 7 semaines de grossesse (soit 9 semaines après le début des dernières règles). Un protocole médicamenteux spécifique sera utilisé pour ce délai de 2 semaines, plus tardif.

Quant à l'IVG chirurgicale elle peut être pratiquée jusqu'à 12 semaines de grossesse (ou 14 semaines d'aménorrhée).

8) La durée maximale de la contraception assurée avec un implant contraceptif est de 3 ans.

Par comparaison, le patch a une durée d'une semaine et l'anneau vaginal d'un mois.

9) La pilule fait systématiquement grossi : c’est faux !

Ce n'est pas systématique, c'est même plutôt rare, surtout avec les pilules minidosées. Alors en cas de prise de poids, dès 2 à 3 kilos, il faut en parler avec son médecin pour vérifier la cause de cette prise de poids, et éventuellement changer de pilule, de dosage, de composition. On peut également recourir à un autre mode de contraception : anneau vaginal, stérilet…

10) L'anneau vaginal est mis en place chaque mois par le gynécologue : c’est faux !

L'anneau vaginal est un anneau flexible en plastique qui diffuse une association d'hormones durant un mois et que la femme insère elle-même très facilement au fond du vagin.

11) Le stérilet peut parfois remplacer la pilule du lendemain.

C’est vrai, la pose d'un stérilet est la méthode de "rattrapage" la plus efficace en cas d'échec de la contraception, d'autant qu'il peut être posé jusqu'à cinq jours après l'accident de pilule ou de préservatif. Elle fait partie des méthodes de contraception d’urgence.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 14 Septembre 2007 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 16 Septembre 2016 : 17h14
Source : Communiqué de presse de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) et du Ministère de la Santé, 11 septembre 2007.
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