Les conséquences psychologiques de l'excision

Les conséquences psychologiques de l'excision

D'autres pensent qu'il leur sera impossible de rencontrer un homme qui acceptera une femme pas comme les autres. Elles imaginent que la vie de couple leur est impossible à cause de cette excision. Elles pensent ne pas pouvoir être désirables, aimées comme elles sont. Certaines femmes trouvent que leur sexe est mutilé, anormal, donc qu'il n'est pas beau et sont complexées vis-à-vis d'elles-mêmes ou de leur partenaire.Beaucoup de femmes excisées expriment ces sentiments en disant qu'elles se sentent honteuses, complexées… L'excision peut aussi éloigner de la famille. En effet, si certaines familles ont évolué et décidé de ne pas exciser les dernières filles de la fratrie, d'autres restent sur leur position et pensent que l'excision est une excellente chose. Une jeune femme vivant en France et entendant un autre son de cloche peut s'éloigner de sa famille, de ses soeurs, ses amies, sa mère, parce qu'elle ne peut pas parler de ce qui la préoccupe, sachant que cela sera très mal reçu de critiquer les « traditions ». C'est quelque chose d'extrêmement difficile pour les jeunes femmes africaines pour qui la famille est très importante. D'ailleurs, la majorité de ces jeunes femmes disent, quelle que soit la situation : « Je n'en veux pas à ma famille de m'avoir fait exciser, car je sais qu'ils pensaient bien faire. C'est à cause de l'ignorance, pas à cause d'un manque d'affection ou de volonté de me faire du mal ».Dans un certain nombre de cas, les femmes excisées ont le sentiment que leur mutilation est quelque chose d'horrible dont personne ne veut parler. En effet, nombreuses sont les femmes qui racontent que leur gynécologue les a examinées, voire accouchées, soignées, mais n'a jamais dit un mot sur leur excision. Pourtant, toutes attendent une parole professionnelle sur le sujet et sont choquées qu'on ne leur en parle pas, un peu comme s'il s'agissait de quelque chose d'innommable.Un sentiment très souvent exprimé chez les femmes qui consultent pour parler de leur excision, c'est la fierté de réagir, de s'affranchir de cette pratique et de savoir qu'elles ne transmettront jamais cela à leurs enfants.Les médecins notent aussi quelque chose qui peut paraître étrange : il existe un nombre important de femmes excisées d'origine africaine qui ne savent pas qu'elles le sont. Cela leur est généralement révélé un jour par leur gynécologue à l'occasion d'un problème. Il leur dit : « c'est à cause de votre excision que… » C'est alors un choc terrible pour elles d'apprendre que leur corps d'enfant a subi un tel acte sans que l'on ne leur en ait jamais parlé, preuve, s'il en fallait, que les personnes qui décident d'exciser ne sont pas si fières que cela de cette pratique.Et puis, le dernier aspect, dont il est souvent plus difficile de parler, c'est la certitude de ne pouvoir accéder au plaisir sexuel de la même manière que si le corps était intact. Les femmes excisées se sentent privées du plaisir qui leur serait dû et elles souffrent aussi souvent de ne pouvoir offrir ce plaisir partagé à leur partenaire. On peut même rencontrer certaines femmes qui ont totalement occulté l'idée que la sexualité était un plaisir, telle une jeune femme qui explique : « j'ai toujours mal quand je fais l'amour, mais je sais que c'est normal, c'est comme ça pour toutes les femmes… ma cousine me l'a dit ». Cette jeune femme vit en France depuis sa naissance et il est difficile d'imaginer qu'elle n'ait jamais pu entendre parler de plaisir sexuel féminin ! Une autre jeune femme explique : « ma mère me l'a dit : l'amour, ça fait mal, mais c'est important, c'est pour faire plaisir à l'homme… » Il est peut-être parfois plus facile d'imaginer que quelque chose n'existe pas, plutôt que de s'en savoir privée…Toutes ces conséquences psychiques peuvent amener une réaction de volontarisme, de militantisme très positive, à la fois pour réparer les dégâts physiques entraînés par l'excision et pour agir afin que cette pratique cesse. (A suivre)Pour en savoir plusLe site du GAMS (Groupement pour l'abolition des mutilations sexuelles) : GAMS

Article publié par le 14/01/2008

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Les conséquences psychologiques de l'excision
Par fatoum 22/12/11 - 22.13
c'est vraiment affreux de pratiquer à notre époque une action si barbare au point de faire souffrire des filles ensuite des femmes innoncentes sans défence mais il faudrait que Suite...
c'est vraiment affreux de pratiquer à notre époque une action si barbare au point de faire souffrire des filles ensuite des femmes innoncentes sans défence mais il faudrait que ces femmes se lèvent sans aucune honte et suppriment des têtes des gens qui pratiquent cette excision et des familles aussi afin d'éviter le même malheur à d'autres filles.... Fermer
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Par fatoum 22/12/11 - 22.13
c'est vraiment affreux de pratiquer à notre époque une action si barbare au point de faire souffrire des filles ensuite des femmes innoncentes sans défence mais il faudrait que Suite...
c'est vraiment affreux de pratiquer à notre époque une action si barbare au point de faire souffrire des filles ensuite des femmes innoncentes sans défence mais il faudrait que ces femmes se lèvent sans aucune honte et suppriment des têtes des gens qui pratiquent cette excision et des familles aussi afin d'éviter le même malheur à d'autres filles.... Fermer
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