Nanon
Portrait de cgelitti
Salut,

Bon, le problème semble commun et j'ai pu lire ici des histoires

similaires. Toutefois, j'ai besoin de quelques conseils pour affronter une

situation qui me semble difficile et que je connais mal.

Pour résumé, j'ai rencontré une fille extraordinaire il y a un peu plus de 5

mois. Le "feeling" a été immédiat et nous nous sommes immédiatement

entendus!

Petit à petit, quelques fêtes plus tard, les choses ont commencé à mal

tourner quand elle avait bu (pas au début de notre relation). Les

symptômes sont toujours les mêmes. On boit un peu et puis tout d'un

coup, elle a comme des changements de personnalité et pour finir, les

soirées dégénères et elle ne contrôle plus les quantités d'alcool qu'elle

boit et encore moins son attitude (souvent agressive et totalement

lunatique).

Bref, j'ai essayé d'être compréhensif car le lendemain, elle ne se souvient

strictement de rien. Alors on a essayé de "baisser" la consommation, mais

cette contrainte n'a pas été suffisante car récemment, j'ai appris qu'avant

de venir se coucher, elle buvait encore à la bouteille des alcools forts (je

rêve).

Ca m'a vraiment énervé et j'ai imposé un sevrage total. En gros, mon

message a été simple: tu arrêtes ou je te quitte.

A ce stade, elle a eu très peur et s'est confiée. Enfin...

Elle a commencé à boire il y a 2 ans dans le but d'être en phase avec son

compagnon de l'époque qui était, dois-je le mentionner, complètement

con.

Après 7 ans d'une relation relativement autodestructrice, elle a enfin eu le

courage de quitter cet abruti. Mais l'habitude de boire le soir venu quand

elle se sent seule, stressée ou en fin de semaine est restée.

Ça fait maintenant une semaine qu'elle tient le coup mais elle a

commencé à développer des réactions "étranges" comme notamment des

angoisses profondes... au point de pleurer pour rien. Je ne comprends

pas bien.

Je me relis et me rends compte que je dépeins quelqu'un d'alcoolique

avec beaucoup de défauts. Mais ce n'est pas tout à fait vrai et je ne lui

cherche aucune excuse, je souhaite avant tout dépeindre une situation au

plus juste et il faut que je précise les choses suivantes: elle ne boit pas

tous les jours, ne boit pas avant 19h et consulte depuis des années un

psychothérapeute... Mais je rassure tout le monde, elle a plein de qualités

(sinon, je me serai cassé à le seconde crise)!

Toutefois, je ne suis pas quelqu'un de très patient et je cherche à

comprendre ce que je devrais ou ne devrais pas faire en fonction de vos

expériences respectives parce que cette situation commence à me taper

sur le système...

Ai-je bien fait d'imposer un "stop" total? Pour le moment, elle me dit de

boire comme j'en ai envie, mais je me sens mal à l'aise et je sais que ce

n'est pas facile pour elle alors je ne bois pas non plus. Devrais-je être

plus "cool" et la laisser boire une, voire deux bières? Devrait-elle

consulter un spécialiste bien que le problème ne semble pas encore trop

grave (je veux dire, elle ne boit pas dès le matin et pas tous les jours!)?

Merci de me donner vos suggestions/conseils...

Eric (un type qui ne voudrait pas trop quitter cette fille!)

Nanon
Portrait de cgelitti
Salut Eric
Tout d'abord , pas de honte à avoir quant à la description de ta copine, tu es là pour parler d'alcoolisme et il y a pire que ton amie, c'est sûr!
Les angoisses de ton amie sont sûrement liées au sevrage de l'alcool,si elle voit un psychothérapeute il peut peut-être l'aider (sans forcément prendre des médocs!).
Pour ce qui est de la consommation ça ressemble beaucoup à la conso de mon père sauf qu'il n'est ni agressif ni violent. Et je n'ai pas de solution pour lui alors pour ton amie que je ne connais pas en plus...
A mon avis ça dépend de son caractère; en arrêtant totalement lorsqu'on en a pas envie, on crée une frustration (c'est peut-être ce qui fait que ton amie pleure facilement)et quelquefois on est tenté de se cacher pour assouvir son envie et de faire beaucoup d'excès dès que l'occasion se présente.
Mon père aime ressentir "l'état alcoolique", c'est la sensation qu'il ressent, "le bien-être" qui lui plaisent et peut être que c'est aussi ce qui plait à ton amie.
Alors pour éviter que mon père soit moins frustrer on le laisse gérer sa consommation à condition qu'elle soit modérée (ce n'est pas un enfant alors c'est embêtant de "le fliquer").Ce qui est sûr c'est qu'il adore les repas en famille ou entre ami parce qu'il sait que personne ne va rien lui dire pour sa consommation.
Tu peux essayer aussi de faire prendre conscience à ton amie qu'elle met sa vie en péril avec l'alcool, et que cette dépendance risque de nuire à votre couple car c'est difficile de vivre avec l'alcool d'un proche.
Sinon il existe des associations qui regroupent des alcooliques qui veulent s'en sortir, "La Croix d'Or" par exemple (ma grand-mère en était la présidente).Mais ce concept ne plait pas à tout le monde.
Je te souhaite de réussir à aider ton amie...Sois patient et surtout: courage!
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