LOLO2
Portrait de cgelitti
à l'heure ou j'écris je déprime grave. je ne sais plus ce que je dois faire, je suis perdue, je tourne en rond, je n'ai plus envie de rien, j'ai la gorge nouée, je pleure toute seule, j'en ai marre de cette put... de vie. je me bats depuis 8 ans mais sans succès. il boit depuis sa jeunesse, et je me disais que ce n'était rien puisque les copains buvaient aussi. ils se sont arrêtés mais pas lui. je ne me suis pas rendu compte tout de suite... puis nous avons eu des problmesour avoir des enfants. mes enfants c'est toute ma vie, sans eux je ne serais plus de ce monde ce sont mes perles de culture.il me pourri la vie et pourtant je reste qui me dire pourquoi. il a fait une crise d'épilepsie sur la voie publique. vous n'allez pas me croire mais j'étais contente, il allait enfin prendre conscience de la gravité de son état. il est resté 8 jours à l'hôpital comme un véritable lion en cage. il est entré dans un établissement pour se reposé pendant trois semaines. j'allais le voir presque tous les jours, j'étais bien, je pouvais souffler un peu et le dialogue recommencait à s'installer. son regard était lucide, ses pensées claires, pour moi c'était le paradis, je reprenais une nouvelle fois confiance; les quinze premiers jours de janvier ont été super, quinze jours ou je commençais à revivre, à sourire, lui aussi et patatra, une lettre du CHU est venu tout boulverser. sans aucune explication, il était convoqué pour passer des examens complémentaires (fibroscan, prise de sang, fibroscopie)/ et il s'est remis à boire et depuis c'est l'enfer, oh, il n'est pas violent, il est C..., il ne parle pas ou très peu, ne s'interresse à rien, il est dans son monde. j'ai "pété" les plomb la semaine dernière et il ne comprend pas (il ne comprend rien) moi je n'ai pas le droit de "pété les plomb" même si l'alcoologue lui a dit que c'était normal. j'ai décidé d'aller voir un psy pour évacuer tout ce stress que j'ai en moi, je suis épuisée, je suis au bout du roulot. j'ai besooin d'aide car je touche le fond et j'ai peur de partir, il y a encore les enfants, le bac pour l'ainé. merci de votre aide; je sais que je ne suis pas seule. encore merci
Alain 13
Portrait de cgelitti
Bonjour Maya
Je rejoins totalement ce que dit Mounette; tu devrais aller d'ailleurs sur le site www.vielibre.org, et exposer ton problème sur le forum: tu auras des réponses non de médecins, mais de malades alcooliques guéri(e)s, et tu trouveras l'aide dont tu as besoin.
Car toi assi, tu le sens bien, tu es en danger.
Il faut, après avoir fait ce que tu as pu, passer le relais à une association d'anciens buveurs, qui sont plus à même, ayant vécu la maladie, de comprendre et d'aider un autre malade.
Je te souhaite courage, et espoir aussi.
Cordialement.
maya
Portrait de cgelitti
bonjour mounette et alain
merci alain pour les coordonnées du site web
je réponds à ta question mounette, oui il se reconnait malade alcoolique mais je ne suis pas sûre qu'il veuille s'arrêter de boire. il est suivi par une alcoologue et à ma demande nous allons la rencontrer prochainement ensemble. il est également suivi par une psy. notre médecin de famille nous a beaucoup aidée dans les démarches.il a participé à un groupe chez les AA et moi les Al.Anon. il n'y va plus parce qu'il dit que ça ne lui apporte rien. prochainement il doit aller dans un centre spécialisé pour malade alcoolique(1 mois) il me dit qu'il va rentrer dans une prison. je lui ai dit que ses propos étaient déplacés,( il m'a dit qu'il blaguait) une blague de très mauvais goût à mon sens...j'ai l'impression de me battre toute seule, je suis fatiguée...je suis triste même au boulot j'ai du mal à assurer mes journée, je ne souris plus. merci pour votre aide....
maya
Portrait de cgelitti
bonjour alain
je garde espoir, hier j'ai vidé une partie de mon sac chez le psy, ca ma fait du bien. lorsque je suis rentrée, il était fortement alcoolisé et il en avait après tout le monde (moi et les enfants). nous sommes restés calmes devant ses agressions verbales. il est allé marché pendant une heure, ca ma reposé l'esprit. il s'est couché et il a dormi aussitôt. mais alain, sache que j'ai à mon tour, énormément de mal à communiquer en ce moment. c'est dû à mon ras le bol. j'appréhende ce midi, car on va se retrouver face à face. j'ai peur, et je ne sais pas de quoi j'ai peur...
comment ta femme s'est elle comportée avec toi dans ses moments ?(surtout quand on touche le fond) vous parliez à la maison, il y avait du dialogue....
il faut que j'arrive à calmer le jeu jusqu'à son départ en centre à asillé (en mayenne).j'ai fait parti d'un groupe Al-Anon sur angers. je n'y suis pu allée depuis un moment. c'était un super groupe, mais à mon tour je n'y trouvais plus mon compte. et mon mari n'allait plus au AA. alors pourquoi encore une fois continuer à se battre toute seule
en tout les cas, alain, je te remercie pour tes conseils, je m'accroche à ca et ca me permet de tenir et de réfléchir
bises bonne journée
mounette
Portrait de cgelitti
Bonjour Maya, je te comprends tout à fait bien que c'était moi la malade alcoolique et que cela a duré 20 ans. Je m'en suis sortie grace à un psy, à un médecin alcoologue qui m'a suivie pendant 2 ans, et surtout grace à une association d'anciens buveurs qui s'appellent Vie Libre et qui m'a énormément apporté, en effet qui peut mieux comprendre un alcoolique qu'un buveur guéri, personne pas même un médecin (à moins qu'il soit passé par là) Je suis guérie depuis 7 ans et demi à présent. J'aimerais savoir si ton mari se reconnais alcoolique ou s'il est dans le déni?

amitiés
mounette
LOLO2
Portrait de cgelitti
BONJOUR A TOUS AUJOURD'HUI JE VAIS JUSTE VOUS LIRE CAR JE PENSSER ETRE SEULE DANS CE CAUCHEMAR ALORS JE VOUS DIT DEJA UN GROS MERCI DE PARLER DE VOTRE VIE ET DEMAIN JE VOUS PARLERAI DE LA MIENNE QUI EST LOIN D'ETRES AU TOP
Alain 13
Portrait de cgelitti
Qu?il ait repoussé de qq jours son hospitalisation se comprend aussi, et correspond à ce que je t?ai dit : il est difficile de faire ce pas? il sait qu?il DOIT faire le deuil de l?alcool?
Personnellement, j?ai eu du mal à accepter ; j?ai dû faire trois cures, sans compter les cures ambulatoires? je voulais, mais quelque part je n?étais pas prêt. Jusqu?au jour où le peu de fierté qui me restait à repris le dessus, et où j?ai décidé de me battre en mettant toutes les chances de mon côté : cure, post-cure, psychologue, et l?association où en devenant militant, c'est-à-dire en allant visiter les personnes en sevrage, en intervenant dans les centres de cures, en accueillant dans les permanences Vie Libre les malades désireux de s?en sortir, en faisant de la prévention scolaire, je suis passé de l?autre côté de la barrière. Aujourd?hui, après deux ans et demi, je vis à côté de l?alcool, car il est partout et à toute occasion, mais je sais ce que représenterait pour moi le fait de boire ne serait-ce qu?un verre . Je me suis reconstruit, j?ai réparé ce que j?ai pu réparer (car il est des blessures que l?on a provoquées qui sont longues à cicatriser) .. et je suis bien dans mes baskets?.
Quant à toi, tu as bien raison de t?occuper de toi, et de consulter un psy. Tu dois te préserver en priorité. Tu dois arriver à lâcher prise, à laisser agir le corps médical, les assoc d?anciens buveurs, et ton mari?
Malgré tout l?amour que l?on peut porter à une personne, qqfois on ne peut rien, si elle-même ne fait pas la démarche nécessaire. Ne pas culpabiliser. Accepter d?être impuissant.
Je ne sais pas où tu habites, mais dans les CCAA ou les CAPSA, il y a parfois des groupes de parole destinés à l?entourage du malade ; c?est le cas ici, à Aubagne (13). Tu pourrais aussi essayer de voir si ce n'est pas le cas chez toi..
Sache que je te comprends, et me représente parfaitement le désarroi et la détresse dans lesquels tu es ; je le vis quasiment quotidiennement: L?entourage du malade alcoolique est aussi malade, d'une autre façon, et je m?aperçois que viennent de plus en plus à nos permanences des conjoints, des parents?
Tu as été déçue, mais il faut continuer à y croire !
Bisou.
maya
Portrait de cgelitti
bonjour,
merci alain,
comment reprendre confiance? j'ai tant de fois fait confiance et patatras... je crois qu'en ce moment je touche le fond à mon tour, il faut que je vide mon sac (avec le psy que je vais voir ce soir). mais quand je suis en face de mon mari, je lui en veux, je n'arrive plus à lui pardonner....je sais que c'est dur pour lui, je lui dit souvent que je suis là, pour l'aider, pour l'accompagner. je n'y arrive plus...
je me pose la question, à savoir,si inconsciemment je souhaite lui faire du mal à mon tour. est-ce une réaction normale de ma part?. je n'ai pas un fond méchant, je suis une personne ouverte vers le monde extérieur (ce n'est plus le cas en ce moment) et qui donne beaucoup et j'ai peur de mes réactions....ce n'est pas un homme que j'ai en face de moi, c'est un enfant, un adolescent. c'est cru ce que je dis, c'est terrible...
j'attend la cure avec impatience, mais il a réussi à repousser de quinze jours son hospitalisation. il fait passer son boulot avant nous. je me pose beaucoup de questions....
orlande
Portrait de cgelitti
[QUOTE=maya] à l'heure ou j'écris je déprime grave. je ne sais plus ce que je dois faire, je suis perdue, je tourne en rond, je n'ai plus envie de rien, j'ai la gorge nouée, je pleure toute seule, j'en ai marre de cette put... de vie. je me bats depuis 8 ans mais sans succès. il boit depuis sa jeunesse, et je me disais que ce n'était rien puisque les copains buvaient aussi. ils se sont arrêtés mais pas lui. je ne me suis pas rendu compte tout de suite... puis nous avons eu des problmesour avoir des enfants. mes enfants c'est toute ma vie, sans eux je ne serais plus de ce monde ce sont mes perles de culture.il me pourri la vie et pourtant je reste qui me dire pourquoi. il a fait une crise d'épilepsie sur la voie publique. vous n'allez pas me croire mais j'étais contente, il allait enfin prendre conscience de la gravité de son état. il est resté 8 jours à l'hôpital comme un véritable lion en cage. il est entré dans un établissement pour se reposé pendant trois semaines. j'allais le voir presque tous les jours, j'étais bien, je pouvais souffler un peu et le dialogue recommencait à s'installer. son regard était lucide, ses pensées claires, pour moi c'était le paradis, je reprenais une nouvelle fois confiance; les quinze premiers jours de janvier ont été super, quinze jours ou je commençais à revivre, à sourire, lui aussi et patatra, une lettre du CHU est venu tout boulverser. sans aucune explication, il était convoqué pour passer des examens complémentaires (fibroscan, prise de sang, fibroscopie)/ et il s'est remis à boire et depuis c'est l'enfer, oh, il n'est pas violent, il est C..., il ne parle pas ou très peu, ne s'interresse à rien, il est dans son monde. j'ai "pété" les plomb la semaine dernière et il ne comprend pas (il ne comprend rien) moi je n'ai pas le droit de "pété les plomb" même si l'alcoologue lui a dit que c'était normal. j'ai décidé d'aller voir un psy pour évacuer tout ce stress que j'ai en moi, je suis épuisée, je suis au bout du roulot. j'ai besooin d'aide car je touche le fond et j'ai peur de partir, il y a encore les enfants, le bac pour l'ainé. merci de votre aide; je sais que je ne suis pas seule. encore merci[/QUOTE]
orlande
Portrait de cgelitti
BONJOUR maya je voudré tédé pour que tu tesente meus les rechute sais normale dens céte maladi moi mon mari reveins jute de refait une cue et une pote cure il faut peutétre il face re une cure et une pote cue 3 MOIS care une cure touteseule sane leure va pas et pour toi il faut que tu vie normalemens fait toi édé care ci tu et pas beins tu ne peus pas lencouragé a se soinais ci ta envie jete lése msn pour maicrire orlande05@hotmail.fr je técoutre et on trouvera des résoluson ci ta envie courage je tatens sure msn bisous atoi
Alain 13
Portrait de cgelitti
Bonjour Maya
Je voudrais tant essayer de te remonter le moral !
Il y a deux éléments très positifs : ton mari se reconnaît malade alcoolique (c?est énorme !) et il accepte d?autre part de faire une cure (c?est géant !)?. Qu?il ait eu un mot malheureux en parlant de prison, tu peux lui pardonner, car c?est un moment douloureux pour lui : en disant cela, il décharge un peu de sa peur devant l?inconnu : la vie sans l?alcool?
Il s?apercevra (j?espère !) qu?une cure est un temps et un lieu de retraite, où l?on peut faire le point sur soi, et se donner les atouts pour une vie meilleure, sans l?alcool au milieu : médecins et psychologues lui fourniront tous les outils : le travail, ce sera à lui de le faire : personne ne peut le faire à sa place !
En ce qui concerne les assoc, elles ont toutes le même but : aider les personnes alcooliques à vivre une abstinence heureuse et constructive, et aider les familles mises à mal. Ensuite, chacun va se sentir plus ou moins bien dans telle ou telle association, selon sa sensibilité? Mounette et moi, nous prônons Vie Libre, parce que nous en faisons partie, et nous y trouvons bien.
Ce qui est essentiel, c?est que dès sa sortie de cure, il intègre telle ou telle association : il est et restera malade alcoolique ; il lui faut des contacts permanents avec d?autres personnes ayant eu le même problème que lui, car il n?est pas facile, au début du moins, de vivre dans notre société où toute occasion est bonne de s?alcooliser, ne serait-ce qu?un peu.
Je te souhaite bon courage Maya et garde espoir ; pense au positif. Tu as fait ce que tu devais ; le reste, c?est à lui de le faire? Pense à te préserver.
Bisou.
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