Manonch
Portrait de cgelitti
Bonjour,

 

   Je vous écris aujourd'hui, parce que je me sens affreusement mal et inquiète vis à vis de mon père.

Il est alcoolique depuis l'âge de 25 ans et n'a jamais su s'arrêter ou alors de façon périodique de quelques mois.

   L'année dernière a été la plus difficile pour lui ainsi que pour ma mère, mes deux frères et moi même. Il était quasiment tout les soirs dans un état d'ivresse indescriptible, jusqu'à tenter de faire deux tentatives de suicide.

   Tout ça  s'est soldé par une crise de délirium et il a finit à l'hôpital. Il en est ressortit une semaine plus tard, jurant de faire quelque chose pour se soigner. Malheureusement il n'a pas tenu ses promesses.Mon père a malgré tout céssé de boire durant prés de trois mois faisant juste deux ou trois petit écarts.

   Mais vendredi dernier il a passé la nuit dans un bar et ma mère a du allé le chercher à un arrêt de bus ou il était allongé par terre, incapable de se relever. Suite à ça ,elle a appelé SOS médecins qui sont venus le chercher et lont enmené au service psychologique du CHU. là bas il a beaucoup discuté avec les médecins et sur le moment il a bien voulu reconnaître qu'il avait un problème. Ma mère elle a fait une demande d'hospitalisation forcée et il a alors été placé à l'hôpital psychiatrique de saint jacques. Les deux premiers jours se sont assez bien passés, il a dit se rendre compte que l'on ne pouvait plus continuer ainsi, quil nous faisait du mal et qu'il voulait changer. Mais la suite na pas été la même il est redevenu agréssif(nous n'avons pas eu le droit de le voir, je parle de son comportement au téléphone), il s'est mis à dire que moi et mes frères nous fichions de lui et que si il était interné c'est que nous voulions nous débarasser de lui, ce qui est faux bien sûr!

   Hier matin, il est sortit de l'hôpital, au bout de quatre jours, même si nous cela nous paraît insuffisant, les médecins ont dit qu'ils ne pouvaient pas le garder plus longtemps et que c'était à lui de faire les démarches nécéssaires pour se faire suivre et être admis en post-cure.

Mais jai bien peur qu'il ne le fasse pas et que tout cet enfer recommence, alors que doit on faire?

Ma mère, mes frères et moi même nen pouvons plus...Jeudi dernier il est devenu particulièrement agressif et jai bien cru que ça allait dégénérer, et quand il ne boit pas il passe ses journées à dormir, fumer des cigarettes et ne parle à personne.

Je sais trés bien quil ne boit pas pour rien, quil est triste au fond, mais il refuse de nous en parler alors que peut on faire pour l'aider à aller mieux et lui faire comprendre quil doit se faire soigner pour sen sortir?

De plus, il à 56, donc il nest plus tout jeune, et la dernière fois les médecins lui ont dit que si il continuait de boire il ne ferait pas les cinq ans à venir, mais ça n'a pas lair de l'atteindre.

Jai peur aussi que son cerveau ne soit atteint, car durant les trois mois ou il n'a rien bu il a eu plusieurs malaises où il a perdu connaissance.

Je m'excuse de vous écrire tout cela mais je ne sais pas à qui en parler, je ne veux pas que mes amis soient au courant et mon ami ne sait pas trop quoi en penser.

Je ne sais plus quoi faire...jaimerais quil accepte de se faire soigner, jaimerais quil accepte de nous parler de se qui le tracasse et le fait en partie boire, mais jai l'impression quil reste sourd à tout ce qu'on lui dit; et le pire cest que je suis sûr qu'il sen rend compte, qu'il est conscient de son état. J'aimerais l'aider mais je ne sais pas comment...

Alors je me permet de vous demander conseils, peut être pourrez vous maider.

Cordialement

claudy55
Portrait de cgelitti
bonjour ninianne      je viens de lire ton article    cela ne dois pas etre evident   a vivre   se suis pere de famille je sort de cure    c est tout recent pour moi   mais je souhaites de tout coeur que ton papa se sorte de ce fleau    avec l amour que vous lui donne il devrait y arriver   bonne chance sois fort
Alain 13
Portrait de cgelitti
Bonjour Niniane
Vous me demandez mon avis sur le Baclofène, le remède miracle. Le problème est que je ne suis pas médecin, et ne crois pas aux miracles. Les alcoologues que je fréquente (de par mon activité dans l?association Vie Libre) sont très sceptiques sur les effets à long terme, outre les effets indiqués sur la notice ; il s?agit d?un myorelaxant, qui n?a jamais été pris à ces doses-là.
Demandez conseil auprès des soignants : je pense que cela est plus sûr que de se fier à ce qui est dit sur les forums.
Pour en revenir au parcours plus classique que suit votre père, c?est effectivement sur le suivi qu?il faut mettre l?accent : comme je vous l?ai dit, on ne peut modifier en quelques semaines des habitudes ancrées depuis des années ; il y a un ré-apprentissage de la vie à faire.
On ne devient pas innocemment malade alcoolique : il y a des raisons profondes, qu?il ne faut pas tenter de masquer, car elles ressurgiront un jour ou l?autre ; elles sont au contraire à travailler avec un psychologue. S?entourer ensuite de personnes qui sont passées par là est aussi important, car il faut se créer un art de vivre, hors alcool.
Et ne vous fiez pas aux pourcentages annoncés de rechutes, après cure ou post-cure : je suis responsable d?une section de Vie Libre depuis trois ans, et je constate que sur 40 personnes, il y a eu 3 rechutes?
A vous, aux soignants de le convaincre de l?utilité, et même de l? indispensabilité du suivi?
Cordialement.
Alain 13
Portrait de cgelitti
Bonjour Naniane
« ? qu'il accepte enfin qu'on lui vienne en aide » est une phrase clé.
C?est très bien que ton père accepte d?aller en post cure ; dans son cas, il semble que cela soit nécessaire, pour qu?il se remette d?aplomb, physiquement et mentalement
Ensuite, il faut savoir qu?une cure ou une post-cure n?est pas une fin ; il faut savoir organiser son suivi avec les « outils » existant : dans un CCAA, justement, il y a alcoologue et psychologue, et en parallèle, les associations d?anciens buveurs.
On ne sort pas de cure guéri. On ne peut oublier en 4 ou 5 semaines de cure des années d?alcoolisme? la cure se poursuit en quelque sorte à la sortie en milieu ouvert ; tous ceux qui omettent de mettre en place ce suivi s?exposent à une rechute quasi inévitable.
Donc profitez de ce temps de post cure pour l?aider à élaborer des projets de soutien, afin qu?il ne se retrouve pas à sa sortie dans la situation initiale?
Je vous souhaite du courage, mais ça devrait marcher.
Et bravo pour le soutien que vous lui accordez. Ce n?est pas dans toutes les familles que le malade alcoolique est aidé?.

FRED
Portrait de cgelitti

Une cure de desintoxication n'est ni douloureuse ni humiliante-j'en sais quelque chose-

C'est une longue route que la sortie de la maladie alcoolique .
L'aspect medical (cure) n'est pas la partie la plus difficile ; bien au contraire ; les services d'alcoologie français sont trés rodés.
Surtout pour un homme de 56 ans qui va en ressentir les bienfaits dés le premier jour ; bon sommeil trés rapidement ; soutien pharmacologique adapté ect...

Donc ton pére est triste : c'est à dire que les aspects négatifs de la vie en général le taraudent .

Et c'est là qu'interviennent les psychologues des centres d'alcoologie ambulatoire (CAA)

Je connais cela en tant qu'alcoolique et n'arrive à rester abstinent total qu'un maximum de 3 mois (rien pendant trois mois)et de je passe de periodes d'alccolisation à des périodes d'abstinence variables.J'ai 53 ans.Là je n'ai rien bu depuis trois semaines

Or l'alcoolique souvent ne crois plus en lui ou il a un autre probléme physique et/ou psychologique qu(il anesthésie dans l'alcool)

Encore une fois ; ce n'est pas seulement un alcoolisme qu'il faudra soigner mais l'ensemble des malaises de ton papa dont l'alcool est une manifestation

Par contre il faut hélas être abstinent depuis 2 ou 3 ou 4 semaines avant de retourner à des pensées plus apaisées ou positives

Pendant une cure on vous apprends tout cela et en douceur ..Et même s'il rechute par la suite il en gardera des gardes-fous en lui qui l'aideront vers un mieux être .

Accompagne le dans un CAA ; il sera surpris du bon acceuil qu'il recevra et de la paix que l'on y ressent

Et ne t'en fais pas trop ; le papa a de la chance d'avoir sa NINIANE qui cherche des solutions .

Surtout : quant il est saôul évite d'aborder le sujet .

Prends d'abord RdV (toute seule) avec le medecin de famille qu'il consulte et vas lui expliquer tes soucis avec ton papa
Ainsi il le dirigera de façon adroite vers des spécialistes plus pointus

Cordialement

FRED ( pére de 3 grandes filles)




jeanne
Portrait de cgelitti
à Niniane,

Non, le baclofène n' est pas dangereux....par contre, il est bien évident que ton père ne doit pas faire d' auto-médication, s' il a d' autres médicaments.
Le mieux, serait de me dire dans quelle région il habite.
S' il existe un médecin prescripteur, je peux te donner ses coordonnées hors forum, ainsi ton père pourrait aller le consulter, et voir si éventuellement, il peut prendre le baclofène.

azyopm@hotmail.fr
Nniane
Portrait de cgelitti
Bonjour Alain,

Comme vous l'avez dis précédemment "on ne sort pas de cure guéri", et c'est bien ce qui me fait peur...
   Mon père a déjà fait trois cures avant celle-ci et à chaque fois il a finit par rechuter justement parce qu'à sa sortie il n'avait plus de suivit d'aucune sorte. j'ai un peu peur qu'il se dise que la post-cure suffira et qu'il n'entame pas de suivit par exemple auprès de CAA.
    Est ce qu'un suivit psychothérapeutique suffirait?   Sinon, en parcourant le forum, j'ai lu pas mal d'articles sur le baclofène, apparemment ce médicament est "miraculeux". Mais en me renseignant un peu plus sur internet, j'ai lu que les effets secondaires pouvaient être importants (baisse de tension, problèmes respiratoires, confusion mentale, tremblements etc...), et mon père à déjà une santé fragile, suite à un accident de voiture son état physique c'est quelque peu "dégradé" et il prend déjà beaucoup de médicaments.
    Alors, même si ce médicament à l'air d'être une des solutions à la dépendance, ne peut il pas être aussi dangereux?
    Qu'en pensez vous?

Cordialement
pourtous
Portrait de cgelitti
Olivier Ameisen est indifférent à l' alcool depuis 5 ans maintenant...
Les alcoologues sont contre: on comprend aisément pourquoi!

Envoyé : 01 Juillet 2009 à 19:04 par jeanne    

------------------------------------------------------------ --------------------

Dans son livre O.Ameisen, cite le cas d' une femme qui avait tenté de se suicider "en prenant plus de deux grammes de baclofène(...) l' ingestion la plus importante jamais rapportée". Deux grammes de baclofène, soit sept fois et demie la dose qui m' avait libéré du manque et seize fois et demie ma dose quotidienne de 120 milligrammes; non seulement cete femme n' était pas morte, mais elle avait récupéré sans la moindre séquelle.
J' ai cru entendre dans ma tête l' accent australien de
J.S lorsqu' il me disait: "le baclofène ne présente pas de danger. Augmente la dose jusqu' à ce que cela fonctionne."

J. m' a expliqué que 300 milligrammes par jour représentaient la limite traditionnelle pour les neurologues de sa génération et qu il avait un grand nombre de patients qui prenaient cette dose depuis des années sans le moindre effet secondaire.

a savoir:
O. Ameisen a pris jusqu' à 300mg/jour
Précision
Portrait de cgelitti
Ne pas oublier qu'il faut être motivé pour prendre le baclofène comme dans toute thérapie, il suffit de lire le forum A&B, bravo pour le soutien que tu apportes à ton père
Alain 13
Portrait de cgelitti
Je suis tout à fait d'accord avec le fond, mais pourquoi poster le même mail sur plusieurs sujets avec des prénoms différents ?? > julie, marie, michel...
Cela discrédite un peu votre message, et l'association.
Alain 13
Portrait de cgelitti
Bonjour Niniane
Apparemment, ton père est en pleine dépression, et l?alcool ne fait qu?accentuer cette dépression. Il semble aussi manquer de projets qui lui permettraient de ne pas passer ses journées d?abstinence à dormir et fumer.
C?est en effet quelqu?un qui souffre, et la famille malheureusement ne peut souvent qu?assister impuissante à la descente?
Mes conseils seraient les mêmes que ceux de Fred : puisqu?il a reconnu avoir un problème avec l?alcool, il faudrait l?amener à consulter dans un CCAA, où il sera conseillé par un alcoologue et un psychologue.
Pour la cure, il vaut mieux éviter les hôpitaux psychiatriques, à moins que ton père ait un problème psy avéré, et chercher des cliniques spécialisées en alcoologie.
Ensuite, pour assurer une abstinence en rencontrant de nouveaux amis, rien ne vaut la fréquentation d?une association d?anciens buveurs ; personnellement je suis à Vie Libre, et j?y suis bien, mais il en existe bien d?autres?
Personnellement, lorsque j?ai voulu me débarrasser de mon problème alcool, je me suis retrouvé dans un établissement psy, je n?ai pas progressé du tout? et rechuté assez rapidement ; ensuite j?ai fait ma cure (5 semaines + une post-cure) dans un centre spécialisé en alcoologie d?où je suis sorti comme un homme nouveau, il y a plus de cinq ans aujourd?hui.
Ce que vit ton père, je l?ai vécu aussi; alors ne perds pas espoir.
Il y a peut-être beaucoup de portes à pousser avant de trouver la bonne, mais elle n?est pas loin.
Cordialement

Pages

Sujet vérouillé