• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    24 avis
  • Consultations (39221)
  • Commentaires (0)

Colique hépatique

Les calculs biliaires - appelés à tort pierres au foie, car ils ne se trouvent pas dans le foie - constituent un problème courant et relativement bénin. Ils touchent 20 % des hommes et environ 35 % des femmes. Ils peuvent survenir à n'importe quel âge.

Colique hépatique

Quel que soit le type de calculs biliaires, les médecins ont, depuis quelques années, la directive de les laisser dans la vésicule biliaire s'ils ne causent aucun symptôme.

  • Si la douleur est due au fait que le calcul tente de pénétrer ou est bloqué dans le canal cystique, la solution la plus courante (dans 95 % à 98 % des cas) consiste à enlever la vésicule biliaire et le canal cystique. L'ablation se fait au moyen d'une chirurgie conventionnelle ou d'une laparoscopie (petit tube inséré dans le ventre afin d'extraire l'organe, morceau par morceau). Elle évite toute complication et n'a aucune conséquence sur le fonctionnement de l'organisme. Comme il n'y a plus de réservoir pour la bile, celle-ci s'écoule directement dans le canal cholédoque, ce qui incommode peu les patients (environ 10 % des gens auront des selles molles ou liquides de façon régulière et sur une longue période, entre 5 et 10 ans).
  • Si le calcul biliaire est bloqué dans le canal cholédoque, le médecin pratique une cholangio-pancréatographie par voie rétrograde. Cette intervention consiste à glisser dans la bouche un tube qui descend jusqu'au duodénum (partie de l'intestin grêle où arrive le canal cholédoque) et à insérer dans le canal cholédoque un instrument permettant de pratiquer une petite incision et de retirer le ou les calculs. Cette intervention se fait sous anesthésie locale et dure entre 15 et 45 minutes.

D'autres traitements existent, mais ils sont utilisés de façon exceptionnelle et chez des gens trop malades pour supporter une intervention chirurgicale.

  • Ainsi, quand les calculs sont très petits (moins de 1,5 cm), on peut les dissoudre grâce à un médicament pris oralement. Toutefois, le processus est très long (entre un et deux ans), et les crises de foie peuvent se répéter entre-temps.
  • Les médecins peuvent aussi, à l'aide d'un cathéter, déposer un solvant directement à l'endroit où se trouvent les calculs. Même si cette technique est plus rapide, elle demeure plus rare, voire expérimentale, parce qu'elle comporte davantage d'effets indésirables.
  • Si les calculs sont trop gros pour une dissolution, on procède d'abord à une lithotripsie par ondes de chocs, opération qui consiste à broyer les pierres au moyen d'ultrasons afin qu'elles se dissolvent mieux. Malheureusement, le plus souvent, il est presque impossible d'agir sur les causes qui provoquent les calculs, c'est-à-dire sur la surproduction de cholestérol biliaire, de bilirubine ou sur la mauvaise absorption des sels biliaires.

Toutefois, seulement 5 % des gens, environ, ont une récidive de calculs biliaires. S'il n'y a plus de vésicule biliaire, les calculs se logent dans le canal cholédoque. On doit donc procéder à une cholangio-pancréatographie par voie rétrograde pour les déloger de nouveau.


Article publié par le 06/09/2001
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Guide familial des maladies publié sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2001

Cette fiche fait partie du guide Guide Symptômes et maladies, rubrique Estomac, Intestin, Foie

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 
intervenez sur e-santé
Prévisualisation

*Saisie obligatoire pour envoyer

Informatique et libertés

Pub

VOTRE COMMUNAUTÉ Maladies digestives

Participez aux discussions les plus actives