taurillon
Portrait de cgelitti
Bonjour à tous et merci à ceux qui viennent lire ce post. :)

Alors, je suis jeune 22 ans, plutôt bien, études d'art, je réussis, vis encore chez mes parents, une famille heureuse (plus ou moins mais globalement oui), pas de petit copain, mais plein de garçons amis sincères qui m'aiment bien. Je m'aime bien physiquement.

Mais, je suis en colère... tellement en colère. Je bous intérieurement. Et je ne pourrai pas expliquer pourquoi.

Il suffit d'un rien, et ça y est la température monte. Des fois, ce n'est même pas une contrariété ou un reproche qui me brusque, mais des pensées négatives, ou une situation qui me rappelle autre chose.

Et je sens que ça monte monte monte monte.

Pour l'instant, je garde tout pour moi, je n'explose pas, et j'essaie de passer à autre chose, mais je sens que ça empire.

Et j'ai peur d'exploser un jour.

On me fait souvent les remarques suivantes : "prend du recul, détends toi, c'est pas grave ! ou d'autres conseils qui ne font que monter la température davantage, et me donne vraiment envie d'exploser".

Tout ceci est très intérieur, à l'extérieur, je ne m'énerve jamais, je garde tout pour moi, et même une fois seule, je n'arrive pas à évacuer, donc je n'y pense pas.

Mais quand ça arrive, je souffre énormément.

Je me dis que je n'arrive pas à me comprendre. Est-ce de la dépression cachée ?

Quand je suis dans ces périodes de crises, je souffre tellement que je m'en arracherai les cheveux, je me grifferai, mais je n'aime pas faire ça, donc, je réprime encore plus la chose.

Mais je ne sais pas comment évacuer ?

C'est quoi mon problème s'il vous plaît ?

Un jour je vais exploser j'ai l'impression où je vais vraiment me lâcher être totalement hors contrôle. Quand j'ai envie d'exploser, j'ai envie de cracher plein de choses, de boussculer toutes les règles, d'être égoïste au plus haut point. Je ne veux pas faire de mal, mais si j'explose, ce sera les larmes, le cris, les insultes, et les objets cassés, la fuite de la maison, et sacager tout sur mon passage, quitte à mettre ma vie en danger.

Sans vouloir faire de comparaison burlesque, ce sera comme si j'étais Hulk : aveugle, enragée.

mais je ne comprends pas, j'ai jamais été une fille en colère petite ou autre c'est pas du tout dans ma nature.

mais j'ia eu quelques soucis à l'adolescance, et là, apparemment j'ai l'impression que je n'ai pas tout régler..

Est-ce de la dépression ?

Que faire ?

Merci infiniment

Vachette.

lucky
Portrait de cgelitti
on ne peut juger ce que l'on comprend
malraux peut-etre
flo
Portrait de cgelitti
Ta famille et tes expériences passées avec les psys ayant été négatives pour toi et ayant bouffé toute ton énergie, il vaudrait mieux que tu t'éloignes un peu pour te construire. La colère est sûrement liée à l'impuissance que tu ressens et au chantage affectif dont tu as été et est peut être encore la victime. Pourquoi ne pas partir à l'étranger soit en université soit au pair ou dans un boulot étudiant ou salarié, histoire de te changer radicalement les idées ?
vachette
Portrait de cgelitti
Merci Soleil ^^
C'est très gentil à toi de me donner du courage comme ça.
Ton expérience est salvatrice ^^
et à la limite, tes trois derniers mots me suffisent : "gros bizou et bonne
chance!! j'en suis sur ke tu y arrivera!!".
Mais ton histoire me rassure un peu, "je ne suis pas seule", car à
l'évidence, toi aussi tu en as bavé avec ta mère. Cela fait relativiser
d'entendre ça, et je suis sûre qu'on n'est pas le spires cas au monde. Mais
merci de montrer que tu t'en es sortie ^^
Depuis que j'ai commencé ce lien sur ce forum, j'essaie de ne plus
m'énerver, de ne plus être en conflit avec ma mère, et de reprendre
confiance en moi, mais "toute seule", à ma façon, un peu comme toi.
Ma plus grande erreur, je crois, ça a été le fait que j'attende que les
autres trouvent ma solution, car je m'en pensais incapable.
Et comme mon ancien psy y croyait à fond ! Et bien, je suis restée, mais il
ne m'a jamais écouté vraiment. Il ne faisait que de "booster", "booster",
"booster", mais allez-y de booster quelqu'un qui n'est pas réceptif.
Je trouve ça super que tu t'en sois sortie toute seule, car, c'est le meilleur
chemin pour s'écouter soi-même, et prendre confiance.
A la fin de ma thérapie je manquais tellement de confiance encore que
j'envoyais régulièrement des mails à mon psy, car mes crises de colère se
sont manifestées l'année dernière comme des crises d'angoisses, et
j'osais pas en parler, alors, je lui demandais conseil etc... Mais, il a fini
par me rejeter en disant que c'était inadmissible après 3 ans de thérapie
que j'en sois encore à ce stade, qu'il y avait des limites aux abus et
manipulations. Il croyait que je mentais, car à la sortie de la thérapie, je
lui envoyais des mails pour dire "tout va bien dans le meilleur des
monde", car j'étais amoureuse. Et comme ça ne s'est pas concrétisé, et
bien, ma libération intérieure s'est poursuivie, ma récto-colite a disparu
pour laisser place à des crises d'angoisses, j'en avais jamais eu !
Alors, je me suis mise à le contacter de nouveau, et il m'a prise pour une
fille qui veut pas faire d'effort, qui est un gros boulet à traîner, et qui est
vraiment un déchet quoi ! Et il a fini en me disant : "trouvez vous un
copain, ça vous fera le plus grand bien !", alors que je sortais d'une
déception.
En recevant ce message, je me suis dite : "soit, je l'écoute, et je ne ferais
jamais plus rien de ma vie", car en recevant un message pareil, sans
dialogue réel, on ne peut que toucher le fond et avoir envie de se tuer.
Car je les ai fait aussi les trois ans, et je me considérais déjà en échec de
n'avoir pu suivre ses conseils, ou de ne pas réussir à être épanouie.
Pourtant, je suis venue à chaque séance, j'ai tout fait bien. J'ai été longue,
mais j'ai tout fait gentiment, jamais énervée, et présente, et je me suis
accrochée.
Et trois ans de thérapie pour recevoir un message pareil, où il me
rabaisse davantage que jamais juste parce que j'angoisse. Mais les
angoisses on ne les contrôle pas. Je voulais y faire face en lui en parlant,
mais lui, ne veut que j'avance, avance, avance, refoule. C'est ce que j'ai
fait, et bien là, je suis sur le point d'exploser.
Alors, je me suis posée la question "pourquoi ça n'a pas marché ?", et là
j'ai réalisé que les solutions qu'il m'avait donné ne me correspondait tout
simplement pas du tout. Qu'il était passé à coté de mon problème en
suivant un programme sur un cahier, sans jamais vraiment lever la tête
pour me regarder. Sur trois ans, je n'ai dû pleurer que 2, ou 3 fois dans
ses leçons, et c'était vraiment sans aucune libération. Il ne s'est jamais
occupé de ce que je ressentais dans le présent. Il voulais tout cataloguer
sur un cahier, dans des colonnes, avec des notes pour numéroter
l'importance de l'émotion, une case pour tristesse, une case pour machin.
Ca ne me parlait pas du tout, et pourtant, j'ai essayé de gober, mais rien
à faire. Au début, je considérais ça comme un échec de ne pas avoir
réussi. Mais maintenant, ça me rassure à mon sujet. Que je ne suis pas
"si" influençable que ça, et que je n'écoute pas n'importe qui sur
n'importe quoi. Même après 3 ans de lavage de cerveau. Alors ça m'a
aidé à prendre confiance. J'ai brûlé son cahier, et mon intention est
d'oublier fermement toute cette période inutile pour moi. je n'aurais
jamais dû voir ce psy, cra ce qui m'a rendu heureuse et qui m'a fait
changé, ce sont les responsabilités que j'ai pris sans son consentement,
et les personnes que j'ai rencontré par moi-même. Tout ce qu'il m'a
"ordonné", (car on peut utiliser ce terme, car il me menaçait de ne plus
me prendre la semaine suivante si je n'obéissais pas), de faire, ne m'a
jamais servi. Mais tout ce que j'ai fait de moi-même m'a libéré, et il ne le
voyait pas, même lorsque je lui disais. Une fois, en art, j'ai réalisé mon
propre autoportrait, qui avait été un succès en cours, et un boost pour
ma confiance en moi, je lui en ai parlé, et il n'a même pas levé la tête de
son cahier.
Tous ces petits détails explosent maintenant, et je réalise que je ne
l'aimais pas du tout. Il m'a fait plus de mal que de bien. Et n'a utilisé que
la force avec moi, et ça n'a rien servi du tout. Quand j'y repense... il m'a
même obligé à envoyer des messages lors de la dernière séance à mon
coup de coeur pour lui dire "il ne se passera jamais rien entre nous", alors
qu'avant cette fermeture d'esprit, je me posais pas de questions... j'étais
détendue. Et depuis que j'ai eu cette contrainte, ça a été l'enfer pour moi.
Un pur taré ce psy. Quand j'y repense, de quoi il se mèle ??
Excusez moi de m'étaler là dessus, mais je le trouve trop c***, c'est
tellement facile d'abuser de quelqu'un qui n'a pas confiance en soi, et de
lui dire ce qui est bien ou mal.
Il ne s'est pas soucié un seul instant de mes choix personnels que je
pouvais prendre, de me laisser libre de penser, sans trop y inter-agir,
sans me juger. Non, à la place, il me dit "mais ce n'est pas normal d e
pleurer lors d'un fin de suivi", vive la confiance, et l'écoute qu'il pouvait
m'accorder.
Bon, lol, écoutez, je crois que je vais lui écrire une longue lettre où je lui
balance tout, et je verrais si je l'envoie après, mais je vais arrêter de me
lâcher comme ça sur ce pauvre forum. ^^
En tout cas, merci beaucoup Soleil, et je suis très contente que le métier
d'infirmière t'épanouisse autant, et j'espère qu'un jour, tu auras la
certitude absolument que tu ne nuis pas aux autres, mais que tu fais du
bien. :)

Je t'embrasse,
vachette.

taurillon
Portrait de cgelitti
ne jamais chercher à être fusionnel, même avec un amoureux.
Olive
Portrait de cgelitti
oh désolé vachette ! SIA c'est syndrome inhibiteur de l'action, c'est à dire une situation psychologique où une part de toi est en guerre contre l'autre, impossibilité de faire des choix, tout tourne et retourne en rond. J'ai le sentiment que ta famille puis tes psys t'ont complètement inhibée, complètement paralysée, tu as subi des influences fortes mais en même temps tu as bien senti qu'elles ne t'étaient pas adaptées, que c'était des mensonges pour toi, et maintenant tu t'es enfoncée dans ta coquille, complètement bloquée.
vachette
Portrait de cgelitti
merci d'avoir répondu zaza ! :)
Je déteste les psys.
je suis allée en voir un qui a duré trois ans. Je n'arrive pas à être réceptive
du tout !
En fait, je suis quelqu'un de simple et les psys, ça a tendance à tout
compliquer, alors ça me stresse, et je ne me confie pas. Je suis pétrifiée.
et je dis "comme d'habitude", car dans ces moments là... je sais que je
vais pas bien, et alors j'ai tendance à remettre toute ma vie en question et
à tout mélanger, car évidemment aux yeux de mon entourage, je suis la
méchante quoiqu'il arrive... c'est devenu un peu l'habitude... je suis celle
qui est compliquée, celle qui s'énerve, celle qui défend les causes
perdues, celle qui dit des bêtises, celle qui fait souffrir les autres...
Bref.
Pourtant, j'ai l'impression d'être gentille, et de ne pas mériter tout ce
qu'on me dit et d'être une incomprise, mais je sais pas.
J'arrive pas à prouver que c'est faux, et ils finissent par me convaincre et
ça me fait mal. C'est peut-être ça qui m'énerve ?

En tout cas, la seule chose que je retiens tout le temps, c'est que je suis la
bête noire quoiqu'il arrive. Si l'autre s'énerve, c'est de ma faute. Si je
m'énerve, c'est de ma faute. Si je souffre, c'est de ma faute, et si l'autre
souffre, c'est de ma faute.
C'est tout le temps de ma faute.
A tel point que je suis fatiguée de porter tout ceci, et des fois j'en arrive à
plus rien ressentir.
Mais ensuite ça repart, tout va bien, jusqu'à ce que ça recommence.
Et je sais pas comment le régler. C'est ça, en général, c'est quand je me
sens oppressée comme dans une boîte qui se rétrécis, et ça me donne
envie d'exploser.
je n'arrive plus à m'exprimer ou à dire ce que j'ai sur le coeur, car on me
le demande jamais, et du coup, maintenant, si j'essayais je n'y arriverai
plus ou je n'en aurais pas envie.
Et c'est vrai que dans ces moments là... de colère, que je la laisse sortir
ou pas, ça me fait de plus en plus de mal, et faut que j'attende que ça
passe.

Et l'art, je ne veux pas en faire ma vie plutard, ou en tout cas je ne me
suis jamais projetée dedans. Je réussis, mais je me suis toujours projetée
dans l'équitation.
Mais ça m'aide à m'exprimer d'une certaine façon.

Je ne veux en parler à personne de mes crises d'angoisses car je refuse
l'aide de mes parents ou d'un nouveau psy. On m'a trop fait croire
pendant longtemps que je devais avoir l'aide de quelqu'un alors que je
n'en avais pas besoin.
Je sais pas si c'est de la haine, mais, j'ai l'impression d'avoir beaucoup de
rancoeur.

Tsunechan
Portrait de cgelitti
Ma pauvre... et dire qu'on t'a envoyé, TOI, chez le psy... Dans ce genre de situations, c'est toute la famille qu'il faudrait envoyer voir un psy, pour régler les choses ensemble! Car tu ne portes pas seule la responsabilité de tes relations difficiles avec ta mère (et ton père?)!

Ton père qui te dit "tu dois prendre soin de ta mère"... On croit rêver!!! Qui est sensé être le parent dans l'histoire? Toi ou ta mère? Qui est sensé prendre soin de l'autre?

C'est ta mère qui est sensée prendre soin de toi, pas l'inverse.

Ca semble une évidence mais ça ne l'est pas pour tout le monde : moi aussi j'ai une mère-enfant.
Ca a toujours été à moi de la réconforter, d'être sage, gentille, de régler ses problèmes de couple, ses problèmes avec ma soeur...
J'étouffais dans ma vie de fille modèle, j'étais pleine de rage, de haine, que je ne laissais sortir que seule dans ma voiture, avec de la musique bien violente pour aider.

Peut être que comme moi ton entourage t'a enfermée dans une boite, un rôle, qui n'est pas le tien. Tu grandis et la boite devient bien trop petite pour toi, ce vrai TOI qui est grand, plein de passion et de vie.
N'aie pas peur de blesser "les autres" en laissant sortir ce vrai toi. S'ils s'écartent de toi, tu trouveras d' "autres" personnes à ta mesure. Si ce sont de vrais amis, ils resteront et s'adapteront à ce nouveau toi.

Pour ce qui est de ta famille, ça peut prendre du temps mais ça s'arrangera. ;)
De mon côté, je n'ai trouvé la force de partir de chez mes parents qu'à 22ans (ouh là là, c'est super tard...! mdr), et encore parce que mon "prince charmant" (qui s'est transformé plus tard en vilain crapaud, mais ça, c'est une autre histoire... lol) est venu me chercher sur son beau cheval blanc pour m'emmener à 300 km de ma famille. Toute seule j'aurais eu le plus grand mal à partir, et je comprend tout à fait que tu ne te sentes pas prête à le faire : il n'y a aucune honte à ça!

S'en est suivi une période de crise avec mes parents (le simple fait de les voir une fois tous les 2 ou 3 mois me filait des boutons). J'avais même interdit à ma mère de m'appeler toutes les semaines!
Ce "prince charmant" et moi-même avons fait notre auto-thérapie ensemble (il n'allait finallement pas mieux que moi!). Et au bout de 4 ans, quand le vilain crapaud est parti, j'ai réalisé que j'en avais fini de ma rancoeur envers ma famille.
J'étais devenue quelqu'un d'autre, quelqu'un sur qui ils n'avaient plus aucune prise. Et la colère s'est arrêtée. J'ai pu faire la paix avec eux (et avec moi-même).

Tout ça pour dire : ne perd pas espoir, ni confiance en toi, tout va s'arranger. Avec du temps, des crises, des clash peut être, mais ça ira, rassure-toi. ;)

Peut être que te trouver un défouloir est une bonne idée en effet : sports de combat, écriture, séance de hurlements toute seule, ... à toi de trouver le tien.

Finalement, une réponse à ta question initiale : Pourquoi cette colère? A mon avis, c'est juste parce que tu es bien plus grande que la boite dans laquelle on t'a reléguée, et qu'à force, il va bien falloir que tu sortes, que tu fasses exploser cette boite. Rien de mal à cela, pas de culpabilité à avoir. :)

Bon courage pour la suite!
Vachette
Portrait de cgelitti
J'y penserais, merci bcp. :)
Mais, je crois que je trouve mes solutions.
J'en ai marre d'être malheureuse, je ne l'étais pas avant.
Y'a pas de raisons pour que je récupère pas espoir.

Merci en tout cas.

Vachette
héloïse
Portrait de cgelitti
Je ne voulais pas forcément de réponse !
je voulais simplement te mettre en garde contre le fait de rester chez tes parents alors que par ailleurs tu laisses entendre qu'ils sont toxiques, surtout ta mère. Alors c'est toi qui juges où est ton intéret, ton avenir, ton énergie justement ....
vachette
Portrait de cgelitti
ok, étrange car jamais entendu parlé !
Mon psy d'ailleurs ne s'est pas du tout préoccupé de ma rectocolite
hémorragique.
En tout cas ça m'a fait du bien tous ces partages, ça m'a donné la sensation
de ne pas être folle, et que ça peut arriver.
Je me détends.
À l'avenir, je ne culpabiliserai plus de me défendre.
Merci à tous de vous êtres intéressé à mon cas un instant, ça m'a fait du
bien.
Bon courage à tous !
vachette

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