cgelitti
Portrait de cgelitti
Je ne supporte pas de rester plusieurs heures dans un bus, un train, une voiture, un avion, si de l'air pulsé et frais n'arrive pas sur mon visage.

Prendre le TGV pour aller à Paris, prendre un bus dit climatisé, mais qui ne fait ni fonctionner la ventilation ni refroidir l'air. Prendre un bus de ville un jour de pluie glaçante quand il pousse le chauffage à fond et qu'aucune fenêtre n'est ouverte. Dans tous ces cas au bout d'un quart d'heure mes oreilles commencent à me brûler, puis les pommettes et mon visage deviennent complètement rouge comme si j'avais bu. Quelques minutes après une migraine se déclenche qui ne sera arrêté que par une bonne dose de « triptan ».

Je suis informaticien et souvent je travaille dans des locaux pollués par les vapeurs toxiques des ordinateurs, dans des bureaux petits, surpeuplés en hommes et matériels. Je fais des prestations d'assistance technique comme beaucoup d?autres ingénieurs chez des clients pendant plusieurs mois ou années, et c'est chez l'un d?eux que mon cas s'est aggravé.

Tout l'été alors qu'il y a eu la canicule j'ai eu que 3 ou 4 migraines dans le mois souvent dus au déstressement arrivant le samedi après-midi.

Depuis mi-octobre la météo pourtant changeante tanto froide et pluvieuse, tanto douce et ensoleillée, mon entourage est passé au "mode de vie hiver". C'est à dire chauffage des bureaux en permanence, port de pull et de foulard, de veste chaude. Moi j'en suis encore T-shirt, pantalons et vestes d'été !

Je crève de chaud dès que j'arrive au bureau, il doit bien faire 26°C, les fenêtres ne sont jamais ouvertes de la semaine, puis arrivent ces bouffées de chaleur qui se transforment en migraine très rapidement. J'ai eu une trentaine de migraine sur octobre-novembre !

Heureusement je suis suivi par un médecin qui tente différent médicament dont un antidépresseur « laroxyl » qui semble-t-il à petite dose a un effet bloquant sur les migraines. Il a bien marché pendant une semaine, mais avec la chaleur au bureau tout a foiré. Alors j'ai augmenté la dose juste pour me calmer et ne pas tout casser au boulot. Mais je me suis mis à bafouiller comme si j?avais bu ! alors j?ai repris la dose prescrite et les migraines sont revenus.

J'avais le choix entre tout casser, démissionner de mon boulot, demander un arrêt de travail à durée indéterminé ou voir mon employeur pour mettre fin à mon assistance technique chez ce client pour le motif que l?objectif initial de la mission est atteint et que le sujet ne me passionne plus trop (longtemps).

Cela a marché, mon client à mis fin à ma mission mais mon employeur aurait préféré que je reste jusqu?à Noël (Il n?est pas au courant de ma maladie). Alors j?ai prétexté que la mission en plus d?être devenue inintéressante, était dévalorisante par rapport à la qualité de mes compétences.

Du coup, ma mission étant terminé je reste à la maison, payé de surcroît, en attendant une nouvelle mission chez un client. Mais à la maison, bien que je ne chauffe mon studio qu?à 18°C, que je laisse la fenêtre ouverte toute la journée, que je sors régulièrement pour me promener au bord de la mer (j?habite à Saint Nazaire !), les migraines surviennent vers midi, puis ensuite des bouffés de chaleur et des nausées.

Est-ce que les migraines pourraient venir d?anciennes blessures comme ces douleurs que je ressens sur le haut du crâne, près d?une ancienne bosse mal résorbée. Ou bien dans le haut des sinus près de l?arcade sourcilière. J?ai subi l?ablation d?un polype. Ces sinus pourraient-ils être bouché par une quelconque mycose ? Ce qui expliqueraient cette sensation d?étouffement.