Cancer de la prostate : zoom sur les symptômes et le dépistage

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 17 Septembre 2007 : 02h00
Mis à jour le Lundi 06 Octobre 2014 : 10h24
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Pour la 3e année consécutive, l'Association française d'urologie organise une Journée nationale de la prostate : « ne jouez pas votre prostate à quitte ou double ». Sur un ton humoristique et en faisant appel à la raison des femmes, l'objectif est de sensibiliser et d'inciter les hommes au dépistage.

Le dépistage du cancer de la prostate en pratique

Le cancer de la prostate est devenu le cancer le plus fréquent et la deuxième cause de mortalité par cancer chez l'homme.

Et ce problème va en s'accentuant du fait du vieillissement de la population. Or l'objectif qui serait de détecter les tumeurs précocement, avant même la manifestation de symptômes, afin d'avoir le maximum de chance de guérison, comme c’est le cas avec le cancer du sein et le cancer colorectal, fait débat.

En effet, tant que l’on n'a pas déterminé si le dépistage peut diminuer la mortalité par cancer de prostate, au prix d'un coût, d'une anxiété et d'une morbidité acceptables, les autorités ne peuvent pas s’engager à proposer un dépistage national organisé s’adressant à tous les hommes concernés.

Dans ce contexte, la Haute autorité de santé (HAS) prône un dépistage individuel.

Cela dit, le dépistage repose sur un simple dosage des PSA et il peut être réalisé à partir de 50 ans, voire avant en cas de facteurs de risque (antécédent familial notamment : un parent de premier degré atteint d'un cancer de la prostate entraîne un risque de 2 à 3 fois plus élevé de cancer de la prostate).

En pratique, il convient de se rapprocher de son médecin afin de déterminer ses propres facteurs de risque puis d’évaluer les avantages et les inconvénients à réaliser un dépistage. En effet, il faut savoir que ce cancer a la particularité de se déclarer tardivement et d’évoluer très lentement, alors que l’anxiété de se savoir atteint d’une tumeur peut être très préjudiciable même si un simple suivi est l’alternative choisie et que les traitements peuvent s’accompagner d’effets secondaires importants.

Les symptômes évocateurs d'un problème de la prostate

Dans tous les cas, certains symptômes doivent amener à consulter rapidement un médecin afin d'en déterminer précisément l'origine.

Ces signes peuvent être causés par un cancer, une affection prostatique bénigne ou d'autres maladies :

  • Besoin fréquent d'uriner, surtout pendant la nuit.
  • Difficulté à retenir l'urine ou, au contraire, à commencer d'uriner.
  • Impossibilité d'uriner.
  • Débit urinaire faible ou discontinu.
  • Douleur ou sensation de brûlure à la miction.
  • Présence de sang dans les urines.
  • Éjaculation douloureuse.
  • Douleur sourde au bas du dos, dans les hanches ou en haut des cuisses.
Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 17 Septembre 2007 : 02h00
Mis à jour le Lundi 06 Octobre 2014 : 10h24
Source : Communiqué de presse de l'Association française d'urologie (AFU), 2007.
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