Cancer de la prostate : vers un nouveau test plus fiable ?

Publié par La Fondation ARC le Lundi 06 Mai 2013 : 11h53
Mis à jour le Mercredi 15 Mai 2013 : 11h46

Conjuguant le dosage d'une molécule et l'analyse génétique, un nouveau test pourrait améliorer le dépistage du cancer de la prostate.

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Cancer de la prostate : vers un test de dépistage plus fiable ?

Comment dépister efficacement le cancer de la prostate qui, avec plus de 70 000 nouveaux cas diagnostiqués en 2011, reste le cancer le plus fréquent ? La réponse réside peut-être dans un nouveau test, développé par une équipe américaine. En combinant le dosage de la PSA, utilisé actuellement pour évaluer l'état de la prostate, à des informations génétiques, ce test hybride se révèle plus fiable, ce qui pourrait perfectionner le dépistage.

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Le dosage de la PSA a une faible spécificité

Aujourd'hui, il est possible d'alerter sur les risques de tumeur au niveau de la prostate à partir d'une simple prise de sang, en effectuant le dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA), une molécule produite uniquement par cette glande. Toutefois, un niveau élevé de PSA peut être dû à d'autres problèmes de santé, comme une hypertrophie de la prostate ou une infection urinaire. Ainsi, le seul dosage de la PSA peut entraîner ce que les médecins appellent des « faux positifs » (une tumeur est suspectée à tort) mais aussi des « faux négatifs » (le dosage ne signale pas la présence d'une tumeur qui existe pourtant). C'est notamment pour cette raison que la pratique des auto-tests a été interdite en France en 2012.

Les chercheurs américains ont donc choisi de prendre également en compte la présence éventuelle de mutations sur quatre gènes, associées à des valeurs élevées du taux de PSA. Ces données génétiques leur ont permis de corriger les niveaux de PSA au-delà desquels les médecins effectuent une biopsie pour confirmer le diagnostic de cancer de la prostate. Cet ajustement permettrait d'éviter environ 20 % des biopsies effectuées aujourd'hui pour confirmer le diagnostic, d'après cette étude qui a porté sur près de 1 000 hommes. De même, les chercheurs indiquent que 3 % des hommes ayant un faible taux de PSA passent au-dessus du seuil une fois la correction génétique effectuée : bénéficiant dans ce cas d'une biopsie, cela pourrait alors éviter certains retards de diagnostic.

Publié par La Fondation ARC le Lundi 06 Mai 2013 : 11h53
Mis à jour le Mercredi 15 Mai 2013 : 11h46
Source : Fondation ARC pour la recherche sur le cancer - B.T. Helfand et al. Personalised prostate specific antigen testing using genetic variants may reduce unnecessary prostate biopsies. Journal of Urology. 2013 ;189(5) :1697-1701.
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