
Les bonnes réponses sont indiquées en caractères gras.
1) En l'absence d'antécédents familiaux, le dépistage annuel du cancer de la prostate débute :
A l'age de 50 ans.
A l'âge de 55 ans.
Le dépistage annuel est recommandé aux hommes de 50 à 75 ans. En cas d'antécédents familiaux et d'origine africaine ou antillaise, il est recommandé à partir de 45 ans.
2) Le traitement chirurgical de l'adénome de la prostate (ou hypertrophie bénigne de la prostate) peut avoir pour effet secondaire :
Une éjaculation rétrograde.
Des troubles de l'érection.
Une éjaculation rétrograde ne se fait pas vers l'avant, mais dans la vessie. Elle induit donc une fertilité. C'est le seul effet secondaire sexuel. Le système érectile n'est pas touché.
3) Le dépistage du cancer de la prostate comprend :
Un dosage du PSA, plus un toucher rectal.
L'un ou l'autre suffit, indifféremment.
Il est impératif de réaliser ces deux examens. Ils ne s'excluent pas, mais sont complémentaires.
4) L'adénome de la prostate se manifeste par :
Des brûlures urinaires.
Des troubles de la miction, comme des envies fréquentes et des gouttes retardataires.
Les symptômes d'une hypertrophie de la prostate sont les suivants : besoin impérieux d'uriner, jet intermittent, jet faible de petit calibre, gouttes retardataires et envie d'uriner essentiellement la nuit.
5) Quelle est la proportion d'hommes concernés par le cancer de la prostate ?
Un sur huit.
Un sur quinze.
C'est le cancer le plus fréquent chez l'homme de plus de 50 ans et la deuxième cause de mortalité par cancer, après le cancer du poumon.
6) Le dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) permet de diagnostiquer un adénome de la prostate.
Vrai.
Faux.
Faux. Il est essentiel pour le dépistage du cancer de la prostate, mais n'a aucun intérêt pour le diagnostic de l'adénome.
Toutefois, en pratique, ce dosage est réalisé lorsqu'un adénome est suspecté. En permettant à cette occasion de dépister un éventuel cancer de la prostate, il rassure le patient sur ce point.
7) L'augmentation du volume de la prostate ne concerne qu'une catégorie d'hommes à risque.
Vrai.
Faux.
Pour une raison qui reste inconnue, la prostate de tous les hommes prend du volume avec l'avancée en âge, à partir de 40 ans. C'est un phénomène naturel. En revanche, tous les hommes ne développent pas des troubles mictionnels, et lorsque c'est le cas, ces derniers se manifestent plus ou moins sévèrement.
8) L'hypertrophie de la prostate concerne :
35 à 45% des hommes de plus de 50 ans.
50 à 75% des hommes de plus de 50 ans.
Au-delà de 80 ans, la quasi-totalité des hommes sont concernés.
9) La prostatite est due à :
Un virus.
Une infection bactérienne.
10) En l'absence de traitement, un adénome peut dégénérer en cancer de la prostate.
Vrai.
Faux.
Même si elles touchent le même organe, ces deux pathologies sont bien distinctes. Un adénome de la prostate ne risque pas de dégénérer en cancer. En revanche, la découverte d'un cancer de la prostate se fait souvent à l'occasion d'examens faits pour des troubles urinaires liés à la présence d'une hypertrophie bénigne de la prostate.
11) A 60 ans, 80% des hommes se lèvent la nuit pour uriner.
Vrai.
Faux.
C'est vrai et c'est dû à la prostate qui a pris naturellement du volume. Mais lorsque les troubles mictionnels gênent de façon assez importante la vie quotidienne, il faut consulter un urologue. Il existe des solutions et on évite ainsi le développement éventuel de complications.
12) La prostatite affecte majoritairement des hommes très âgés.
Vrai.
Faux.
Faux, elle affecte les hommes de tous les âges, mais avec une fréquence plus élevée chez les jeunes de 30 à 40 ans.
Isabelle Eustache
26/06/2005
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