C'est démontré : le gros fumeur qui diminue de moitié sa consommation de tabac réduit son risque de faire un cancer du poumon de 27%. Cela devrait motiver ceux qui veulent réduire leur risque en utilisant des substituts nicotiniques.
Depuis cette année, les substituts nicotiniques sont proposés pour réduire le risque des fumeurs qui ne veulent pas arrêter de fumer : on leur propose de fumer moins en remplaçant des cigarettes par des gommes à mâcher, des pastilles, ou encore des comprimés à la nicotine et autres inhalateurs. Certains s'y opposent en disant que ce n'est pas efficace et que la réduction du risque ainsi obtenue est mineure. En fait, on manquait de chiffres pour évaluer l'impact de cette approche en termes de réduction du risque.
Une nouvelle étude nous apporte les réponses à ces questions : les gros fumeurs (plus de 15 cigarettes par jour) qui diminuent de moitié leur consommation de cigarettes voient leur risque de faire un cancer du poumon se réduire de 27%. Bien entendu, ceux qui arrêtent complètement de fumer voient, quant à eux, leur risque diminuer de 83%, ce qui est mieux. Mais face à ce fléau qu'est le tabac, toute avancée est bonne à prendre.
En pratique, cette étude devrait maintenant constituer une bonne motivation pour le corps médical, qui peut conseiller à ses patients, tant le sevrage tabagique que la réduction de la consommation de cigarettes. Ceci est d'autant plus important qu'il a été montré que ceux qui s'investissent dans un tel programme de réduction du risque sont plus souvent amenés à arrêter de fumer après une année de baisse de leur consommation tabagique.
En pratique, ceux qui veulent réduire leur risque avec les substituts nicotiniques ont deux façons de s'y prendre :
Dr Philippe Presles
03/10/2005
JAMA, 2005 ; 294 : 1505-1510.
A lire aussi :
-Participer au forum Cancer du poumon :