Rolande
Portrait de cgelitti
Nous allions au cinéma, on riait, on s'amusait avec bonheur, elle boitait juste un peu. On s'est rencontré il y a 2 ans, nous avons la cinquantaine et on essayait de reconstruire un peu de bonheur à deux. ET puis voilà, elle est tombée chez elle, fracture du fémur, diagnostique cancer des os, avant hier scintigraphie, problème aux vertèbres, elle commence à souffrir du dos. Il est 7h du matin je n'ai pas dormi, je cherche quelqu'un avec qui discuter, devant elle je ne montre rien, je vais 2 fois par jour à la clinique, ils parlent de chimio et de cortisone, le traitement n'a pas encore commencé. Je voudrais juste en parler, quand je suis seul, je chiale comme un gamin.

Merci

Rolande
Portrait de cgelitti
Moi aussi je suis touchée par votre message. Mon père est mort il y a un
mois d'un cancer des os secondaire. Nous l'avons soutenu une année
entière, opération après opération, rééducation après chaque
hospitalisation, et cela a été terrible pour lui comme pour nous de votre un
être si cher souffrir. Pour la prise en charge de la douleur je vous conseille
de rechercher un document Canadien formidable qui nous a aidé à
comprendre ce que mon père vivait. Ce document a fait sauté des tabous et
peurs que nous avions: il était sur cancer.ca
Je vous souhaite beaucoup de courage.
Prenez soin de vous!
hali
Portrait de cgelitti
j'ai ete touché par votre message, et je vous comprend.j'ai récemment rencontrée une jeune femme qui est devenue une amie,comment ne pas s'attacher à une personne aussi douce, agréable, toujours à penser aux autres...si étonnant dans une société où chacun se replie sur lui-même et ses problèmes. J'ai été d'autant plus surprise lorsque j'ai appris qu'elle avait un cancer des os, avec récidive, et métastases. J'ai honte de me plaindre de mes petits problémes quotidiens, bien que la vie ne soit pas facile.Je suis infirmière et je suis quotidiennement confrontée à la douleur, à la détresse des patients mais aussi et surtout de leur entourage. Vous semblez tenir profondément à cette personne, et je suis désolé que ce malheur viennne ternir votre idylle. Je serais tenté de vous dire que votre bonheur ne s'arrête pas là, et que vous avez encore des bons moments à partager, qu'elle a besoin de vous aujourd'hui plus que jamais; Ne faites pas semblant, pas de sentiments de "pitié" car c'est ce qui est le plus pénible à vivre.Essayer de parler clairement de la maladie, de savoir à quel stade elle en est...pour pouvoir profiter des moments qui restent au maximum. Partagez votre douleur avec sa famille et la votre car dans ces moments, on a tendance à se renfermer...Vous dites que devant elle, vous ne montrer rien, et elle vous ne pensez pas qu'elle "donne le change" pour vous préserver? Avec mon amie, on en parle ouvertement, jusqu'au point Où c'est elle qui me dit "je vous saoule avec mon cancer", je l'appelle, lui envoie des petits messages, elle me réconforte plus que je ne le fais...et je suis en admiration devant elle...elle m'a dit un jour, alors qu'elle sortait de chimio, fatiguée, "je n'ai pas à me plaindre, je dors au moins au chaud, regarde les pauvres SDF qui meurent de froid..." Tant d'humilité et d'humanité m'a laissé sans voix...
Je n'ai pas la science infuse, mais je suis sûre d'une chose, c'est qu'elle a besoin de votre amour, de votre soutien, de votre présence, comme mon amie a besoin de mon amitié et que j'ai besoin d'elle! Bon courage pour la suite, et si vous êtes croyant, que Dieu vous soutienne dans cette épreuve, car rien n'arrive par hasard.
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