Cancer colorectal : quel est ce test de dépistage facile, rapide et efficace ?

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 06 Mars 2017 : 11h15
Mis à jour le Lundi 06 Mars 2017 : 11h17
-A +A

Le cancer colorectal est un cancer fréquent et c’est le 2e cancer le plus meurtrier (après le cancer du poumon), avec 18.000 décès chaque année. Mais c’est aussi un cancer contre lequel on dispose d’un test de dépistage facile et rapide. On repère ainsi efficacement des lésions précancéreuses aisément traitées et donc guérissables. Autrement dit, faire le test peut vous sauver la vie !

Les 3 particularités du cancer colorectal

Chaque année, le cancer colorectal touche 43.000 personnes en France, le plus souvent après 50 ans, autant les hommes que les femmes (55% d’hommes et 45% de femmes). Selon l’Institut national du cancer (INCa), « 1 personne sur 30 sera touchée par ce cancer au cours de sa vie ».

Il a la particularité de se développer à partir d’un polype, sorte de tumeur sur la paroi interne du colon ou du rectum.
Ce polype peut se transformer en cancer, mais cette évolution est très lente, et peut prendre des dizaines d’années.
Dès le stade de polype, il peut saigner, saignement qui peut se poursuivre et s’intensifier au stade de cancer. C’est cette particularité que l’on dépiste facilement et très précocement.

Comment dépister le cancer colorectal ?

Le dépistage du cancer colorectal repose sur la détection de traces de sang dans les selles, témoignant de la présence d’un polype qui peut potentiellement évoluer en tumeur cancéreuse avec le temps. Le premier test mis au point était le test Hemoccult, récemment remplacé par un autre test, dit immunologique, encore plus performant et plus facile d’utilisation. Il permet de détecter des saignements minimes difficiles à voir à l’œil nu.

Dans 95,5% des cas, le test est négatif. Dans les 4,5% des cas restants, une coloscopie est prescrite pour identifier l'origine du saignement. Cet examen est réalisé sous anesthésie, au cours duquel le gastroentérologue peut être amené à retirer le ou les polypes évitant ainsi qu’ils ne se transforment en cancer. Mais dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne décèle aucune anomalie (un polype est détecté dans 30 à 40% des cas et un cancer dans 8% des cas).

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 06 Mars 2017 : 11h15
Mis à jour le Lundi 06 Mars 2017 : 11h17
Source : Institut national du cancer (INCa), Dépistage du cancer colorectal, http://www.e-cancer.fr/Acces-thematique/Depistage-du-cancer-colorectal
A lire aussi
Cancer du côlon : comment se faire dépister ? Publié le 08/06/2014 - 22h00

Face au cancer du côlon, nous n’avons pas tous le même niveau de risque.Or c’est ce niveau de risque qui dicte la stratégie de dépistage à suivre.Globalement, il y a des personnes à risque de cancer colorectal à qui l’on recommande un dépistage individuel à mettre en place avec son...

Cancer colorectal : le test Hémoccult II en pratique Publié le 31/03/2008 - 00h00

Pas de pitié pour le cancer colorectal. C'est le 3e cancer le plus fréquent et il reste souvent mortel. La seule arme dont nous disposons actuellement est le dépistage précoce. Celui-ci repose sur le test Hémoccult II, lequel est en cours de généralisation dans le cadre d'un dépistage...

Plus d'articles