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Cancer du côlon

Le cancer du côlon est avec le cancer du sein et le cancer du poumon un des cancers les plus répandus en France. Il démarre en général à partir de polypes bénins et peut mettre plusieurs années à se développer.
Cancer du côlon

Les causes réelles du cancer du côlon sont encore mal connues. On sait qu'il y a probablement une conjonction de facteurs génétiques et environnementaux. Une personne qui a dans sa famille quelqu'un atteint d'un cancer du côlon a un risque 35 fois supérieur à la normale de développer un cancer du côlon. Il existe même des cas de cancers "familiaux". Il s'agit de familles présentant des polypes multiples du côlon (polypose familiale) ou des cas de cancers multiples pouvant toucher d'autres organes que le côlon. Toutefois, dans la majorité des cas de cancer, on ne trouve pas de facteur familial, ce qui laisse penser que d'autres facteurs entrent en compte, notamment l'alimentation et le mode de vie. Si on connaît mal quelles sont les substances qui peuvent induire le cancer du côlon, on commence à mieux cerner celles qui seraient protectrices. Il y a tout d'abord les fibres alimentaires, que l'on trouve dans les fruits, les légumes verts et les céréales. Leur action serait due surtout à la régulation du transit qu'elles entraînent. On trouve ensuite les légumes dits "crucifères" comme le choux, le brocoli, le choux de Bruxelles. Les thio-éthers sont des substances qui seraient protectrices et que l'on trouve dans l'ail et l'oignon, ainsi que les terpènes (dans les agrumes), les phénols végétaux (raisins, fraises, pommes), les caroténoïdes (carottes, pastèques). Il serait également possible que les vitamines (A, C, E) aient un effet protecteur mais aucune étude ne permet de recommander une supplémentation dans l'alimentation. Les folates (vitamine B9) sont dans le même cas. Des études animales ont également montré le rôle des oméga3 que l'on trouve dans les huiles de poisson. Des études cette fois sur l'homme ont montré le rôle protecteur probable de l'aspirine et des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Les doses précises ne sont pas connues, ni les mécanismes d'action et il serait dangereux de prendre ces substances sans recommandations ou contrôle médical. Enfin, l'obésité est à elle seule un facteur de risque car elle cumule l'ingestion de graisse et la baisse d'activité physique qui favorisent le cancer du côlon.


Article publié par le 21/01/2002
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Guide familial des maladies publié sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2001

Cette fiche fait partie du guide Guide Symptômes et maladies, rubrique Estomac, Intestin, Foie

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