Après la vitamine B9, voici un nouveau candidat à la prévention du cancer du côlon, la vitamine D. En aidant l'organisme à assimiler les graisses, elle favorise également l'élimination plus rapide d'un acide biliaire hautement toxique pour le côlon et dont la responsabilité dans la survenue du cancer du côlon est fortement suspectée.
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On ne cesse de le répéter, nos sociétés occidentales souffrent de trop manger : trop, trop salé, trop sucré et surtout trop gras. Or, la consommation de graisses en grande quantité expose davantage au risque de cancer du côlon. Pour preuve, cette maladie est beaucoup plus répandue aux Etats-Unis, pays des hamburgers, pizzas et fritures, qu'au Japon où l'alimentation est beaucoup moins grasse (poisson, riz, légumes vapeur). Cependant, au-delà de ce simple constat, les chercheurs ne possédaient pas jusqu'à présent de plus amples explications. Aujourd'hui, Mangelsdorf et son équipe apportent quelques éléments de compréhension et annoncent un effet protecteur de la vitamine D contre le cancer du côlon.
Lorsque nous consommons des graisses d’origine animale, qui contiennent du cholestérol, notre foie produit des acides biliaires qui aident à son assimilation. En traversant l’intestin grêle, ces acides biliaires sont transformés en acides biliaires secondaires. Or, l’un d’eux, l’acide lithocholique est un véritable poison. Et lorsque l’alimentation est régulièrement trop grasse, il s’accumule et devient cancérigène. Cet effet n’a pour le moment été démontré que chez la souris, cependant, de grandes quantités de cette substance ont été retrouvées chez les personnes atteintes d’un cancer du côlon.
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