Cancer du col de l’utérus : un pas de plus vers le dépistage de masse

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 23 Février 2011 : 13h05
Mis à jour le Mercredi 23 Février 2011 : 13h05

À l’instar du dépistage organisédu cancer du sein et colorectal, la Haute autorité de santé (HAS) se manifeste en faveur d’un dépistage de masse du cancer du col de l’utérus.

Le dépistage du cancer du col de l’utérus est actuellement individuel. Il repose sur la réalisation d’un frottis tous les 3 ans entre 25 et 65 ans. Or peu de femmes suivent ces recommandations, et il existe de « fortes disparités économiques et géographiques ». Globalement, 50% des femmes sont peu ou pas du tout dépistées. C’est ainsi que 3 000 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus et 1.000 décès sont enregistrés chaque année en France.

La vaccination récente des jeunes filles contre les papillomavirus pourrait diminuer à long terme le nombre de cas de cancers du col de l’utérus. Reste qu’à ce jour, la couverture vaccinale n’est que de 30%. Par ailleurs, le vaccin ne protège que contre 70% des cancers du col de l’utérus. Autrement dit, la réalisation régulière d’un frottis demeure indispensable pour dépister le cancer du col de l’utérus, que l’on soit vacciné ou non.

La HAS réaffirme sa position en faveur de ce dépistage et en faveur de la mise en place d’un dépistage de masse afin que toutes les femmes se sentent concernées et soient dépistées. La HAS rappelle que les frottis de dépistage peuvent être faits dans tous les centres de soins et en ville, par un gynécologue, mais aussi par un médecin généraliste, le médecin traitant ou encore un médecin biologiste en se rendant directement dans un cabinet d’analyses médicales.

Que retenir en pratique sur le dépistage du cancer du col de l’utérus ?

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En pratique, en attendant la mise en place d’un dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, toutes les femmes doivent faire un frottis tous les trois ans, après deux frottis normaux à un an d’intervalle. Cette recommandation est valable pour toutes les femmes entre 25 et 65 ans, vaccinées ou non vaccinées, ayant ou ayant eu une activité sexuelle.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 23 Février 2011 : 13h05
Mis à jour le Mercredi 23 Février 2011 : 13h05
Source : Haute autorité de santé (HAS), Actualités et Pratiques, n°26, février 2011.
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