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Cancer du col de l'utérus : dépistage défaillant

Cancer du col de l'utérus : dépistage défaillant
La prévention du cancer du col repose en France sur des recommandations de dépistage extrêmement simples : réaliser un frottis tous les deux ans. Mais les femmes suivent-elles réellement cette procédure ? Et les victimes du cancer du col sont-elles justement celles qui n'ont pas respecté les recommandations ?

Dépistage du cancer du col : un frottis chaque année

En France, le dépistage du cancer du col de l'utérus repose sur la réalisation d'un frottis tous les deux ans.
Si celui-ci est positif (révélant des anomalies), on procède alors à un test spécifique permettant de détecter la présence de virus appartenant à la famille des Papillomavirus, lesquels sont responsables du cancer du col.

Les recommandations sont-elles suivies ?

Encore faut-il que cette recommandation soit effectivement suivie par les femmes.
Des chercheurs ont souhaité explorer cette question en analysant la fréquence des dépistages au sein d'une population de femmes ayant développé un cancer du col. Ont-elles plus souvent que les autres échappé au dépistage ?
Cette étude a été réalisée en Nouvelle-Zélande, où le frottis est recommandé tous les 3 ans de 20 à 70 ans et non tous les ans comme en France.

Entre 2000 et 2002, 371 cancers du col ont été diagnostiqués. Dans 80% des cas, les recommandations de dépistage n'avaient pas été respectées. Des retards de prises en charge après un frottis anormal et des frottis faussement négatifs ont également été détectés, respectivement dans 11 à 17% des cas.
Au final, seules 7% des femmes ayant développé un cancer du col de l'utérus avaient suivi correctement les recommandations de dépistage.

Article publié par le 15/01/2007
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Priest P. et coll., BJOG, 12 décembre 2006.

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