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Bouton de fièvre et herpès génital : testez vos connaissances

Bouton de fièvre et herpès génital : testez vos connaissances
En France, plus de 3 millions de personnes sont porteuses du virus de l'herpès à des degrés divers et dans des localisations variées. L'herpès labial ou " bouton de fièvre " est le plus courant. Quant à l'herpès génital, qui touche les parties sexuelles et avoisinantes, il concernerait plus de 2 millions de personnes, mais huit personnes sur dix ignorent leur infection avant de consulter un médecin, et risquent ainsi de transmettre le virus. De toutes les infections sexuellement transmissibles, l'herpès génital est celle qui progresse le plus. Il est important de faire le point sur vos connaissances.

1) Il vaut mieux consulter en dehors des poussées. FauxEn dehors des poussées, il est plus difficile de faire le diagnostic et l'herpès génital peut être confondu avec d'autres maladies touchant les organes sexuels (mycoses, infections urinaires, autres infections sexuellement transmissibles...) car les symptômes sont proches. 2) Le stress est un facteur déclenchant des poussées. VraiLe stress, ou une vive émotion, favorise la réapparition du virus. La fièvre, la fatigue, le décalage horaire, la prise d'alcool et les règles font également partie des facteurs favorisant les poussées. 3) En cas de bouton de fièvre, l'exposition au soleil favorise sa cicatrisation. FauxEn cas d'herpès au visage, il faut éviter les fortes expositions au soleil ou les températures extrêmes, et utiliser un écran total. 4) L'herpès oculaire peut rendre aveugle. VraiL'herpès oculaire représente la première cause de cécité d'origine infectieuse dans les pays industrialisés. En France, on dénombre chaque année plus de 60.000 cas. 5) Le plus souvent, l'herpès oculaire est dû à une auto-contamination. VraiLa plupart du temps, les yeux sont infectés par auto-contamination par l'intermédiaire des doigts, par exemple en se frottant l'oeil, juste après avoir touché son bouton de fièvre. 6) Le bouton de fièvre ne peut pas se transmettre aux parties génitales. FauxEn cas de bouton de fièvre, un rapport sexuel mettant en contact la bouche avec le sexe peut être à l'origine d'une transmission du virus présent sur les lèvres, aux parties sexuelles du partenaire. C'est le cas de 10 à 30% des herpès génitaux. 7) En dehors des poussées, on peut se passer du préservatif. FauxIl faut toujours utiliser un préservatif, même en dehors des poussées, car il peut y avoir des risques de contamination, même sans symptôme. Il faut aussi savoir que certaines personnes peuvent avoir été en contact avec le virus et ne jamais développer de signe visible d'herpès. Malgré cette absence de symptôme, la contagiosité demeure possible. Ces personnes sont donc porteuses du virus sans le savoir. Raison de plus pour toujours utiliser un préservatif, lequel protège de toutes les autres infections sexuellement transmissibles. 8) Une poussée d'herpès est précédée de signes annonciateurs. VraiDans les heures à quelques jours qui précèdent la poussée, on ressent des picotements, des démangeaisons, des brûlures... au niveau des zones infectées. C'est ensuite que la poussée se manifeste, provoquant une rougeur, suivie de petites cloques, puis de croûtes. La cicatrisation intervient au bout d'une dizaine de jours. Apprendre à reconnaître les signes annonciateurs, permet de débuter rapidement un traitement, condition efficace pour réduire la durée et l'intensité de la poussée. Il faut savoir également que la contagiosité débute dès les premiers signes annonciateurs et culmine durant la poussée. Toutefois attention, si le risque de contagion est le plus important pendant les poussées, il existe aussi dans de moindre proportion en dehors des poussées, alors qu'aucun symptôme n'est apparent ! 9) Quels sont les symptômes d'un herpès oculaire ? Douleur et rougeur des yeux, sensation d'irritation et larmoiement. 10) Chez la femme, l'herpès génital apparaît au niveau de la vulve sous la forme de petites cloques groupées en " bouquet ". VraiPlus rarement, chez certaines femmes, il peut aussi se manifester dans le vagin ou sur le col de l'utérus, rendant le diagnostic difficile.Chez l'homme, les zones touchées sont généralement le pénis et le prépuce, plus rarement sur la petite région cutanée située entre les deux, et parfois aussi sur les testicules. Pour en savoir plus Association herpès : www.herpes.asso.fr.

Article publié par le 14/05/2004 - 01:00
Mis à jour par Isabelle Eustache le 19/11/2007 - 01:00
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

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