Caro
Portrait de cgelitti

Mon fils de 20 ans a souffert depuis le 22 novembre dernier de bouffées délirantes aigües; il a été hospitalisé en psychiatrie. Il n'est désormais plus à l'hôpital depuis quelques jours puisque son état est maintenant stabilisé. Nous savons aujourd'hui que sa guérison sera longue, avec un traitement médical sans interruption pendant une année au minimum. Pas de diagnostic précis ni définitif avant la diminution de ce traitement qui se fera progressivement au cours de sa 2ème année de traitement. Il consommait du cannabis régulièrement depuis au moins 2 ans. Je souhaiterais prendre contact avec des parents ou des jeunes personnes ayant traversé cette épreuve. J'habite Lyon. Merci pour votre éclairage.

cigalou
Portrait de cgelitti

Merci de votre réponse. Mon fils a 20 ans. Il a été hospitalisé 6 semaines depuis le 18/04/13. Il n'est pas remis pour autant. Ses hallucinations ont disparu mais il a des "ondes" qui le perturbent toute la journé. Il a une phobie sociale et se lève épuisé. Son ttt est lourd: 15mg zyprexa. Il a difficilement une activité intellectulle et ne se raccroche qu'a une chose: Retourner à Lausanne pour reprendre ses études. Je pense qu'il en est incapable . C'est trop tôt mais il refuse de rester chez nous. Il m'en veut beaucoup de son hospitalisation car pour lui il s'en serait sorti seul. Il est devenu si méchant dans ses réflexions...lui que tout le monde adorait. Je ne sais quoi faire; on me dit que si je le renvoies à Lausanne je l'envoie à la mort. A l'hopital il était suivi par un psychiatre qui m'a semblé bien mais depuis sa sortie il a passé le relai à la psychiatre du CMP que nous avons vu une seule fois. Je n'ai pas eu de feeling: elle n'écoute pas mais je ne sais où m'adresser Nous sommes à côté de Nice. Mon mari pense que de toute façon on ne peut baisser les médicaments.Je ne sais comment aider mon fils. J'ai l'impression de ne rien lui apporter et j'ai fais déjà tant d'erreurrs.

Plumebleue
Portrait de cgelitti

Bonjour,

J'ai un fils de 25 ans qui a eu des BDA en février 2012 suite à un stress important et à une consomation de cananbis. Je suis étonnée que les professionnels ne vous aient pas informé.

Les BDA sont partie intégrante des psychoses. Elles peuvent survenir une seule fois et être traitée et ne jamais revenir. A vous lire, il semble quand même que l'on soit dans une autre perspective. Il existe des groupes de soutiens aux famille. Renseignez-vous bien auprès de l'hôpital et demandez à suivre le cours "profamile" qui vous donnera les outils necessaires pour accompagner au mieux votre fils. http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/la-schizophrenie-expliquee-aux-parents_706001.html. J'ignore ce qui se fait sur Lyon étant de Lausanne ;)

La médication bien suivie suprime les symptômes positifs (délires, halluciantions de toutes sortes) mais agit assez peu sur les symptômes négatifs. Fatigue, trouble de la concentration et de l'attention, interruption de la pensée ou du raisonnement sont assez peu améliorés. Toutefois, de nouvelles stratégies de soins sont à l'étude et votre enfant pourra probablement en bénéficier dans les années qui viennent.

Ce qui aide vraiement les patients, c'est une prise en charge  interdisciplinaire qui comprend un suivi psychothérapeutique et une insertion sociale adaptée, un suivi médicamenteux et médical afin de contrôler les effets secondaires des médicaments. La famille est étroitement intégrée sous forme de réseau et une offre adaptée (cours profamille - association de proches- thérapie familiale) devrait être offerte par le médecin de votre enfant.
Nous avons la chance en Suisse d'être très bien pris en charge. Même si tout n'est pas idéal, cela est une aide certaine.

Je vous comprends si bien quand vous parlez de votre souffrance: C'est une douloeur intime d'une grande intensité qui nous marque à vie. Pourtant 60 % et plus des personnes souffrant de la schozophrènie vont se stabiliser, et si elle ne redeviendront jamais ce qu'elles ont été, il est néanmoins possible pour elle et leur entourage de trouver une certaine forme de sérénité et de bonheur au quotidien. Cultiver l'espoir, non pas que les choses ou l'état de votre enfant redeviendra ce qu'il a été, mais que cela aura pour lui comme pour vous du sens. La vie nous met parfois à genoux, mais c'est notre choix de nous relever ou non ... cela se nomme résilience. C'est un chemin que nous ne choisissons pas, qui nous est imposé par notre enfant, mais nous pouvons trouver dans notre coeur la force et l'énergie de l'aider au long cours et de nous épanouir quand même. Si vous allez bien, il ira mieux ! ;)

Il est très important pour vous de vous faire du bien, de prendre soins de vous, de votre santé. ce qui arrive à votre enfant peut avoir des retentissement sur votre santé à vous. Il est important de ne pas ajouter des stress suplémentaires à ce qu'il vit déjà. Je reste à votre disposition

patacra-at-romandie.com

 

 

cigalou
Portrait de cgelitti

mon fils à HEC Lausanne 2ème année a fait une BDA en avril 2013 suite comme le votre à prise de cannabis. Comment l'aider? Nous sommes en France et aimerions savoir ce qui serait possible commme suivi sur Lausanne. Merci de votre aide.

Caro
Portrait de cgelitti

bonjour

merci pour votre réponse

j'ai demandé à bénéficier d'une aide auprès du réseau de l'hôpital

la résilience, je connais, je me bats contre un cancer depuis 6 ans

mais là le choc était trop dur

mon fils a été transféré ce matin en service ouvert, le psy dit que l'évolution est normale, il dit qu'il faut être patient, certaines BDA sont plus longues que d'autres

merci pour toutes vos infos et j'espère que tout va bien pour vous

toulpi
Portrait de cgelitti

Bonjour cigalou,

Votre fils a-t-il eu un diagnostic clair ?

La stabilisation peut être longue, pour mon frère de 20 ans ils ont mis 3 mois à le stabiliser complètement et il ne pensait qu'à une chose c'est à être libéré de cette "prison" qui le privait de sa liberté... Il me semble que tant qu'il ne se rend pas compte de sa "maladie" il ne peut pas comprendre que vous n'ayez pas eu le choix et vous en veut. Accepte-t-il son traitement ? Accepte-t-il de penser qu'il est malade et qu'il en a besoin ?

Pour ce qui est du choix du psychiatre, si après quelques séances vous n'avez toujours pas un bon feeling avec son psychiatre, n'hésitez pas à en changer. La confiance entre le patient, la famille et le psychiatre est extrêmement importante. De plus, il faut un psychiatre qui accepte de s'entretenir avec la famille également car dans le cas des jeunes adultes, certains considère que comme le patient est majeur, il ne peut travailler avec la famille sous le prétexte du secret médical. Or la psychothérapie est importante pour le patient mais également très importante pour la famille qui devrait collaborer entièrement avec le médecin pour aider au mieux cet enfant. 

Pour revenir au traitement, il faut savoir qu'il existe un grand nombre de traitements et que si celui-là ne lui convient pas car pas assez efficace, ou comprenant trop d'effets secondaires, le médecin pourra toujours décider d'en changer...Sachant que l'efficacité d'un traitement est parfois visible 15 jours après la première prise ou le dernier changement de dosage, et donc qu'il faut bcp bcp de temps pour que le malade se stabilise.

Ne vous découragez pas, et faites très attention à votre santé morale. J'ai vu mes parents hyper-stressés au quotidien et pour votre fils ça ne l'aidera pas de voir ses parents décliner. Essayez de vivre le plus pleinement possible, détendez-vous, changez-vous les idées, il n'y a rien de plus important pour l'aider, que vous alliez bien.

A bientôt

Anne.de.Cannes
Portrait de cgelitti

Bonjour

Je découvre cette discussion qui est un peu ancienne mais peut être toujours d'actualité pour certains d'entre vous .... Notre fils de 23 ans vit sa première bouffée délirante depuis septembre 2012 ; il est hospitalisé, en isolement depuis bientôt 4 mois. il y a eu quelques progrès mais déjà deux rechutes. les psys ne sont pas optimistes et ils semblent surtout décontenancés devant une telle résistance aux traitements. Comme dans les cas que vous évoquez, la cause est multiple: des années de consommation de cannabis puis l'arrêt, des abus de fêtes et un manque de sommeil durant les mois précedant la crise...  les symptômes sont délires, angoisses et dépression. le traitement est lourd. je reste persuadée qu'il va s'en sortir mais j'aimerais être confortée dans cette idée par des gens comme vous qui avez vécu ou vivez encore ce long et difficile parcours. Où en est votre fils? Etes vous sortis de ce tunnel?

Merci d'avance pour vos réponses.

@nne

choupy
Portrait de cgelitti

bonjour,

je decouvre ce site et pour moi mon fisl a fait une B D a 25 ans et cela fait 2 ans qu il est hospitalisé: tout cela car durant ses 48 heurs d hospitalisation le psychiatre n a pas ete vigilant et durant cette periode mon fils s est bagarré avec un autre patient ; malheureusement ce dernier en est mort apres 8 jours! donc mon  probleme est different mais tout cela pour vous dire que les bons soins sont tres important; en effet depuis 2 ans qu il est en soin l equipe veut deja l aider a reprendre ses études (il etait en licence pro et n avait jamais eu de probleme d agressivité). il est completement stabilisé et souhaite reprendre le cours normal de sa vie!  parfois c est long mais le traitement bien suivi fonctionne. Bon courage  et accompnez votre enfant et redonner lui confianc en lui ! ya pas que les soins aussi !

a bientot

tinousse
Portrait de cgelitti

Mon fils, à 21 ans, a fait aussi des bouffées délirantes suite à une consommation excessive de cannabis...il devait s'en remettre... mais aujourd'hui 8 ans après il a toujours peur des autres, fatigué...il a une AAH...mais ces 6 derniers mois, il a arrêté de prendre tous les médicaments et très étrangement, il semble aller légèrement mieux...je suis sa mère et j'ai été (et suis encore) dans un état de détresse indescriptible - à chercher de partout des info - à ne plus savoir qui croire, que faire...on m'a demandé de faire le deuil du fils brillant et sportif  qu'il était...nous avons avec mon mari et son frère (nous sommes une famille unie)  imaginaient mille scénari pour le sortir de cette" impasse", pour lui rende la vie plus douce, plus "normale"...nous l'avons vu avoir des crises d'angoisse, d'effroi terribles...c'est une situation très douloureuse...mais aujourd'hui, il est apaisé, arrive à sortir...mais il est fatigué, dort mal, les sorties (supermarchés, restaurant...) ne doivent pas durer longtemps...je vous écris parce qu'il m'a semblé me reconnaîte en vous au début de la "maladie" de mon fils et je ne trouvais personne qui aurait pu vivre une situation similairepour échanger tant on se sent perdu dans cette situation inédite et douloureuse...Unafam n'a pu m'apporter ce soutien...je peux peut-être vous aider en vous suggérant des pistes que j'ai découvertes avec le temps et je sais aussi, mais très confusément malheureusement, que je n'ai pas encore tout exploité...il reste aussi encore beaucoup à faire pour les malades "psy"...si vous voulez me contacter ?

Caro
Portrait de cgelitti

bonsoir,

mon fils est en soins intensifs en HP depuis samedi. Bouffée délirante due à un choc émotionnel et prise de cannabis coupé avec une drogue dure.

Aujourd'hui j'ai pu le voir mais il me suppliait de le faire sortir

je suis anéantie, en arrêt pour la semaine

vous pouvez me conseiller?

Merci

toulpi
Portrait de cgelitti

Bonjour Anne

Deuxième tentative, mon premier message a échoué.

Mon petit frère (20 ans) vient d'être hospitalisé pour une bouffée délirante aigue. Les réponses du forum m'ont choqué car je ne connaissais pas cette pathologie et je ne m'attendais pas à un problème apparemment si grave. J'ai peur de ne plus retrouver mon frère comme avant. 

Je ne sais pas si ce post est encore suivi, mais j'aurais voulu savoir si vous souhaiteriez que l'on garde contact pour partager notre expérience et nos informations (traitements), sur l'évolution de leur état, les améliorations et tout ce qu'on peut dénichez comme infos pour mieux comprendre et apréhender l'avenir. 

N'hésitez pas à me répondre ici, je vous laisserais mon adresse email.

Bon courage à vous... 

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