cricri59
Portrait de cgelitti
Il y a un an, je ne passais pas une journée sans picoler, sans m'anesthésier le cerveau pour ne pas réfléchir, pour ne pas voir la réalité.Je m'enfonçais, je ne m'assumais pas.

Grâce à certaines personnes, j'ai eu, comme on dit, LE DECLIC.

J'ai comencé mon abstinence en octobre 2008, puis grosse rechute en janvier 2009, pour mieux me reprendre en main en mars 2009.

Depuis, je suis toujours abstinente, ma vie a totalement changé, j'ai quitté boulot, mari et maison. Je me sens beaucoup mieux dans ma tête, en paix avec moi même, je m'assume même...

J'ai passé beaucoup d'épreuves que, je pense, j'ai surmonté.

Pourtant, aujourd'hui, enfin depuis quelques jours, l'envie de boire est bien là, me hante.

Certes, je ne veux pas gacher tous mes efforts, je ne veux pas perdre toutes ces bonnes choses comme l'amour, la paix, et la joie de vivre que cette abstinence m'a apportées.

Mais alors, pourquoi cette envie de boire? Ce poison va-t-il toujours être présent dans mon esprit?

Je n'attends pas de réponse, je voulais tout simplement mettre des mots sur mes maux.

bilboo
Portrait de cgelitti
bonsoir, merci à tous; j'ai vu ma psy et je lui ai parlé et elle ne m'a pas jugée cela fait plaisir et le mieux elle m'a dit de me faire livrer les meilleurs pralines et d'en manger une quand mon mari me "tente" avec son vin (il adore le chocolat!) tout est question de tentation!!! mais depuis ma visite chez elle je me met un beau verre comme lui et je me sert a volonté de ;;;coca
merlin
Portrait de cgelitti
oui c'est un choix de vie 6 mois avec 2 rechutes, je recherche l'abstinence totale, je suis à 90 au lieu de 120 100. Mon docteur m'a dit de ne pas me prendre la tête, mon problème n'est pas de boire de l'alcool, mais je pense souvent aux bétises que j'ai pu faire et qui auraient pu être grave quand je buvais, surtout que je suis un petit gabarit et que j'étais vite partie. Sinon je retourne début mars voir une psycothérapeute ce sera la deuxième fois, une femme charmante qui réussi à me faire parler. Je vais mieux ça c'est certain, espère continuer à garder ce cap.
merlin
Portrait de cgelitti
merci de me préciser ceque l'on apprend en cure sur le fonctionnement des dépendances et des connaissances.
Corinne
Portrait de cgelitti
Oui, le facteur temps est très important ; je pense qu'il varie d'une personne à l'autre. Une constante, les 2 périodes à plus hauts risques de rechute dans l'années : les fêtes (Noël et nouvel an) et les vacances d'été (on se lâche, on est bien, on boirait bien un p'tit aperro....).
En fait, l'abstinence n'est plus un problème quand elle est vécue comme un mieux-être et non pas comme une obligation voire une punition. Il me semble que quand elle devient un choix de vie, elle est agréable et n'empêche pas de rire.
En cas de passages difficiles dans ma vie, j'ai aussi eu recours, récemment, à l'hypnôse : vraiment très bien.
pour ce qui me concerne. J'ai notamment réglé mes problèmes d'insomnie et donc ma dépendance aux somnifères.... eh oui, encore une autre....
Je vous souhaite à tous plein de bonnes choses.
Nounou92
Portrait de cgelitti
Corinne, tu parles de séances d'hypnose, cela t'a vraiment aidé?
Alain 13
Portrait de cgelitti
Merci pour ces éclaircissements.
Je suis d?accord avec toi Merlin. Je pense que le « remède », c?est chacun d?entre nous qui le détient pour soi-même, et que tant que l?on cherche une réponse médicamenteuse à notre addiction, on fait fausse route.
Tu vas y arriver ; les rechutes ont été l?expérience nécessaire.
Accroche-toi.
sylvie
Portrait de cgelitti
salut nounou92

je crois que si tu veux des réponses sur le bacloféne il y a un forum plus spécifique

http://www.e-sante.fr/fr/forums_sante/BACLOFENE-46166-29-837 -838.htm

Nous sommes nombreux a prendre ce produit et tu pourras poser des questions

et comme je crois que je t'ai reconnue si tu veux en parler , je suis à ta disposition
tu avais hésité il y a un an, alors le baclofène il est peut être temps

bisous
Corinne
Portrait de cgelitti
C'est quoi le baclofène ? ça sert à quoi ?
Si c'est pour arrêter l'alcool, c'est une supercherie. Aucun médicament ne soigne de l'alcoolisme. Si c'est un anxyolitique, ça peut aider à traverser un cap difficile.
Concernant le psy .... une séance par mois, à mon avis, c'est peu. Trop peu. J'avais besoin de davantage. C'était ma canne.
Pour ma part, une fois acceptée le fait d'être abstinente, d'en être contente, de ne plus subir ce mode de vie, j'ai pu parler de mon alcoolisme librement. Toute ma famille et tous mes amis et proches sont au courant : je leur ai dit, expliqué la dépendance. Je n'en ai pas honte et, au début, c'était aussi pour me protéger. Quand les gens savent, ils n'insistent pas pour vous faire boire, au contraire, sauf s'ils n'ont rien compris (et il y en a un certain nombre....... dont il faut se méfier).
Il faut du temps pour accepter et vivre sereinement sans l'alcool. Nous vivons dans une société où l'alcool est partout et fait partie de la vie ; il contribue aux liens sociaux. Difficile parfois de faire admettre qu'il n'est pas nécessaire au bonheur, voire même le contraire. Sauf si, bien entendu, l'alcool n'est que dégusté : c'était mon cas avant de devenir dépendante. Je dégustais les vins accompagné de plats délicieux. Depuis que je ne bois plus, j'ai donc aussi changé mes menus. Moins de viande et de fromages (j'adorais le Bordeux rouge) et plus de poisson.

Allez, courage, la vie est belle sans artifice, bien plus légère.
Nounou92
Portrait de cgelitti
[QUOTE=mina] Le baclofène c'est un médicament qui tue l'envie de boire et apparemment ça marche bien.
Mais moi j'avais posé une question, et je n'ai pas eu de réponse.[/QUOTE]

Mina,
Moi aussi le baclo me tente, j'y pense et j'aimerais en connaitre un peu plus sur ce médicament, mais j'hésite, je ne sais pas, est-il possible de vivre une abstinence heureuse sans baclo, ou vivre avec du baclo à vie pour quelques verres ?????
merlin
Portrait de cgelitti
tous vos temoignages me touchent moi ça fait 6 mois, mais avec 2 rechutes, je m'accroche et je sais que j'ai la motivation, je ne veux plus toucher une goutte d'alcool, je sais que si je retouchais une goutte, et bien ce ne serait pas une goutte malheureusement, et il faut se dire que c'est vrai ce n'est pas une punition mais plutot une délivrance et une autre façon de vivre, bonne soirée.

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