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Un bébé à 40 ans

Un bébé à 40 ans

Un enfant quand on veut ! Pas toujours facile, pourtant l'âge de la maternité recule et plus de 30.000 mamans font leur petit dernier voire leur premier après 40 ans, alors qu'elles n'étaient que 8.000 il y a 20 ans. Un point sur les chances, les risques et les bonheurs de ces grossesses tardives.

Des bébés quand on veut ? Pas si simple ! Nous possédons à la naissance un capital d'environ 400.000 ovules. À mesure que la femme vieillit, ses ovaires deviennent moins réceptifs à l'hormone folliculostimulante (FSH), une substance qui stimule la maturation des ovules et la libération d'oestrogènes. La baisse de la fertilité semble également découler directement de la chute, liée à l'âge, du nombre d'ovules sains dans les ovaires de la femme. Chaque mois, lorsqu'elle est en âge de procréer, seul un ovule arrive généralement à maturation. Le nombre d'ovules commence à diminuer dès l'enfance et continue à l'âge adulte. Il n'est plus que de 25.000 à 37 ans, et de 1.000 à 51 ans. L'ovulation contribue à cette diminution mais la majorité des ovules sont lentement absorbés par l'organisme. Arrivées à la cinquième ou sixième décennie de leur vie, la plupart des femmes ont épuisé le stock d'ovules dont elles disposaient à la naissance. Les limites de la science Absorbées par leur carrière, toujours plus exigeantes pour le choix du géniteur idéal, désireuses de donner les meilleures conditions de vie matérielles à l'enfant à venir, les femmes retardent donc le moment d'être mères et se raccrochent à l'idée qu'en cas de déficience, la science viendra à bout de leur baisse de fertilité. Mais la médecine ne peut pas tout et celles qui attendent le meilleur géniteur, le moment le plus propice de leur vie professionnelle, la meilleure maison et les conditions financières idéales risquent, quelle que soit la prise en charge médicale, de ne jamais être mère ! À 40 ans, le taux de succès des PMA (procréation médicalement assistée) est de 13,9 %, à 43 ans il chute à 7,6 % pour n'être plus que de 1,9 % à 45 ans (source : revue Américaine Fertility & Sterility 2005). Mieux vaut donc être une mère imparfaite que de ne pas être mère du tout ! Le don d'ovocytes Avec l'âge, la fertilité est ainsi menacée. Mais il existe un moyen de pallier le vieillissement des ovaires : le don d'ovocytes d'une autre femme. Si cette technique est autorisée en France, elle reste encore peu pratiquée et surtout elle est rarement proposée aux femmes de plus de 40 ans. Certaines d'entre elles n'hésitent pas à partir à l'étranger, où les équipes médicales sont plus conciliantes avec l'âge. Et de nombreux gynécologues français voient arriver des nouvelles mamans de plus de 40 ans qui reviennent d'un voyage en Belgique ou en Espagne. Un bébé si désiré ! Comment vivent-elles leur maternité, ces mamans de 40 ans ? Comme un cadeau de la vie répondent-elles en choeur ! C'est un projet mûrement réfléchi qui arrive souvent après une période d'infertilité. Elles se sentent plus mûres qu'entre 20 et 30 ans. Elles ont plus confiance en elles, elles sont plus patientes, plus philosophes. Elles peuvent néanmoins se révéler trop exigeantes et le décalage entre l'enfant rêvé et l'enfant réel peut être encore plus décevant que chez des mères plus jeunes dont les investissements sont plus dispersés. Même si elles ne l'avouent pas, elles veulent que leur enfant soit le meilleur, le plus précoce.

L'équilibre du couple À 20 ans, on trimballe son bébé partout, à lui de s'adapter à la vie de ses parents. À 40, on exige pour lui les meilleures conditions de confort et ce sont les besoins de bébé qui régissent la vie des parents. Et, si la maman est tout à son extase maternelle, le père risque de se sentir frustré et de mal vivre un trop plein de contraintes. Certaines de ces mères, si comblées par leur maternité, avouent une libido en chute libre et ne laissent pas toujours l'accès au papa qui, du même coup, perd sa femme sans avoir trouvé sa place de père. Quand on a vécu à deux, 10 ou 15 ans libres de toutes contraintes, l'atterrissage est rude pour les pères qui n'y retrouvent pas, c'est le cas de le dire, leur petit ! La transformation du corps Globalement, contrairement aux mamans de 20 ans qui vivent parfois physiquement mal ce qu'elles ressentent comme une déformation de leur corps, elles ont adoré l'épanouissement de la grossesse et se sont senties plus belles que jamais. Elles sont aussi plus rigoureuses sur la surveillance de leur poids. Bien sûr, leur peau n'est plus aussi souple, elles ont besoin de plus de sommeil, la récupération après l'accouchement est plus longue et la fatigue plus grande, mais elles sont portées par une telle joie qu'elles n'en ont pas vraiment conscience. Si elles décident de ne pas allaiter, souvent pour protéger leur poitrine, elles le font sans culpabilité.

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Article publié par le 06/08/2007 - 01:00

Sources : Côté santé, juin 2007.

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Cet article est extrait du magazine Côté Santé.

 

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