Augmentation mammaire : prothèses mammaires ou lipofilling des seins ?

Mis à jour le Lundi 25 Février 2013 : 13h55

A l’heure où le procès des implants PIP commence, de nombreuses femmes s’interrogent sur les alternatives aux prothèses mammaires.

Le lipolifting en est une.

Augmentation mammaire : une mise en point s’impose.

Augmentation mammaire : les injections d’acide hyaluronique dans les seins sont maintenant interdites

Les injections d’acide hyaluronique dans les seins ont été interdites le 26 septembre 2011 par l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

Le motif : ce produit pourrait perturber le dépistage clinique et radiologique du cancer du sein.

Pour cette raison, et dans l’attente de données scientifiques plus étayées, cette technique est actuellement interdite pour envisager une augmentation mammaire.

Augmentation mammaire : connaissez-vous le lipofilling ?

Cette technique consiste à prélever de la graisse sur le propre corps de la patiente pour l’injecter dans la poitrine.

Le prélèvement peut se faire sur les cuisses, la culotte de cheval, les genoux, voire le ventre.

Une fois prélevée, cette graisse est purifiée au maximum (le plus souvent par centrifugation) pour une greffe véritable de cellules graisseuses au niveau des seins.

Quels sont les avantages du lipofilling ?

  • Acceptation parfaite de la greffe par le corps (puisqu’il s’agit d’une autogreffe) et excellente tolérance du tissu injecté (pas de rejet ou de phénomène de coque par exemple).
  • Lorsque la greffe a pris, le résultat est stable et définitif.
  • Pas de corps étranger dans l’organisme.

Attention le lipofiiling présente aussi des inconvénients.

  • La quantité de graisse nécessaire pour cette intervention est directement liée à la quantité de graisse disponible sur l’organisme de la patiente.

    Or pour une augmentation mammaire satisfaisante, les quantités à prélever sont importantes chez des patientes souvent minces.

    Ce qui peut souvent représenter une limite à l’indication de cette technique.

  • Lasurveillance du dépistage du cancer du sein est rendue plus difficile car on ne sait pas encore à l’heure actuelle ce que vont devenir les images radiologiques de la graisse injectée.

    Raison pour laquelle les hautes autorités de santé n’autorisent cette technique qu’avant l’âge de 35 ans et seulement dans le cadre d’un protocole de suivi très rigoureux pour ne pas perdre ces patientes de vue et pouvoir évaluer cette technique en matière de dépistage du cancer du sein.

  • Le résultat n’est jamais garanti dans la mesure où l’on ne peut prédire que la graisse va subsister dans 100% des cas. Il s’agit en effet d’une greffe et comme toute greffe , elle peut ne pas prendre parfaitement.
  • La durée de l’intervention est dans ce cas longue. Deux à trois heures d’intervention ce qui grève le budget d’’au moins 30% par rapport à une augmentation mammaire classique par prothèses.
  • Enfin et surtout l’augmentation de volume mammaire est limitée dans les meilleurs cas à 250 ml, soit la prise maximale d’un seul bonnet en taille de soutien gorge.
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