Kristell
Portrait de cgelitti
Mon compagnon est alcoolique depuis longtemps. C'est devenu invivable et je lui est donné un ultimatum pour sauver notre couple.

Il est conscient d'avoir un pb d'alcool et il a accepté de voir un alcoologue. Or, pour une raison que je ne comprends pas, il s'est engagé à réduire sa consommation mais il n'envisage pas du tout l'abstinence (et le médecin a dit OK !!!).

Maintenant, il fait des efforts mais de temps en temps (1 fois ou 2 par semaine, il est encore saoul à en délirer).

Peut-on vraiment s'en sortir sans sevrage total ?

Merci pour vos témoignages.

ginou
Portrait de cgelitti
chère nicole. sort le plus vite possible de cet enfer,je peux te dire par expérience que s il ne veut pas s arréter totalement il ne le fera jamais.tu vas passer a coté de ta vie pour un miracle qui n arrivera jamais.je vois qu on dit que l alcoolisme est une maladie mais lorsqu on a un cancer est ce qu on démoli la vie des autres ?non on se soigne .toute maladie peut se soigner a défaut d en guérir .il y en a marre de défendre les alcoolos et nous qui défend nos enfants et nous.il devrait y avoir une loi pour ce qui boivent,ou ils prennent la decision de se soigner ou on prend la décision pour eux et on les hospitalisent de force avant que leur état empire.les docteurs devrait penser a protéger les familles de ce fléau et faire le nécessaire.que de souffrances évitées,que de viols evités et que de morts en moins sur la route quand ce n est pas de lourds handicaps.je suis peut etre dure mais quand je vois qu au bout de dix anx de divorce je n arrive pas a me reconstruire et que je n arrive plus a rien attendre de la vie.que j ai de nouveau choisi un compagnon qui ne m apporte rien et que je n ose meme pas quitter et si vous me demandiez pourquoi je ne saurais pas vous répondre.la peur de rester seul? peut etre. ce fameux mot peur qui me hante.j etais une jeune fille de 19 ans qui aimait la vie,qui riait de tout et de rien ,qui n avait pas de phobie et au bout de quelques jours de mariage j ai commencé a savoir ce qu etait la peur mais je croyais qu avec beaucoup d amour j arriverais a etre plus forte que son amour pour l alcool,quelle illusion? si tu as de la famille chez qui tu peux aller quelques temps,essaie de voir la difference entre une vie calme et celle que tu vis en ce moment et en voyant que tu ne supportes plus cette vie peut etre que cela lui fera un électro choc en voyant que tu es décidée.je te souhaite bonne chance et pense a toi sois égoiste comme me la dit mon psy il y a des moments dans la vie ou etre egoiste n est pas un défaut mais une question de survie
Alain
Portrait de cgelitti
Nicole, la réponse à ta question est claire et nette: c'est non. et tout bon spécialiste pourra la confirmer. La seule issue pour un malade alcoolique de "guérir", c'est "alcool zéro". Je suis personnellement malade alcoolique; j'ai tout essayé, et bien sûr la modération... "l'apéro juste le dimanche..." et j'ai bien vu que je replongeais à chaque fois. jusqu'à ce que je fasse non pas un simple sevrage, mais une cure de cinq semaines, suivi d'une post-cure d'autant; c'est un travail sur soi important qui peut tirer la personne de cette situation, avec une aide médicale au départ, pour éviter les symptômes du manque, une aide psychologique efficace. Il faut en gros repenser sa façon d'appréhender la vie, trouver un certain épicurisme. Trop long à expliquer ici.
J'ai lu avec intérêt les interventions de Ginou et de psy. Si tu aimes ton compagnon, assiste-le, mais sache que tu ne peux rien. c'est à lui de décider. Et si rien ne se passe, agis comme le préconise Ginou; avant de te mettre toi-même en danger, il faut "lâcher prise".
Les étapes que tu peux l'aider à franchir: 1) la prise de conscience, le rejet du déni. 2)Consultation d'un alcoologue dans un centre hospitalier ou un CCAA 3)un sevrage et une cure 4) un suivi médical, psychologique, et une association, car paradoxalement, il nous faut oublier l'alcool en tant que consommateur, mais le garder à l'esprit, car le moindre verre enclenche une rechute. Nos neurones sont ainsi faits!
Pour les assoc, il y a La croix d'or, la croix d'argent, les AA... personnellement, je suis allé à Vie Libre; j'ai apprécié le soutien que j'ai reçu, et je prends maintenant part aux diverses actions de prévention, d'information. Le site en est: www.vielibre.fr tu peux trouver des info sur la maladie alcoolique, les actions, les permanences, et un forum où tu seras comprise, et conseillée.
Bon courage. On en sort, et transformé (en beaucoup mieux!)
Alain
Portrait de cgelitti
"Ne plus penser à l'alcool en tant que consommateur"... je t'assure que cela me paraissait une impossibilité totale, une aberration, un... , une... !
Il faut mettre autre chose dans l'esprit, des endomorphines, qui sont stimulées par le fait de se faire plaisir, et d'agir. La "guérison" passe par une bonne connaissance de la maladie, et du corps humain, surtout du cerveau. Il est des choses toutes simples à savoir sur son fonctionnement,et ensuite l'abstinence ne pose aucun problème. Ces choses là, on les apprend en cure.
Ce que je vais dire est sans concession, mais j'ai vécu moi-même si longtemps dans le déni.. Il est totalement illusoire de vouloir baisser, limiter, gérer sa consommation d'alcool: et ce n'est pas une question de volonté: le cerveau, après un certain temps de prise d'alcool, produit de la THP (tétra Hydro Papavérine) et c'est cela qui crée la dépendance. La seule solution, c'est ALCOOL ZERO, à vie.
Dur à admettre, mais une fois que c'est admis, en te disant qu'il vaut mieux être malade alcoolique, que d'être atteint d'une maladie comme le cancer, car dans ce cas, c'est toi l'acteur de ta guérison. Un acteur auquel il faut l'aide d'un alcoologue, d'un psychologue, d'une association.
et quand on regarde en arrière, on se dit que c'est une chance d'être tombé dans cette merde, car pour en sortir, il a fallu livrer un combat qui n'est pas évident, donc qui te valorise. Il a fallu pousser très loin la connaissance de soi, ce qui t'a permis de rencontrer quelqu'un que tu croyais connaître, que tu voyais tout les matins dans ta glace, mais qu'en fait tu ne connaissais pas.
Ce n'est pas du lyrisme, Nicole. ç'a été véritablement pour moi une découverte, une nouvelle vie, qui ne fait pas photo avec la précédente.
Vous ne pouvez pas vivre sur le fil de ce rasoir. Quel risque y a-t-il à essayer de repenser sa vie et revoir ses valeurs?
Bien à toi.
Psy
Portrait de cgelitti
Par ma pratique professionnelle, je sais que l'alcoolisme est une problématique très lourde dont il est difficile de se sortir.Je ne pense pas qu'une diminution progressive de la consommation conduise à l'abstinence ou à une gestion acceptable de la consommation d'alcool.L
ginou
Portrait de cgelitti
vous avez raison, j'avais écrit une petite partie de ma vie,mais j'ai tout éffacé et vous venez de me faire comprendre ce qu'au fond de moi je savais déja.En me relisant il y a des choses qui m'ont frappés.Il faut vous dire que je fais une amnésie sur mon enfance jusqu'a l'âge de 7 ans.J'ai vécu des choses que mes cousines se rappellent et poutant nous n'avons que 6 mois d différences.J'ai bien essayer de retourner a l'endroit ou je vivais mais a part de terribles angoisses rien ne m'est revenue.Le soir quand je m'endort il m'arrive souvent de voir des visages et j'ai un prénom en tête,mais pas son visage.En tout cas je sais une chose,c' est que personne ne me mettra plus jamais la main dessus et malheur a celui qui toucherait une de mes filles.
Kristell
Portrait de cgelitti
Je ne comprends pas toute ces personne qui se soul tout les jours. Moi, je connais des personnes, qui en souffre, jusqu' en cacher. On éssaye de l'aider, mais tjs la même choses. Cette personne a fais plusiur fois des crises d'épidepsie lié a l'alcool, a été hospitaliser a plusieur reprise.Moi, du haut de mes 20ans , qui boit un peu d'alcool a l'heure de l'apéro, je n'espère pas devenir alcolique
Nicole
Portrait de cgelitti
Merci Alain pour ton témoignage. ça me fait très peur car "ne plus penser à l'alcool en tant que consommateur" me semble quasi impossible. Cette satanée bouteille est toujours dans NOS esprits. Nous nous réjouisson quand Il a bu moins que d'habitude et que le soir venu le discours est encore cohérent.
Pourtant je l'avoue cet homme est extraordinaire de générosité, d'intelligence ; l'alcool a bousillé sa vie, tout son potentiel. Il voudrait se libérer mais c'est trop dur ; je crois qu'il boit moins pour nous sa famille parce qu'il nous aime mais la vie est trop dure pour lui sans ça. On est sur le fil du rasoir en permanence.
lolo91
Portrait de cgelitti
bon courage car vivre avec une personne qui boi bquel calvair
nicole
Portrait de cgelitti
j'aimerais qu'il lise ces paroles. J'espère.
D'un autre côté s'il n'y a qu'une seule voie, l'abstinence, il faut en arriver à cette décision. Mais je ne peux pas la prendre pour lui.
Je tourne en rond.
Kristell
Portrait de cgelitti
Bonsoir Kristell
Tu ne comprend pas ces personnes ? mais elles ne se saoulent pas tous les jours, loin de là. Elles compensent un manque dans leur vie. Tu as ma chance d'avoir la jeunesse, un proverbe "donne moi ta jeunesse et je te donnerai ma sagesse". A 20 ans je ne buvais pas une goutte d'alcol, les années passent, les problèmes s'accumulent, le chômage, les divorces, une enfant handicapée, un handicap pour moi aussi et tu te retrouve seule face à tes blèms et tu gère comme tu peux. Il ne faut pas juger, je te souhaite tout le bonheur du monde mais tu ne sais pas ce que l'avenir te réserve ...
Alors essaye de comprendre des gens et moi aussi qui écrit malgré tout lucide à 4h25 du mat..
Merci de ta compréhension
Marianne

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