Siwa
Portrait de cgelitti

Bonjour à toutes et à tous !

Actuellement étudiante en master 2 de Management à l'ISIT et dans le cadre d'un projet scolaire en Ressources Humaines, je recherche à interviewer des personnes de 44 ans et plus qui ont fait un burn out dans le cadre professionnel et seraient prêtes à témoigner de leur expérience pour savoir dans quel contexte ça a eu lieu et comment elles ont fait pour surmonter cela.

Rasurez-vous, vous pourrez garder l'anonymat, et il n'y aura pas de question indiscrète. C'est uniquement dans le cadre d'un projet scolaire qui ne sera pas rendu public. Seuls les membres de mon groupe de travail et mon professeur auront accès aux interviews.

En vous remerciant de votre attention et en espérant de tout coeur que certains ou certaines d'entre vous accepteront de répondre à mes questions, je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes de fin d'année !Charlie

nlr41
Portrait de cgelitti

bonsoir

je suis en arrêt depuis fin septembre pour burn out . j ai ete admise aux urgences en me rappelant de rien  comment j étais rentré, de la date, ce qui m arrivait...  apres ponction ombaire pour exclure la meningite, on me dit que c'est une grande fatigue et donc burn out .  durant 2 mois je dormais jusqu'a 15h par jour et une sieste l apres midi. rien envie de faire...et surtout pas envie de réfléchir.   j'ai eviter les antidépresseur et je suis sous homeopathie.  je suis toujours en arret et commence doucement a reprendre des activités sachant que je suis vite fatiguée et pas toujours envie de faire quelquechose.  c'est dur  mais il faut que je me bouge pour retrouver un rhytme. la crainte c'est de retomber dans cette spirale  boulot dodo, trajet...

voila mon histoire si ca peut vous aider

nlr 41000

 

Siwa
Portrait de cgelitti

bonjour, je suis dans l'ens-sup et depuis plusieurs années dans un cadre de concurrence, de bureaucratie, d'absence de collectif, d'attentes et d'incivilités grandissantes (étudiants).j'ai fait une grippe en janvier tout en voulant /devant faire mes cours durant une semaine ; épuisée déjà avant . Le samedi , une amie infirmière m'a poussé à consulter, le médecin était effrayé de mon état et m'a fait un arret immédiat. cependant à l'université, nous n'avons pas de remplaçant et les collègues ne conçoivent pas qu'on puisse s'arreter. J'ai fait un cours le matin, public correct, avec du mal à tenir debout, essoufflé, accouphènes..l'après midi,  lors d'un cours au public indiscipliné, un étudiant suivi d'autres ont crié, refusé de faire leur travail etc; je me suis retrouvé à fonctionner auradar, sans parler,à ranger mes documents, quitter la salle tout en voulant rester digne. avec le sentiment d'un très grand isolement, personne dans les couloirs et tjrs des étudiants -délégué de surcroit- récriminant et gueulant. Tout aurait pu se passer, sauter de l'escalier pour rendre visible ces conditions de travail se dégradant .Je suis allé chez le supérieur qui après 5mn a pris les choses à la légère et m'a dit de prendre de la distance en restant evasif. Il ne m'a pas dit ce que j'ai su plus tard, que c'était un accident de service que j'aurais du déclarer, et vu le cadre lié au travail, un accident de travail.j'ai posé mon arret, finalement et le soir j'étais couché, avec un immense soulagement que cela s'arret enfin.Le médecin m'a revu , avec une expression grave en me voyant, vérifiant de suite la TA, me disant vous etes épuisé, me mettant sous AD du fait des propos que je tenais , de la disqualification et du sentiment de ne plus etre rien pour le milieu de travail (le processus de disqualification est cependant bien réel depuis plusieurs années et a annéanti mon estime personnelle et professionnelle. Durant un mois 1/2 j'ai dormi matin après-midi et nuit soit 16h au moins/j, avec céphalées sévères et accouphènes, ruminant 24h/24 les questions de travail et ce qui c'était passé avec les étudiants, peur du moindre contact de la profession (la première semaine, honte et peur d'etre jugée, j'ai reçu coups de fil répétés du supérieur les 2 rpemières semaines, et  les secretaires également. je me suis totalement déconnecté (messagerie prof et perso) mais en étant paniqué des csq professionnelles et des jugements du milieu hyperconnecté -connaissant les préjugés et les usages - pourtant il est formellement interdit pour un employeur de contacter qq en arret maladie, cela s'apparente à du harcelement. la DRH m'envoyait mes avis d'arret de travail par mails et au boulot, .. tout ceci a accentué mes troubles et l'anxiété généralisée avec les contracturesdepuis 1 mois, je dors un peu moins, les accouphènes augmentent avec la journée, je suis tjrs essouflé, pas d'envie, peur d'aller dans le quartier et à l'université. Plus aucun acollègue ne m'a contacté, par contre on m'a amené des copies à corriger.je rumine dès que je lis qqchose concernant mon milieu . Je suis suivi par le généraliste et également un psychiatre à qui j'ai confié le processus de dégradation de mes conditions de travail et le fait que le travail a tout mangé de ma vie.je n'arrive pas à lire un seul livre, j'ai du mal à me concentrer, ne peux travailler, comme hébété! j'ai des pertes de mots. mon bureau est resté comme il était il y a 3 mois, j'essaie de me détendre tout en me donnant de petit objectifs, mais pas trop de liste irréalisable.aller d'arrets de travail en arret de travail. j'ai fait une demande de CLM, cest éprouvant de faire ces papiers.  j'ai vu le médecin du travail (de prévention) qui m'a dit qu'il n'y avait aucune adaptation du poste de travail. Elle est seule pour 700 enseignat-chercheur.mais cela m'a déprimé encore pluscet évenement m'amène cependant à envisager de tout laisser, les médecins ne veulent certainement pas que je fasse de betise et me retrouve sans rien avec charge familiale. le déclic s'est quand meme fait avec leur accompganement, que j'acceptais depuis des années des conditions inacceptables, surtout de la part de collègues .voilà

Sujet vérouillé