Desgian
Portrait de cgelitti

bonjour à toutes et tous,

je suis actuellement en AT pour burn out depuis 1 mois. C'est un burn out qui a dû se déclarer depuis fin 2011 mais j'ai perduré dans mon travail en espérant que cela aille mieux. Mais ma hiérarchie, au courant depuis 1 an, n'a jamais pu(ou voulu) m'offrir un changement de travail qui aurait pu me relancer.......préférant me laisser dand mon jus. J"ai fini par exploser le 31 décembre 2012 ! J'ai vu mon médecin trois fois, à cette troisième fois, il m'a prescrit un anti dépresseur que j'ai peur de prendre. Pouvez vous me donner votre avis là dessus ?

je signale que j'ai bientôt 50 ans que je travaille depuis 31 années et que j'étais depuis du genre "perfectionniste" au boulot (je précise cela pour les dubitatifs, ceux qui pensent (comme une partie de mes collègues) que je tire au flanc

Ceux qui ont connu malheureusement ce burn out comprendront mon état actuel. Je suis lucide sur cet état mais sans envie ..............j'ai du mal à trouver désormais de la motivation. Je fais du sport car je suis conscient que mon corps le réclame et des personnes m'ont dit que ça les a aidé à se sortir de là.

merci de votre participation

cordialement

sansetatdame38
Portrait de cgelitti

Bonjour,

Moi aussi j'ai eu un gros mal être au travail un jour...Crise de larmes et impossibilité d'y remettre les pieds depuis...Celà faisait quatre ans que je subissait des pressions incessantes.... Et puis obligation de signer rupture conventionnelle du contrat de travail.......Alors que j'étais en plein burn out on m'a licencié pour inaptitude ils en on profité pour me virer....

Moi personnellement, je me sens incapable de retourner au travail et celà fait deux ans et demi que je suis arretée....J'ai toujours la hantise que celà recommence ailleurs....Mais j'ai tellement envie de faire reconnaitre ce burn out qui le ronge.....Mais on me dit "que j'ai une structure fragile" et que mon burn  out ne sera jamais reconnu.....La fragilité à bon dos.....

Dans l'attente de partager avec vous vos expériences.Cordialement

Desgian
Portrait de cgelitti

bonjour  ce 28/07/2013 est-ce que çela va mieux ?

Acharnée-du-boulot
Portrait de cgelitti

Bonjour,

Désolée de ne pas avoir vu ton message avant. Effectivement il est difficile d'être reconnu comme quelqu'un de consciencieux lorsqu'on prend un arrêt de travail prolongé... on est forcément "tire-au-flanc". Je suis actuellement en plein questionnement. Dois-je retourner travailler là-bas ? Dois essayer d'obtenir un licenciement ? A l'inverse de toi, un licenciement, malgré la crise actuelle, me serait salutaire (même si je sais qu'il sera difficile à mon âge, bientôt 48 ans) de retrouver un boulot.

Le fait est qu'il vaut mieux se protéger du stress et d'un pseudo-harcèlement dès lors qu'on se sent fragiilsé(e) et que notre boulot finit par rejaillir sur notre quotidien, notre vie privée.

Je comprends que tu aies du mal à retourner au travail, après 2 années d'arrêt. Tu te sens loin du stress, loin de la pression, bien chez toi (même si en général celui qui en arrive au burnout est quelqu'un d'acharné au boulot, de méticuleux, et qu'il a besoin de travailler, pas de rester à la maison).

Je pense que tu devrais essayer de reprendre en intérim. Tu ne te sens pas prisonnière d'une situation, puisque la mission n'est pas durable.

Je pense qu'il faut franchir le pas et te faire violence. Plus tu tarderas, plus ce sera difficile pour toi de retrouver de l'estime pour toi, de reprendre confiance en tes capacités. Une mission intérimaire de 2 semaines, puis une suivante, puis une mission d'un mois, etc... tu ne prends aucun risque. Tu as la liberté, tu sais que ta mission va se terminer dans peu de temps, que si tu subis, tu peux partir sans conséquences.

Pour ma part, ça fait maintenant 9 semaines que je suis arrêtée... j'ai la boule au ventre, peur d'y retourner, peur du regard des autres, de leur jugement, de subir les sarcasmes de certain(e)s. J'ai HONTE, malgré le fait que je sache que mon arrêt est légitime. Je dois reprendre dans 2 semaines, mais suis-je prête ?

J'ai fait beaucoup d'heures supplémentaires non payées, même pas reconnues par une estime de l'employeur. Je faisais l'équivalent du boulot de 2 personnes et maintenant qu'une personne a été embauchée pour me décharger, je fais encore des heures supplémentaires (parce qu'on charge de nouveau mon poste de nouvelles responsabilités). C'est sans fin !!k On attendait l'arrivée de la nouvelle pour me confier d'autres tâches lourdes.

Je voudrais juste avoir un boulot confortable, rythmé (car je n'aime pas l'ennui), avoir la possibilité de me mettre en retrait pour effectuer les tâches de fond que sont mes nouveaux objectifs, mais je suis toujours dans l'urgence !! Jamais de répit, même pendant les congés d'été puisqu'il faut faire le boulot de ceux qui sont en congés.

Es tu suivie par un psy ? As-tu pu parler de ta situation. Pour ma part j'ai eu un premier RV chez un psy et je vais essayer de trouver les armes pour dire NON, pour savoir affronter la situation à mon retour. J'ai toujours dit oui, jamais su dire non. J'ai simplement eu le toupet de récupérer en arrivant plus tard à mon boulot lorsque j'avais fait des heures sup la semaine précédente... et on me l'a fait payer par des reproches injustifiés. Je ne l'accepte pas. Je suis outrée...

En quoi la reconnaissance du burnout est-elle importante ? Tu veux dire par l'assurance maladie ?

Dans l'attente de te lire, Cordialement.

 

 

Acharnée-du-boulot
Portrait de cgelitti

Bonjour,

Je vois que tu n'as eu aucune réponse depuis début février. Je suis dans une situation similaire depuis octobre. Après un premier arrêt de travail de 5 semaines en octobre, je suis revenue au travail, mais la situation ne s'étant pas améliorée, j'ai replongé... Le détonateur a été cette fois le reproche de ma hiérarchie sur des soi-disant retards qui correspondaient à la récupération de mes heures (première fois en plusieurs années que je rattrapais enfin mes heures... et légimite !!).

Sti tu as besoin d'échanger ton expérience, je suis dans le même cas. je la situation comme un échec. Quant aux anti-dépresseurs, je crois qu'ils sont incontournables mais peut-être aussi pouvoir parler de ses difficultésn s'éloigner de la source de notre stress peut nous aider à nous en sortir....

Sujet vérouillé