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Des animaux bons pour la santé

Des animaux bons pour la santé

Un nez qui peut sauver


Le dépistage du cancer du poumon est onéreux et n'est efficace qu'en phase terminale. Un test basé sur l'analyse de la respiration qui dépiste également le cancer du sein est en cours mais a un sérieux compétiteur : le chien. La nouvelle étude du docteur Michael McCulloch de la Pine Street Foundation à San Anselmo en Californie et de son collègue polonais Tadeusz Jezierski de l'Académie des Sciences en Pologne est la première à tester des chiens en leur faisant renifler l'haleine des patients. Cinq chiens ont suivi une formation de trois semaines afin de reconnaître l'odeur du cancer du sein et du cancer des poumons. Dans le cadre du test, 86 personnes souffrant d'un cancer (dont 55 du cancer des poumons et 31 du cancer du sein), et 83 personnes en bonne santé ont été suivies. Le cancer des patients avait été diagnostiqué grâce aux techniques classiques telles la biopsie, la mammographie ou le scanner. Aucun n'avait suivi une chimiothérapie. Les chiens ont alors reniflé l'haleine des patients qui avait été capturée dans un tube. Dans respectivement 88 % et 97 % des cas, les chiens ont correctement 'diagnostiqué' le cancer. Les chiens avaient de meilleurs scores lorsqu'il s'agissait de détecter un cancer au premier stade.

La vessie
Pour David Neal, chirurgien et cancérologue de l'université de Cambridge, spécialiste de la vessie et de la prostate, il est possible que les chiens, dotés d'un odorat 10 à 100 000 fois plus puissant que celui d'un être humain, sentent 'l'odeur du cancer', les personnes malades sécrétant un taux anormal de protéines dans leur urine. Six chiens, entraînés, devaient identifier, parmi sept échantillons d'urine, le seul correspondant à un cancer de la vessie. Au cours de 54 essais, les chiens ont correctement sélectionné l'échantillon dans 41 % des cas, soit un taux de succès trois fois supérieur au simple hasard (14 % de réussite). C'est un résultat 'hautement significatif', souligne Tim Cole, professeur en statistiques médicales de l'Imperial College, à Londres.

La peau


En 1989, une Anglaise, venue pour l'ablation d'un grain de beauté, a signalé que son chien le reniflait constamment, tout en ne prêtant aucune attention aux autres de ses grains de beauté, lorsqu'elle était en pantalon. Un jour, alors qu'elle était en short, son chien avait essayé de mordre ledit grain de beauté. Lequel s'est avéré être un mélanome malin, qui a ainsi pu être diagnostiqué à temps. En 2001, deux autres médecins britanniques ont signalé un autre cas : un homme qui souffrait depuis 18 ans d'un eczéma sur l'une de ses jambes a remarqué que son labrador s'était soudainement mis à le renifler constamment. Le patient souffrait en fait d'un cancer de la peau. Une fois la tumeur retirée, le chien s'est désintéressé de la jambe de son maître. De nombreuses anecdotes similaires ont été signalées depuis, mais l'étude de l'équipe de l'hôpital d'Amersham est le premier test scientifique rigoureux sur le sujet. Et, pour les différents experts consultés à la suite de ces résultats, s'il est peu probable que les chiens deviennent des éléments essentiels dans la lutte contre le cancer, les résultats de l'étude britannique sont néanmoins prometteurs.

Je bouquine…
Ces animaux qui nous guérissent, de Philippe de Wailly, Éditions du Serpent à Plumes.

Article publié par le 22/06/2009

Sources : Côté santé, juin 2009 ; Source : Le Monde / AFP et AP.

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Cet article est extrait du magazine Côté Santé.

 

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