Ananas

L’ananas (Ananas comosus) a souvent été présenté comme un fruit miracle qui aiderait à combattre la cellulite et serait l’aliment minceur par excellence. État des lieux.
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De l’Amazonie à nos assiettes

Originaire du bassin de l’Amazonie, l’ananas fut découvert par les Européens grâce à Christophe Colomb lors de sa deuxième expédition en Amérique du Sud. Son goût sucré et parfumé connut un vif succès en Europe et il fut cultivé en serre dès la fin du XVIIème siècle. Il fut dégusté par Louis XV lui-même. Autrefois réservé aux repas de fêtes, on le trouve aujourd’hui toute l’année sur nos étals.

La bromélaïne, enzyme bénéfique

Malgré son goût sucré et la présence de glucides, l’ananas est souvent considéré comme un aliment « diététique » : il contient peu de calories et pas mal de vitamines (C notamment). Mais sa réputation d’aliment « minceur » et « anti-cellulite » s’est surtout faite grâce à une enzyme contenue dans sa tige : la bromélaïne (ou broméline).

De fait, en phytothérapie, ce sont surtout les tiges de la plante qui sont utilisées. La bromélaïne est une enzyme protéolytique, ce qui signifie qu’elle a la capacité de dissocier les protéines en acides aminés facilitant ainsi leur digestion. La bromélaïne a également des propriétés anti-inflammatoires (1). Elle est ainsi efficacement utilisée dans l’arthrose, dans les pathologies traumatiques ou inflammatoires, surtout en cas d’œdèmes. La Commission E a approuvé l'usage de la broméline pour traiter les œdèmes postopératoire et post-traumatique (2). En application externe, l’ananas est à la fois un excellent décongestionnant et un antiseptique. Elle est donc utile en cas de plaie ou de brûlure pour apaiser et prévenir toute complication.

Antioxydante, elle serait utile pour combattre le vieillissement et en cas de cancer. Elle est aussi un antiparasitaire intestinal.

La bromélaïne aiderait à combattre la cellulite car ses propriétés protéolytiques mettraient à mal les protéines qui entourent les adipocytes (cellules graisseuses) responsables de l’effet peau d’orange. Malheureusement, à ce jour, aucune étude scientifique in vivo n’est venue confirmer cette hypothèse. D’autant plus qu’elle n’attaque pas les graisses : il serait alors plus efficace de les mobiliser et ainsi de les éliminer. L’aspect de la peau s’en trouverait ainsi amélioré.

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