papyjaja
Portrait de cgelitti

bonjour

voici un extrait d'un article se trouvant ici :

http://www.claudeberaud.fr/?49-lalcoolisme-nest-pas-une-maladie

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Depuis 1849 une maladie : l’alcoolisme, connue autrefois sous le nom d’ivrognerie, est reconnue du monde médical. Depuis 1960 cette maladie, définie par une dépendance définitive et incurable aux boissons alcoolisées, est caractérisée par une perte du contrôle de la consommation et un besoin obsédant d’alcool. La maladie alcoolique entraîne une perte de la liberté de boire modérément et ne connaît qu’un seul traitement : l’abstinence totale et définitive. Cette conception ne repose pas sur des données expérimentales mais sur une expérience clinique. Elle n’a jamais été mise en cause par les institutions médicales, mais elle est contestée par les spécialistes des sciences humaines et par une partie de ceux qui soignent les sujets atteints d’une addiction."
jeanne
Portrait de cgelitti

Que veux-tu prouver avec cet extrait? que l' alcoolisme est une maladie? nous le savons.....et que l' abstinence n' est pas la seule façon de soigner? nous le savons aussi puisqu' il y a maintenant le BACLOFENE qui est très efficace!!!!

Tu sembles aimer la lecture, en voici.......

Génétique. Après des années de croyance en une transmission exclusivement sociale, le caractère génétique du risque de dépendance à l’alcool n’est plus contestable. Pas moins de onze polymorphismes génétiques sont significativement associés au risque d’alcoolisme (Online mendelian inheritance in man, le 26 juin 2008). Ces gènes concernent surtout les voies du métabolisme de l’alcool (ADH et ALDH), de la dopamine (CRD2), de la sérotonine (SLC6A4), et du GABA-A.

Neurobiologie. A côté de la dopamine, de la sérotonine et du «circuit de récompense» par les endorphines dont l’implication est admise depuis plusieurs années, l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), voit son rôle dans la genèse de la dépendance et du craving mieux cerné. Le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central des mammifères et on a démontré un lien entre les sous-types de récepteurs GABA et la dépendance à l’alcool.

Le craving La «motivation à boire», ce «craving» qui précipite les alcooliques dans la rechute a un substrat neurobiologique de mieux en mieux identifié. La maladie alcoolique se conçoit comme un conditionnement organique du neurone. Non plus comme un manque de «volonté», une tare ou encore une punition.

La perspective des traitements de l’alcoolisme s’en trouve bouleversée.

Le baclofène. Un puissant agoniste GABA-B capable, selon la dose administrée, de réduire, voire de supprimer l’appétence pour l’alcool des animaux dépendants, trouve sa place dans le traitement de l’alcoolisme.

Utilisé pour la première fois en 1993 par Krupitsky et coll., chez des patients alcooliques, le baclofène se montre supérieur au placebo pour réduire l'anxiété et la dépression. En 2000, Addolorato et coll. rapportent l'utilisation de baclofène, 30 mg/j pendant quatre semaines chez dix patients alcoolodépendants avec un effet significatif sur la consommation d’alcool et une réduction du craving.
Deux ans plus tard, les mêmes auteurs incluent 39 patients alcooliques dans un essai randomisé comparant le baclofène à un placebo. Soixante-dix pour cent des patients sous baclofène restent abstinents pendant les trois mois de suivi contre 21% des patients sous placebo.

Chez les alcooliques atteints de cirrhose.
Addolorato et coll. ont publié le premier essai contrôlé randomisé avec baclofène chez 84 patients atteints de cirrhose et de dépendance à l’alcool. La moitié a reçu du baclofène 30 mg/j pendant trois mois, l’autre moitié un placebo. Après trois mois, trente patients (71%) sous baclofène étaient encore abstinents et seulement douze (29%) dans le groupe placebo.1 La durée d’abstinence cumulée était deux fois plus élevée chez les patients traités par baclofène.

Ce premier essai chez les patients présentant une cirrhose alcoolique, une population généralement exclue de ces essais, est certainement une étape importante. Restent encore plusieurs inconnues avant une recommandation plus large de ce traitement : quelle dose, quelle durée de traitement, quelle tolérance ?
La somnolence ou la fatigue ont été les principaux effets indésirables dans le groupe baclofène. Mais une augmentation progressive de la posologie, comme savent le faire les neurologues pour leurs patients spastiques, permettrait d’atténuer grandement cette sensation de somnolence ou de fatigue.

Tout n’est pas écrit sur le baclofène. Trois cas cliniques suggèrent que de très hautes doses de baclofène (jusqu’à 3 mg/kg) sont bien tolérées et suppriment de façon prolongée le craving.
Tout n’est pas écrit sur la neurobiologie appliquée aux traitements de la dépendance à l’alcool.
Un article dans Science (mars 2008) identifie un récepteur à la neurokinine comme une cible nouvelle.2 Chez le rat puis chez l’homme (dans le même article !), l’antagoniste de ce récepteur supprime le craving et améliore nettement le bien-être des patients inclus.

On a pensé et cru que le traitement de l’alcoolisme ne passait que par les approches psychosociales. Alors que génétique et neurobiologie ouvrent de nouveaux horizons, la réponse thérapeutique à l’alcoolisme sera demain sans doute une synthèse... L’histoire n’est pas finie… Bibliographie : 1 Addolorato G, Leggio L, Ferrulli A, et al. Effectiveness and safety of baclofen for maintenance of alcohol abstinence in alcohol-dependent patients with liver cirrhosis : Randomised, double-blind controlled study. Lancet 2007;370:1915-22. 2 George DT, Gilman J, Hersh J, et al. Neurokinin 1 receptor antagonism as a possible therapy for alcoholism. Science 2008;319:1536-9.

Mises en garde et précautions d'emploi (BACLOFENE IREX) - Non indiqué en cas d'états athétosiques, de maladie de Parkinson. - Fortement déconseillé en cas de spasme musculaire d'origine rhumatismale. - A éviter lors de: troubles psychotiques, schizophrénie, état confusionnel (risque d'aggravation des manifestations neurologiques), hypertonie sphinctérienne (risque de rétention d'urines), - Effectuer une surveillance médicale lors de: ulcère digestif, affection vasculo-cérébrale, insuffisance respiratoire, diabète ou atteintes hépatiques (en contrôlant régulièrement:transaminases, phosphatases alcalines, glycémie). - Ne prescrire en cas d'épilepsie en respectant strictement la posologie et le mode de sevrage. - En gardant un certain tonus et des spasmes transitoires musculaires, on peut éviter des thromboses veineuses profondes et favoriser la fonction circulatoire.- En cas de diabète, d'atteintes hépatiques: doser régulièrement SGOT, phosphatases alcalines et glycémie.
papyjaja
Portrait de cgelitti

Bonjour ,

 

Parfois je me demande si ce forum n'est pas sponsorisé par Baclofène ! Ou aors, Contreprescription, travailles-tu dans la boîte ? 

Moi, je suis alcoolique , abstinent depuis quelques 24 heures  et je n'ai eu recours à aucun médoc mais bien à A.A. (Alcoolique Anonyme ) et j'en suis très heureux . Chez A.A., j'ai trouvé un merveilleux programme de rétabloissement auquel j'ai adhéré , mais sans  la moindre obligation . 

 

contreprescription
Portrait de cgelitti

Mais tu ne m'a toujours pas répondu ????

Pourquoi conseiller du baclofène, molécule synthétique, issue de l'industrie pétrochimique plutot que de l'acide gamma-aminobutyrique naturel bien moins toxique que les produits chimiques ???

contreprescription
Portrait de cgelitti

Je constate qu'apparement tu ne sais pas lire....

Pour plus d'information non commercial concernant le baclofène je te conseille une nouvelle fois :

http://baclofene.wordpress.com

Sujet vérouillé