Alcool : cinq minutes pour convaincre

Publié par Dr Philippe Presles le Mercredi 27 Août 2003 : 02h00
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Le rôle du médecin généraliste est prépondérant dans le repérage des patients rencontrant un problème avec l'alcool. En effet, les trois quarts de la population française consulte au moins une fois par an son médecin généraliste. Ce professionnel est ainsi particulièrement bien placé pour repérer et sensibiliser les consommateurs excessifs aux risques d'une telle consommation.

Les « interventions brèves » (5 minutes environ), permettent au médecin généraliste ayant identifié un consommateur d'alcool de lui proposer un certain nombre de conseils afin qu'il réduise son risque lié à l'alcool. « Le principe est simple, apporter à un sujet en danger un conseil afin d'induire un changement durable de son comportement vis-à-vis de l'alcool. La brièveté de l'intervention est imposée par une triple préoccupation : clarté du message, acceptabilité du contenu et applicabilité de la démarche » (1).

Questionnaires

Le généraliste dispose de méthodes lui permettant de repérer les personnes en voie de présenter ou présentant déjà des problèmes avec l'alcool. Un des deux questionnaires les plus utilisés en France est l'Audit (Alcohol use disorders test). Développé par l'Organisation mondiale de la santé, il explore les douze derniers mois de la vie du patient, en auscultant trois dimensions sensiblement différentes :

  • fréquence et quantité d'alcool consommé ;
  • niveau de dépendance ;
  • problèmes rencontrés du fait de la consommation d'alcool.

de présenter ou présentant déjà des problèmes avec l'alcool. Un des deux questionnaires les plus utilisés en France est l'Audit (Alcohol use disorders test). Développé par l'Organisation mondiale de la santé, il explore les douze derniers mois de la vie du patient, en auscultant trois dimensions sensiblement différentes :

est-ce qu'en France, on estime à 5 millions le nombre de personnes en difficulté avec l'alcool et que seulement 20% des personnes alcoolo-dépendantes bénéficieraient d'une aide thérapeutique. Les médecins resteraient-ils à convaincre de l'utilité de ces méthodes ?

Publié par Dr Philippe Presles le Mercredi 27 Août 2003 : 02h00
Source : (1) Place du médecin généraliste dans la prévention. Expertise collective alcool. Dommages sociaux, abus et dépendance. Inserm 2003 pp 301-316 ; Fleming MF et coll., Benefit - cost analysis of brief physician advice with problem drinkers in primary care settings. Med Care 2000 ; 38 : 7-18 ; Expertise collective Alcool " Dommages sociaux, abus et dépendance ", Inserm, " Questionnaires et marqueurs biologiques d'alcoolisation ", chapitre 12.
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