marie 33
Portrait de cgelitti
Je fais le rapprochement entre l'alcoolisme et les addictions de tout genre en général (cigarette, drogue, boulimie, anorexie).

J'ai l'impression que dans tous les cas, il y a un vide qu'on essaie de combler mais que ça se manifeste juste différemment et sur des éléments variés.

Qu'en pensez-vous ? Le procédé n'est-il pas le même ?

kloé
Portrait de cgelitti
En ce qui me concerne, je suis encore en plein dans diverses addictions. Mais je réfléchis souvent à quelle activité (loisirs ou travail) m'intéresserait suffisamment pour remplacer le tabac, l'alcool, le canna, la bouffe, la flemme, le dodo... je ne trouve rien. Après une journée de travail, je n'ai qu'une envie c'est de "me changer les idées" le plus simplement et rapidement possible. Des activités y'en a des milliers, des milliards, mais cette éternelle sensation de manque (psychique, spirituel, surtout pas matériel!) en toute circonstance, me fait penser que quoique j'entreprenne c'est en vain. Une activité plaisante c'est agréable oui, mais ça ne me rend pas sereine sur le long terme (parce que je n'ai pas trouvé une activité plaisante sur le long terme!)...
kloé
Portrait de cgelitti
j'ai beaucoup travaillé sur l'estime et l'acceptation de moi-même, sur la reconnaissance de mes qualités. Dans mon histoire de vie j'ai souffert de plusieurs carences, et vécu plusieurs expériences traumatisantes. Parfois, je me demande si c'est un manque que je ressens ou alors un trop plein. Remplir le vide, ou gommer le trop plein ?
je me suis déjà intéressée à toutes sortes de thérapies traditionnelles ou alternatives, sans pourtant crocher sur l'une ou l'autre et je n'ai pas encore trouvé LA bonne personne (psy ou autre) pour m'accompagner dans une vie sans béquilles.
J'admire tjs ceux qui arrivent (ou qui doivent) un jour à faire sans et accepter l'aide d'autres humains plutôt que de psychotropes toxiques.
Avec le passé que j'ai, j'ai de la peine à accepter de l'aide étant donné que je m'en suis pas trop mal tirée seule jusqu'à présent.
Mes diverses dépendances ont longtemps oscillé entre l'auto-thérapie (j'ai appris beaucoup de chose sur moi, sur les autres et la vie avec l'alcool ou la mj) et la destruction à petit feu.
Actuellement, je fatigue sérieusement et j'aspire à une vie plus saine, sans pourtant renoncer définitivement à un verre, un pétard ou une clope occasionnellement. Peut-être que je me fais des illusions.
Toi Alain13 tu sembles avoir trouvé la bonne solution : tu as acquis une nouvelle et bonne estime de toi-même et trouvé une activité qui te plaît et te valorise, car tu peux mettre à profit tes qualités et connaissances. Je contaste donc qu'avoir une activité plaisante n'est pas suffisante, il faut d'abord s'aimer, s'apprécier, s'estimer. Quelqu'un qui a de l'estime et du respect pour soi, s'est pas sensé s'auto-détruire...
Alain13
Portrait de cgelitti
Vivre avec un vide... Peut-être rechercher une activité permettant de s'épanouir. Personnellement, je me suis lancé dans le militantisme, à Vie Libre, et je m'éclate, entre autres, dans la prévention scolaire; il faut créer ou organiser des documents, faire ensuite preuve de pédagogie, et arriver à échanger, sans dramatiser, mais en faisant en sorte que le message porte...
Le vide, on peut le combler sans problème: le tout étant de SE FAIRE PLAISIR !
A chacun sa recette ensuite...
Amicalement.
kloé
Portrait de cgelitti
Salut Marie,
Je suis bien consciente que la vie est courte et qu'il faut en profiter. Mais lorsque l'on souffre il est difficile de ne pas se poser des questions sur le sens de cette p.. de vie ?! et sur le sens de tout ce qu'on engage dans cette vie, nos actes, nos paroles, à quoi ça sert lorsqu'on souffre et que l'on sait que l'on va mourir un jour ou l'autre ?! C'est bien parce que j'ai conscience que la vie est courte que je me pose toutes sortes de question et de remise en question, afin d'avancer, d'évoluer, de découvrir un maximum, sur moi-même, sur les êtres humains, sur le monde. On nous dit souvent que l'essentiel dans la vie c'est l'Amour. Mais moi ça ne me suffit pas, il me manque encore qqch, et voilà, on en revient à ce fameux manque à combler.
marie 33
Portrait de cgelitti
bonjour Kloé, tu me fais un peu penser à ma fille bien que contrairement à sa mère, elle n'a jamais touché à aucune drogue
Elle a 29 ans, est mariée et vit à Montréal au Canada et nous discutons 2 fois par semaine avec la webcam. En ce moment nous en sommes là : les couples qui font des enfants sont égoîstes car ils vont donner le jour à des enfants qui vont connaître le chomage et vivre sur une planète dans quel état mon dieu, ça c'est ce qu'elle pense, je m'arrête là car je pourrais facile remplir une page. Moi je pense que ce sont les couples qui ne font pas d'enfants qui sont égoistes, mais pour l'instant chacune croit qu'elle a raison et on n'avance pas.
Pour ce qui est des psy, c'est vrai ce n'est pas évident d'en trouver un bon mais ça se trouve crois moi sinon je ne serai pas avec le même depuis 9 ans, il m'a ouvert les yeux sur pas mal de choses

Bonne route Kloé
kloé
Portrait de cgelitti
Puisque rien de matériel ne peut combler ce manque, c'est certainement parce qu'il n'a pas une origine matérielle. Peut-être que l'on vit "simplement" les conséquences de certains manquements à la construction de notre être (manque : affectif, de sécurité, de valorisation de soi, d'intérêt et d'éveil au monde extérieur, etc...).
A mon avis, il faut changer le regard sur ce manque, ne plus le considérer comme inéluctablement insupportable ou douloureux, mais comme une source d'introspection, de réflexions pour une meilleure connaissance de soi, de notre existence, du sens de notre existance, du sens de notre manque, du sens de notre manque le jour de notre mort. Avant ce jour-là, (qui peut être demain, nul n'est à l'abri d'un malheureux accident), je souhaite avoir réglé ce problème...
C'est pour ça que je m'efforce quotidiennement à transformer ce vide, ce manque, qui m'oppresse, en une force de compréhension et d'acceptation.
Mais le chemin est encore long, et j'avoue que lorsque je me sens me décomposer et basculer vers le néant, ce vide incommensurable, je me raccroche à toutes ces substances addictives.
Et toi So comment vis-tu cela au quotidien ?
Kloé
Portrait de cgelitti
Je crois que c'est bien ça ! un vide qu'on ne comblera jamais à travers une addiction de ce type. Mais d'ici à ce qu'on s'en rende compte et qu'on parvienne enfin à vivre en harmonie avec ce manque, ce vide, ... ou alors à combler ce vide avec quelque chose de non toxique, il y a du chemin !
marie 33
Portrait de cgelitti
ma prise de conscience s'est faite le jour où le médecin m'a dit : si vous continuez comme cela, je ne vous done pas 1 an à vivre et je savais qu'il disait vrai car mon corps rejetait l'alcool mais en même temps mon cerveau en demandait; c'était l'enfer jusqu'au jour où j'ai lancé un appel de détresse à une association d'anciens buveurs et où j'ai rencontré un homme super qui a su trouver les mots que j'avais besoin d'entendre et ce jour là j'ai eu le déclic et j'ai pris la ferme décision d'arrêter. Comment j'étais avant d'arrêter : rouge, boursouflée, moche mais je n'avais pas de boutons. Mon combat avec l'alcool a duré 6 mois et il m'a fallu 2 ans pour me sentir vraiment bien, à présent je suis bénévole dans cette association et j'essaie de rendre un peu de ce que j'ai beaucoup reçu. Dur à vivre la dépendance, j'espère de tout coeur que tu t'en sortiras, dans la vie nos avons des combats à mener et vaincre la dépendance en est un et il ne faut pas avoir peur de demander de l'aide

Amicalement
marie
Portrait de cgelitti
Bonjour Kloé, j'ai été alcoolique pendant 20 ans et je ne le suis plus depuis 7 ans et demi et je ne me pose pas toutes ces questions, j'ai beaucoup souffert à cause de l'alcool, à présent je viens d'arrêter de fumer par obligation cette fois, j'ai éteinds ma dernière cigarette le 11 mars à 10h15 après avoir lu la dernière page d'un livre que j'ai trouvé exceptionnel, le gros problème est que j'ai pris 10kg et je me sens mal, je ne me reconnais plus, j'ai toujours été mince et là jen ai marre de lutter, marre de me battre je ne refumerai pas, c'est clair. Mon problème est que je ne me supporte pas avec ce poids et que je n'ai pas le courage de faire les efforts pour maigrir, le psy chez qui je vais depuis 98 est parti en vacances alors je ne peux compter que sur moi.
Tu sais Kloé, la vie passe tellement vite, moi j'ai 58 ans, après l'alcool j'ai fait une grosse dépression et dans ma vie d'adulte 5 anorexies, depuis 4 ans j'ai la maladie de Parkinson, alors ne te pose pas toute ses questions et VIS
kloé
Portrait de cgelitti
bonjour kloé, lorsque je lis toutes ces questions que tu n'es pas obliger de te poser mais qui te harcèllent et qui t'empêchent de vivre, je dis STOP . Pourquoi te fais tu souffrir ? Cherche toi un bon psy et va à l'essentiel, c'est ce que j'ai fait à l'âge de 50 ans après avoir arrêté l'alcool et si j'avais su je ne me serais pas posé toutes ces questions pendant tant d'année, seulement voilà 20 ans d'alcool rendent la réflexion sur soi impossible.
Moi je dis également que l'essentiel dans la vie c'est l'amour sous toutes ses formes y compris l'aide, l'amitié et c'est pourquoi il y a des associations humanitaires qui nous tendent les bras, moi je suis bénévole dans une association d'aide et de soutien aux malades alcooliques et je reçois sans doute plus que ce que je donne, en tous cas j'y trouve beaucoup de satisfaction et je ne m'ennuie pas car il y a de quoi faire.

Ayant une maladie grave qui ne se guérit pas mais qui est évolutive et dégénérative et donc gravement invalidante puisque cérébrale, je pourrais pleurer sur mon triste sort mais non, surtout pas, je veux que ce qui me reste à vivre soit beau, soit riche, je veux rire je veux découvrir, apprendre, tout m'intéresse excepté la politique, enfin je veux VIVRE à plein temps et plus même car le temps perdu ne se rattrape plus

Amitiés



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