Aidant familial et dépendance : un droit au répit en 2016 !

Publié par Brigitte Bègue, journaliste santé le 20/01/2016 - 15h53
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En France, environ 8 300 000 personnes aident un proche malade ou handicapé. Le rôle de celui que l’on nomme « aidant familial » est crucial. Sans eux, il en coûterait 164 milliards de dépenses supplémentaires à l’assurance maladie pour prendre en charge les personnes en situation de dépendance. A partir du 1er janvier 2016, un droit au répit est créé pour leur permettre de souffler. Mais qui sont ces aidants et que font-ils ?

Aidant familial : Création d’un droit au répit

Dans le cadre de la loi relatif à l’Adaptation de la société au vieillissement, entrée en vigueur au  1er janvier 2016, un droit au répit est créé pour le « proche aidant » s’occupant d’une personne âgée en situation de dépendance. Une allocation d’un montant d’environ 500 euros par an sera débloquée pour financer l’hébergement temporaire de la personne aidée ou faire appel à davantage d’aide à domicile, le temps que l’aidant puisse se reposer et souffler un peu.

Aujourd’hui, on estime qu’un tiers des aidants de parents Alzheimer décèdent d’épuisement avant le malade ! Selon une enquête Handicap- Santé-Aidants, 48% des aidants familiaux ont une maladie chronique, 29% de disent stressés et anxieux et 25% fatigués physiquement et moralement. 

L’aidant familial est une femme

Un aidant familial sur deux est un conjoint. Dans certains cas, c’est un frère ou une soeur, les parents quand il s’agit d’enfants malades ou handicapés, les grands enfants pour les personnes âgées. Environ 20% sont des voisins, des gardiens d’immeubles, des femmes de ménage, etc.. Ils relèvent le courrier, apportent la tarte le dimanche, font les courses...

Dr Catherine Thomas-Antérion, neurologue : « Il ne faut pas les oublier. J’ai l’exemple d’une dame de 70 ans qui aide sa voisine de 100 ans dont la famille vit à l’étranger. Parfois, ça ne tient qu’à un fil ». Une chose est sûre : près de 80% des aidants sont des femmes. « Quand il y a un frère et une soeur dans une famille, la fille est automatiquement désignée pour s’occuper de sa mère ou son père », affirme Hélène Amiéva, docteur en neurosciences.

Publié par Brigitte Bègue, journaliste santé le 20/01/2016 - 15h53

table ronde sur « Le rôle crucial des aidants familiaux » organisé le 26 novembre 2015 par l’Observatoire B2V des mémoires, Association française des aidants, enquête Handicap Santé Aidants-Dress 2010.

Dr Catherine Thomas-Antérion, neurologue; et Hélène Amiéva, docteur en neurosciences.

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