Adultes et enfants, nos besoins sont les mêmes !

Publié par Dr Catherine Solano le Lundi 04 Septembre 2006 : 02h00
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Nous avons l'impression qu'un adulte a des besoins d'adulte et un enfant des besoins d'enfant. En fait, nous continuons à avoir les mêmes besoins que les enfants. Car même devenus grands, nous restons, à l'intérieur, des enfants.

Des besoins vitaux

Un bébé a plusieurs besoins vitaux. Il a besoin de respirer, de manger, de boire, de dormir, et il a aussi besoin des bras. D'être entouré, câliné. Ces besoins sont vitaux dans le sens où, s'ils ne sont pas satisfaits, l'enfant peut mourir. Il mourra de ne pas respirer, de ne pas manger ou boire, mais il peut aussi se laisser mourir s'il ne reçoit pas la nourriture affective dont il a besoin.

L'attente de ses besoins

En grandissant, nous conservons ces besoins avec une différence très importante : avec le temps, nous apprenons à attendre. Un adulte qui a faim ne va pas se mettre à pleurer pour réclamer sa pitance. Il regarde sa montre et se dit : « J'ai déjà faim, mais je suis en réunion, j'irai manger dans une demi-heure ». Il est capable de supporter sa faim quand il sait qu'il va bientôt manger. De même, un enfant qui a sommeil va dormir. Il s'endort d'ailleurs n'importe où. Un adulte qui a sommeil, lui, peut résister, attendre pour dormir. La preuve, il peut décider de faire la fête toute la nuit ! Il peut attendre pour satisfaire un besoin.

Pour ce qui est du besoin de câlins, un enfant pleure quand il a besoin des bras. Et normalement, s'il a une bonne mère, elle le prend dans ses bras pour le nourrir de l'affection qu'il réclame. Un adulte, lui aussi a besoin de nourritures affectives. Le « besoin des bras » peut s'exprimer chez lui par le désir sexuel qui correspond à la manifestation adulte de ce besoin affectif. Ici aussi, l'adulte qui ressent ce besoin peut attendre. Un adulte peut avoir l'impression qu'il peut attendre et attendre très longtemps. C'est vrai en partie, mais il y a une limite. Si les besoins affectifs d'un adulte ne sont pas comblés, il ira mal psychiquement. Le fait de pouvoir attendre est un atout, mais c'est aussi un piège. Ce n'est pas parce que l'on peut attendre que l'on peut se passer totalement de nourritures affectives.

Même adultes, nous avons besoin d'affection, qu'elle se manifeste par un échange sexuel, corporel (un câlin, une embrassade), en paroles ou en actes amicaux. L'avantage d'être adulte, c'est que sur le plan affectif, la manière de combler les besoins affectifs est plus vaste.

Mais même plus vaste, cette nourriture affective est vitale.

Finalement, je me suis parfois demandé s'il ne faudrait pas des thérapeutes qui puissent câliner leurs patients, comme une maman prend son enfant dans les bras ! Ce n'est pas l'avis de certains thérapeutes qui travaillent uniquement dans la parole, mais d'autres, particulièrement en thérapie de groupe, peuvent parfois avoir un tel geste de réconfort envers leurs patients ! En gelstat thérapie, on fait des séances de « Hug » entre participants (Hug : étreinte en français). Bien entendu, l'idéal est de trouver cette nourriture auprès de ceux qui vous aiment

Publié par Dr Catherine Solano le Lundi 04 Septembre 2006 : 02h00
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