Adapter l’immunothérapie anti-tumorale à l’âge des patients

Publié par La Fondation ARC le Vendredi 27 Avril 2012 : 11h55
Mis à jour le Lundi 30 Avril 2012 : 17h36

Les résultats d’une étude préclinique suggèrent que les patients âgés ne répondent pas aux mêmes stratégies d’immunothérapie anti-tumorale que les patients plus jeunes.

© Istock

Immunothérapie et patients âgés

Des chercheurs américains viennent de montrer qu’il devrait être possible d’apporter un bénéfice clinique important aux patients âgés atteints de cancer grâce à l’immunothérapie. Mais pour cela, il est nécessaire d’adapter cette stratégie aux caractéristiques du système immunitaire de ce groupe particulier de patients.

L’immunothérapieconsiste à utiliser le système immunitaire des malades pourcombattre leur cancer. Jusqu’ici, il était largement admis que cette approche n’était pas efficace chez les patients les plus âgés car leur système immunitaire était trop affaibli. Aujourd’hui les travaux du Dr Tyler Curiel et de ses collègues indiquent que tel n’est pas le cas.

PUB

Adapter l’immunothérapie anti-tumorale aux patients âgés

Ces chercheurs ont montré que le système immunitaire des personnes âgées ne fonctionne pas exactement de la même manière que celui des plus jeunes. C’est la raison pour laquelle les immunothérapies anti-tumorales classiques ne sont pas efficaces chez eux. En adaptant les traitements aux spécificités de leur système immunitaire, il serait possible de palier ce problème.

Le Dr Curiel et ses collaborateurs se sont intéressés à une stratégie d’immunothérapie qui consiste à inhiber l’action de cellules régulatrices qui musellent l’activité anti-tumorale du système immunitaire. Les tumeurs « utilisent » ces cellules pour se protéger des défenses immunitaires de l’organisme. En inhibant leur activité, il est possible de renforcer les défenses naturelles capables de détruire les tumeurs.

Les chercheurs américains ont découvert que si cette stratégie semble fonctionner chez les patients jeunes mais pas chez les patients âgés, c’est parce que les cellules régulatrices impliquées ne sont pas les mêmes dans les deux groupes de patients.

En ciblant les bonnes cellules régulatrices, en fonction de la personne à soigner, il devrait être possible d’obtenir de bons résultats, quel que soit son âge.

Cette hypothèse a déjà pu être vérifiée dans des modèles expérimentaux précliniques.

Reste à la valider chez l’humain.

Publié par La Fondation ARC le Vendredi 27 Avril 2012 : 11h55
Mis à jour le Lundi 30 Avril 2012 : 17h36
Source : V. Hurez et coll., « Cancer Research » du 15 avril 2012
PUB
PUB
A lire aussi
L’immunothérapie : la nouvelle arme contre le cancerPublié le 05/06/2015 - 09h30

Le congrès de l’ASCO, édition 2015, a commencé ce vendredi 29 mai et avec lui la kyrielle de résultats d’essais cliniques qui confirment le rôle majeur de l’immunothérapie dans la prise en charge d’un nombre croissant de patients.

Cancer de la peau : histoire d'une guérison spectaculairePublié le 07/07/2008 - 00h00

Un homme atteint d'un grave cancer de la peau (mélanome), a bénéficié en dernier recours d'une thérapie de pointe encore expérimentale. Deux mois après l'initiation du traitement, la tumeur a disparu et n'est toujours pas réapparue deux ans plus tard. Explications sur cette guérison...

Plus d'articles