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L'action antidépressive de la lumière

L'action antidépressive de la lumière
La lumière de haute intensité, classiquement utilisée pour traiter les dépressions dites saisonnières, pourrait avoir de beaux jours devant elle. De nouvelles utilisations lui sont attribuées, comme par exemple la lutte contre le stress dans le monde du travail.

En raison de sa fréquence très élevée et de ses conséquences (la plus extrême étant le suicide), la dépression constitue une pathologie grave.Il existerait une prédisposition à faire des dépressions (facteurs génétiques, perturbations biologiques) mais se sont des agents extérieurs qui déclencheraient la crise dépressive, comme des facteurs psychologiques (deuil, licenciement, séparation, période hivernale, etc.), une maladie ou certains traitements. Ainsi, en fonction de ces facteurs la dépression prend différentes formes : dépressions anxieuses, délirantes, stuporeuse, confusionnelles, saisonnières, hostiles ; dépressions de la cinquantaine, du sujet âgé, après l'accouchement, à la ménopause, etc.

La dépression saisonnière

La dépression saisonnière, encore appelée désordre affectif saisonnier, est une vraie dépression, mais elle n'apparaît qu'en automne ou en hiver. Ce type de dépression affecterait 4 à 5% des adultes. Les symptômes dépressifs, dont une durée excessive de sommeil et une boulimie pour les aliments sucrés, diminuent puis disparaissent avec l'arrivée du printemps. Pourquoi au printemps ? Parce que cette saison s'accompagne d'une augmentation de la luminosité en durée et en intensité. Ainsi, la dépression saisonnière peut être traitée comme toutes les dépressions par des antidépresseurs, mais également par une lumière de haute intensité avec une efficacité équivalente. Les effets positifs de cette approche médicale, appelée luxthérapie, sont aujourd'hui indiscutablement démontrés. Cette méthode devenue classique tend ainsi à se répandre.

Article publié par le 09/10/2000
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Partonen T. et coll., J. Affect. Disord., 2000, 57 : 55-61. Pinchasov B. et coll., Psychiatry Res., 2000, 24 : 29-42. Terman M. et coll., J. Clin. Psychiatry, 1999, 60 : 799-808. Léger D., Guilleminault C. et coll., Masson, 1997, 197p.

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