lise.laur@wanadoo.fr
Portrait de cgelitti
Bonjour,

Je me présente, je m?appelle Patricia (37 ans, étudiante en sociologie) et il a 2 ans j?ai fais un mémoire sur la resocialisation dans la maladie d?Alzheimer au sein d?un accueil de jour Alzheimer (je me suis intéressée à cette maladie car au début de mes études j?ai appris que ma grand-mère qui est comme ma mère était atteinte). Cette année je fais de nouveau un mémoire de recherche sur l?accueil des personnes atteintes d?Alzheimer et de la famille dans des services hospitaliers Neuro-Psycho-Gériatriques. J?aimerai si cela n?est pas trop difficile pour vous que vous me racontiez votre parcours et comment on vous a accueillis et comment on a pu vous aider pour le retour domicile si il a eu lieu. (Vous pouvez m?envoyez vos témoignages en privé sur mon adresse mail patriciahugerot@hotmail.com, il est bien évident que je garderai le secret médical, professionnel, personnel et n?utiliserai aucun nom ).

Je vous remercie beaucoup pour votre aide.

Patricia

lise.laur@wanadoo.fr
Portrait de cgelitti
Ma mère a la maladie d'alzheimer depuis 5 ans et elle est passée par plusieurs paliers de la maladie.
Actuellement elle vit dans une résidence médicalisée qui coute trés cher et c'est aussi un mouroir car ils s'ennuient tous et les activités sont souvent pour les personnes agées non atteintes de cette maladie. Les aides soignantes sont debordées alors le plus facil est de leurs mettre des couches et les coucher l'aprés-midi avec des barrieres ainsi ils ne déambulent pas.Ma mère a été ramenée par une personne qui l'a trouvé par terre au milieu d'une rue,la surveillance laisse à désirer.
Si je vous écrit tout cela c'est pour que vous ne culpabilisiez pas de ne pas pouvoir mettre votre parent en résidence parce que c'est trop cher. Dans queques mois je vais faire venir ma mère à coté de chez moi avec une personne qui s'en occupera jour et nuit en échange du logement, nourriture, et un salaire. Cela me reviendra moins cher que la résidence médicalisée où elle vit actuellement et je vous assure sa qualité de vie sera meilleure car personnalisée .
Françoise
Portrait de cgelitti
Bonjour,

Ma mère a 86 ans cette année. En 2001, elle était parfaitement autonome avec mon père et mes parents vivaient dans leur maison dans le Berry. Mon frère est alors décédé d'un cancer , ce qui a provoqué un choc psychologique important pour la famille et notamment pour mes parents. Un an après sa disparition, ma mère a manifesté un état dépresif que nous mettions sur le compte du décés. Entre 2002 et 2003, son état s'est empiré et elle est allée jusqu'à se perdre dans sa maison et déambulait continuellement pour chercher son sac à main. Je voudrais dire que j'en avais déjà parlé à son médecin traitant qui mettait celà sur le compte de la vieillesse. Je me suis fachée pendant l'été 2003, et son médecin a bien voulu adresser ma mère auprès d'un neurologue qui a diagnostiqué la maladie. Un traitement a immédiatement été mis en place ce qui a fait cesser les déambulations. Bon an mal an , la situation s'est maintenue pendant deux années avec des aides au quotidiens pour la toilette, ménage ,promenades et repas. Malgré tout, la maladie progressait et papa s'est épuisé. Juin 2005, maman fait plusieurs chutes ,n'arrive plus à marcher , est hospitalisée et son placement est décidé sur la demande de papa. Il décide de ne plus rester seul à la maison et demande à la rejoindre à l'hopital long séjour. Aucune difficulté car son médecin note sur le certificat d'admission, uns suspicion de la maladie d' Alzheimer pour lui également. C'est vrai qu'il était particulièrement désorienté depuis le départ de maman. Le personnel a été accueillant, nous avons visité les lieux. Papa est décédé trois semaines après son admission d'un syndrome de glissement.Si les aides soignantes ont été particulièrement attentives à mon égard, le médecin de l'hopital ne s'est jamais donné la peine de me rencontrer, et lorsque je l'ai eu au téléphone alors que papa était mourant, il ne voyait pas l'intéret de le transférer au service médecine me faisant comprendre qu'il n'avait rien de particulier. Si ! une rencontre avec un spychiatre avait été programmée, mais trop tard ! papa est mort le matin meme. Une semaine après son déces, maman a été transférée dans une autre chambre avec une dame. Pendant un an, celà s'est bien passé. La voisine est morte en juin 2006. Je n'ai pas été mise au courant de celà et m'en suis aperçue en constatant la disparition et en posant des questions aux aides soignantes. Récemment, Maman a été changée de chambre et est repartie dans la chambre ou papa est décédé. Sans m'en avertir, je cherche bien sur après ma mère, et je ne vous raconte pas les boules lorsque j'ai pénétré dans cette chambre. Aujourd'hui , maman est en phase finale de la maladie, elle ne parle quasiment plus, s'alimente peu et avec assistance, est incontinente et en fauteuil roulant....mais elle me reconnait toujours !!! La chance ! je pense que les aides soignantes font du mieux qu'elles peuvent et font preuve d'une grande humanité et d'une grande patience. Mais des progrés immenses restent à faire sur l'attention et l"'information à apporter aux familles . Je me sens un peu oubliée dans cette histoire, surtout que j'habite le Pa s de calais et que je fais 600 kms pour aller voir maman trois jours de suite toutes les 6 semaines..
ninoudu30
Portrait de cgelitti
bonjour,
Moi mon père qui va avoir 90 ans a été diagnostiqué d'un dérivé de la maladie d'alzheimer car il nous a fait une nuit une crise de démence et a cassé beaucoup de chose dans la maison, c'était en décembre 2003, ma mère était morte en aout 2002 et on pensait qu'il s'était remis bien qu'il nous disait souvent qu'il voyait du monde dans la maison. Je m'occupe de lui depuis le décés de ma mère, il est sous traitement depuis décembre 2003 et cela se passait à peu prés bien, il bougait manger tout seul mais en aout 2005 il a fait une crise ou il ne voulait plus bouger j'arriver à le nourrire tant bien que mal et il était tout raide, sous perfusion pour réhydratation et sonde urinaire mais il arrachait tout, donc au bout d'une semaine le médecin a pris l'initiative de le faire rentrer en gériatrie, compte de l'histoire arrivé là bas le médecin qui nous a reçu a réussi à le faire marcher et est venu dans le couloir me narguer en me disant vous voyez qu'il marche et elle m'a fait des réflexions qui voulait dire que je m'occupais mal de mon père et que j'avais du faire des bétises dans ses médicaments. Quand j'ai dit cela aux infirmières et médecins ils n'étaient pas très contents car ils savaient que ce n'était pas le cas. au bout d'une semaine et demi il est rentré à la maison et son état était stationnaire avec des hauts et des bas et petit à petit les bas étaient plus souvent que les hauts, il a attrapé des escares au pied qui le font énormément souffrir pourtant il n'était pas allité et personne ne comprend, depuis plus d'un mois il devenait chaque jour plus raide j'avais de plus en plus de mal à le faire lever pour aller manger ou de son lit à son fauteuil et les infirmières ne pouvaient plus le mettre à la douche, depuis dimanche il est allité, j'arrive à le faire manger et les infirmières viennent lui faire sa toilette au lit. L'hopital n'en veut pas, ils ont répondu qu'il ne pouvait pas faire mieux que nous. Bien sur eux ils sont plusieurs moi je suis toute seule. Mes médecins m'ont conseillé de le placer dans une maison de retraite accueillant ce genre de personne mais c'est hors de prix. Voilà je trouve que nous ne sommes pas assez aidé et conseillé dans ce genre de maladie.
Sujet vérouillé