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Sexualité estivale : la sécurité d'abord !

Sexualité estivale : la sécurité d'abord !Les vacances d'été sont propices aux nouvelles rencontres et cette période de détente tend plutôt à augmenter la libido. Pour ne pas garder de mauvais souvenirs, restez prudent en matière de sexualité ! Petit rappel sur les infections sexuellement transmissibles (IST) et les risques de grossesse non désirée.


1) La syphilis a complètement disparu en Europe.


Faux.
La syphilis est une maladie sexuellement transmissible qui existe toujours en Europe. On assiste même depuis plusieurs années à une recrudescence de la syphilis, comme par exemple en Ile-de-France...

2) Il n'existe qu'une seule taille de préservatif.


Faux.
Les préservatifs se déclinent en plusieurs tailles, mais aussi en version lubrifiée ou non, avec ou sans réservoir, etc. À vous de trouver celui qui vous convient le mieux et pourquoi ne pas demander tout simplement conseil au pharmacien ? Sinon, renseignez-vous sur e-sante : " Comment choisir un préservatif ? "


3) Il est possible de supprimer ses règles pendant toutes les vacances.


Vrai.
Si vous prenez la pilule, le plus simple pour supprimer les règles est d'enchaîner les plaquettes (pas d'arrêt de 7 jours entre deux plaquettes). Mais il existe d'autres solutions intéressantes, comme par exemple l'anneau contraceptif. Il faut en discuter avec son gynécologue avant de partir en vacances !


4) Le cancer du col de l'utérus est dû à un virus sexuellement transmissible.


Vrai.
Le cancer du col de l'utérus est le plus souvent dû à un virus de la famille des papillomavirus. Dès le début de leur vie sexuelle, toutes les femmes sont susceptibles d'entrer en contact avec ce virus. Heureusement, toutes ne développent pas un cancer. À noter également que le virus peut se dépister à l'aide d'un frottis régulier et d'un test spécifique dénommé le test HPV.


5) Le premier risque de grossesse non désirée est l'oubli d'une prise de pilule.


Vrai.
Il est donc essentiel d'être particulièrement vigilante, même si vous prenez une contraception orale. Organisez tout un rituel afin de ne jamais oublier une prise. Et surtout, veillez à ne pas oublier de reprendre la pilule à l'issue des 7 jours d'arrêt ! Eh oui, c'est précisément à ce moment-là que le risque d'oubli est le plus important....
Et attention, si vous voyagez loin, sachez que le décalage horaire doit être pris en compte. Discutez-en avec votre gynécologue.


6) Les activités sexuelles augmentent de plus de 40% en période estivale.


Vrai.
C'est la raison pour laquelle il est indispensable de penser avant à la façon de se protéger des infections sexuellement transmissibles (IST) et des grossesses non désirées.
Selon une enquête européenne récente, 84% des femmes n'étaient pas préparées à cette hausse de leur activité sexuelle, 27% ne se sont pas protégées des IST et 52% des femmes sous pilule ont oublié un comprimé durant leurs vacances.


7) L'herpès n'est pas un virus sexuellement transmissible.


Faux.
L'herpès est une famille de virus, notamment responsable du bouton de fièvre (herpès labial) et de l'herpès génital. Cette dernière forme fait partie des maladies sexuellement transmissibles. L'utilisation du préservatif est indispensable afin de s'en protéger.


8) En cas de prise de risque, le dépistage du sida doit être fait dans les trois semaines qui suivent.


Faux.
Les méthodes de dépistage ont aujourd'hui changé et il ne faut plus attendre trois mois pour réaliser un test de dépistage du virus du sida. Si vous pensez avoir été exposé à un risque de contamination (rapport sexuel non protégé, rupture de préservatif, blessure avec un objet souillé de sang, partage de matériel d'injection...), rendez-vous aux urgences d'un hôpital, dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) ou consultez un médecin dans un délai maximum de 48 heures. Un traitement préventif pourra vous être prescrit. Sinon, dans les 15 à 90 jours après l'exposition à risque, il est possible de déceler si vous avez été ou non contaminé par le VIH à l'issue d'un test de dépistage.
Pour en savoir plus : Sida : réagissez dans les 48 heures !


9) La contraception protège à la fois d'une grossesse et d'une infection sexuellement transmissible.


Faux.
Une contraception bien suivie protège uniquement d'une grossesse non désirée. Contre les infections sexuellement transmissibles comme le sida ou l'herpès génital, seul le préservatif offre une protection. Ainsi, en plus de la contraception, il faut utiliser des préservatifs.

10) Seuls les homosexuels risquent d'être contaminés par le virus du sida.


Faux.
C'est complètement faux ! Le sida a d'ailleurs fortement progressé dans la population hétérosexuelle et notamment chez les femmes. Tout rapport sexuel sans protection (préservatif) avec un nouveau partenaire est à risque.


Isabelle Eustache
03/06/2006


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