5 antibiotiques favoriseraient les calculs rénaux

Publié par Anne Valois, journaliste santé le Mardi 15 Mai 2018 : 12h57

Certains antibiotiques sont associés à un risque accru de développer des calculs rénaux. Les enfants seraient plus à risque, d'après une récente étude.

© Istock

Les antibiotiques, c'est pas automatique. Vous connaissez le slogan. Mais en France, ces belles paroles sont assez peu suivies. La moitié des prescriptions seraient inutiles, d'après l'OCDE. Et cet abus pourrait bien avoir des conséquences sur la santé des patients.

D'après une étude parue dans le Journal of the American Society of Nephrology, le recours à certains antibiotiques est associé à un risque de calculs rénaux. C'est ce que conclut une équipe de l'hôpital pour enfants de Philadelphie (Etats-Unis), après avoir comparé les dossiers de 26 000 personnes souffrant de ce trouble et ceux de 260 000 personnes en bonne santé.

Plus précisément, ces travaux mettent en cause cinq différents types d'antibiotiques, pris par voie orale : les sulfamides (Adiazine®, Bactrim®, etc), les céphalosporines (céfixime, céfotaxime, etc), les fluoroquinolones (ciprofloxaine, ofloxacine, etc) mais aussi la nitrofurantoïne (Furadantine®) et les pénicillines à large spectre (amoxicilline, métampicilline, etc).

Une association troublante

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Après avoir pris en compte tout ce qui pouvait interférer avec les résultats, les scientifiques ont conclu que l'augmentation du risque pouvait aller de 27 % - pour les pénicillines – à un risque multiplié par deux – pour les sulfamides.

La probabilité de développer un calcul rénal peut reculer avec le temps, mais reste plus élevée qu'en l'absence d'un traitement antibiotique. Un résultat d'autant plus troublant que, depuis trente ans, le nombre de cas a augmenté de 70 %.

"Nous ne connaissons pas les causes de cette progression, mais nos résultats suggèrent que la prise d'antibiotiques oraux peut jouer un rôle, surtout quand on sait que les enfants les reçoivent plus souvent que les adultes", indique Michelle Denburg, co-autrice des travaux.

En effet, l'étude a constaté que les enfants étaient particulièrement concernés par cette association.

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