lui
Portrait de cgelitti
Voilà, commençons par le commencement.

Il y a des antécédents importants d'alcoolisme dans ma famille: je suis bretonne et chez moi ça fait partie du quotidien. Mon grand-père paternel par exemple était un sacré alcoolo, il est mort d'une cyrhose. Du côté de ma mère pas d'histoire de ce genre mais une culture de l'alcool social assez forte.

Mon père, je le considère pas comme un alcoolique mais il a quand même déja fait des cures; son problème c'est que c'est plutôt un pochtron, quand il commence il ne peut plus s'arrêter, et à chaque fois qu'on se voit on se prend une cuite ensemble, depuis que je bois de l'alcool. Avant, quand j'étais plus petite, le fait qu'il boive faisait partie du quotidien avec lui: culture bistrots, incapacité à s'arrêter une fois qu'il a commencé etc.

Ma mère après avoir quitté mon père, s'est remarié avec un homme qui est devenu rapidement un véritable alcoolique. Elle l'a quitté depuis peu, au bout de 15 ans de vie commune, mais l'histoire est là: vie commune avec un vrai de vrai alcoolique ( il a fait des dizaines de cures, on a vécu une vie quotidienne qui va au delà du compréhensible), et tout ce qui va avec: une vie anormale, des fonctionnements anormaux, et ce pendant des années.

Aujourd'hui je suis ici pour parler de moi: j'ai un fonctionnement vis à vis de l'alcool qui commence à m'inquiéter.

Déja, depuis que j'ai commencé à boire de l'alcool (en soirée, etc...), j'ai toujours vécu la chose de façon spéciale: incapacité à m'arrêter une fois que j'ai commencé, capacité énorme à prendre des cuites, pertes

de mémoire omniprésentes, comportement très différent quand j'ai bu, etc etc.

Ca ne m'a jamais empêchée d'avoir une vie normale: jai fait des études plutôt brillantes, l'alcool ne m'a jamais empêchée d'avoir une vie sociale normale, bien au contraire. Je précise que j'ai fait une école de commerce, milieu dans lequel on boit beaucoup en général.

Mais aujourd'hui mon rapport à l'alcool commence à m'inquiéter: notamment le fait que je ne puisse plus arrêter dès que j'ai pris un apéro; le fait que je sois quelqu'un d'autre quand j'ai bu (pertes de mémoire, je me réveille à côté de garçons dont je ne me souviens pas, etc).

J'aimerais savoir, d'après des avis de spécialistes, si j'ai un vrai problème.

Merci de laisser au placard les discours classiques des AA, Al-Anons etc; je les connais par coeur.

Merci d'avance...

Elena
Portrait de cgelitti
Tu ne veux pas des discours classiques des AA, Al-Anons, etc. tu dis que tu les connais par coeur. Je pense que tu as un vrai problème avec l'alcool et tu en es consciente, ce qui est déjà bien, mais ça ne suffit pas car je crains que tu glisses tout doucement dans cette maladie que tu connais bien. Tu n'as que 22 ans et tu fais des études brillantes, je pense que tu as la réponse à ta question. Quand tu parles de ta vie et de ton environnement, tu dis que l'alcool en fait partie. On le sait tous, l'alcool est partout. Lorsqu'on ne boit pas ou peu, on passe pour des gens bizarres. En ce qui me concerne je préfère passer pour quelqu'un de bizarre et ne pas plonger, ne serait-ce que pour éviter de ne pas me contrôler. Quand tu dis que tu te réveilles à côté de garçons dont tu ne te souviens pas, tu cherches quoi ? Si tu aimes les sensations fortes, fais du saut à l'élastique ou autre chose mais là tu joues avec ta vie. Qu'en disent tes proches ? Essaie peut être de ne pas boire à la prochaine sortie puisque tu dis que tu ne sais pas t'arrêter lorsque tu as commencé. Désolée si mon discours ne te convient pas mais que veux-tu exactement ? Je me mets à la place de ta mère, deux conjoints alcooliques et maintenant une fille qui est en train de plonger dans le même schéma ! Quelle douleur ça doit être pour elle ! Qu'en penses-tu ?
Nougat
Portrait de cgelitti
Bonsoir Carambar, je pense que tu es véritablement sur une mauvaise pente, comme certains jeunes de ta génération, sobres la semaine, "déjantés" le week end.

Je connais plusieurs personnes dans ton cas, et ce qu'en disent ensuite leurs compagnons de beuverie du week end n'est pas flatteur du coup. Oui le milieu du commercial est un milieu où on lève facilement le verre, mais ne continue pas dans ses schémas là, tu sais que tu réussiras tes études, mais tu gaches ta vie, tu risques d'être entrainée dans le cercle infernal de l'alcool, c'est moche une femme qui boit et cela se voit dans le regard, dans les gestes, tous les bons recruteurs le décelent.

Tu as vécu dans un univers où l'alcool faisait partie du quotidien, tu en vois les effets sur les autres, la souffrance des autres, alors le week end soit celle qui ne picole pas, celle qui prend le volant.

Pourquoi bois tu ? Pour faire comme les autres ? Tu n'as pas suffisamment de personnalité pour être différente des autres où insconciemment reproduis tu des schémas.
Quand mes collègues me parlent de leur beuverie du week end, du fait qu'elles ne savent plus ce qu'elles font, je sais bien que derrière tout cela se cachent un mal être profond, la solitude, eh oui même avec des tas d'amis, la solitude.

Resaissis toi Carambar, par contre je comprends pour quelle raison tu ne veux pas entendre parler des associations, on y croit ou on n'y croit pas, c'est comme tout. Boire est facile arrêter de boire, de faire souffrir son entourage est difficile et demande une forte personnalité, un entourage qui t'aide

Et pour conclure, oui tu as un véritable problème, oui tu dois arrêter
christine
Portrait de cgelitti
Ma petite chérie tu as 22 ans ,une vie devant toi,le fait de boire un peu de vinau moments des repas ,ou apprécier un bon vin ,ne tue personne.àpartir du moment ou tu ne peux plus t'arreter,et pas besoin fe faire de hautes études pour le savoir l'alcool te domine et te tienten laisse .Ou vont valser tes hautes études,n'attends pas la réponse dans quelques années pour te dire que tu aurais pu avoir une belle vie,et un jour qui sera pas comme un autre tu vas te réveiller à coté d'un souteneur,et sur le trottoir tu diras adieu à tes reves.Donnes toi un bon coup de piéd dans le "..." moi j'ai arrété de fumer du jour au lendemain,parce que j'avais décidé,que cette.....de clop ne pourrirait pas mes poumons.Voilà c'est tout c'est dans ta tete,réagis
lui
Portrait de cgelitti
Salutations,

tout d'abord, n'excuse pas un possible problème d'alcool par rapport à ta famille. Tu es ce que es. Enfin, loin de moi l'envie de discuter philo ici, mais voilà, sois responsable (le prend pas mal, c'est un conseil valable tout le temps).

Tu bois en soirée. Et alors ? Tes comportements changent ? Mais c'est normal. Après, le fait que tu te retrouve avec des inconnus dans ton lit n'est pas une bonne chose. Enfin ça dépend de ta conception des relations sociales.

Maintenant, que tu aies des trous de mémoire, c'est normal quand on boit beaucoup, et ça montre une certaine faiblesse je pense. Pour cela, il n'y a qu'un remède : aller en soirée avec des amis à toi, qui sauront te canaliser, t'empêcher de faire trop de "bétîses". Des gens sur qui tu puisses vraiment compter.

Pour conclure je dirais une chose : tant que tu en restes au soirées, "ça va". Moi même j'ai eut des périodes. Pour y remédier, je pense que te trouver un(e) compagnon(pagne) est une bonne chose. Enfin, encore une fois, cela dépend de ta vision de ces choses là.
Maintenant, je citerait mon cousin, ancien héroïnomane et alcoolique, qui a dit une chose qui me semble incontournable : "l'alcool tu peux en trouver partout, et pas cher, tout le monde en boit plus ou moins, et, en ça, c'est la pire des choses, pire que l'héroïne".

Bon courage si tu veux "t'en sortir", ou sinon... bonne bourre !
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